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Le Conseil communautaire aborde les déchets de venaison

Créé par le 05 juin 2019 | Dans : actualité, agenda, com com landes armagnac, infos, landes, politique

LANDES D’ARMAGNAC

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Mardi soir, à la salle des fêtes d’Estigarde, sous la présidence de Guy Berges, le Conseil communautaire des Landes d’Armagnac s’est réuni.

Le président a fait part à l’assemblée de la proposition de la commission culture pour la saison 2019-2020 de l’Emoi culturel.  Après avoir délibéré le Conseil communautaire a approuvé  le programme, ainsi que le budget de 48 170 euros, et a autorisé le président à solliciter une subvention du Conseil départemental des Landes.

Guy Berges a ensuite rappelé qu’au sujet des déchets de venaison, une réunion a été organisée le 13 mai 2019, en présence des maires et des présidents des ACCA du territoire de la CCLA :

« Le principe des cinq points de collecte équipés de bacs réfrigérés a semblé emporter l’adhésion des ACCA. Des questions ont été posées auxquelles il nous faudra trouver une réponse, notamment sur les modalités de transport des déchets vers les points de collecte, ainsi que sur le niveau de participation de la CCLA au coût de l’enlèvement. »

Le président a rappelé que la CCLA supporterait le coût de l’investissement et du fonctionnement des points de collecte en plus de 50% du coût. Un courrier a été adressé aux ACCA pour leur demander de prendre position avant la fin du mois de juin.

Michel Herrero  s’est exprimé :

« Les cinq plots ne seront pas réalisés malheureusement pour le mois d’octobre.  En cette matière, il y a urgence. Je propose qu’à la place des cinq plots, chaque ACCA ait son propre conteneur frigorifique. Les chasseurs n’auront pas la contrainte de porter les déchets. Pour certains, ils auraient à parcourir de 25 à 30 kilomètres, allez et retour. Chaque ACCA aurait à gérer son conteneur. Avec cette méthode, nous serions rapidement dans les clous, et tout serait en place pour la nouvelle saison de chasse, c’est-à-dire dès le mois d’octobre ou novembre. »

Guy Berges a trouvé que l’idée était bonne, mais qu’il fallait chiffrer l’enlèvement  des déchets sur les 27 communes. Il a invité la commission à étudier sérieusement le coût de fonctionnement de cette proposition.

Oxygers réalise 9 295 nuitées sur l’hiver

Créé par le 03 mai 2019 | Dans : actualité, com com armagnac, com com tenareze, com.com du Bas Armagnac, éducation, gers, politique

GERS

Oxygers

Communiqué du Conseil départemental

Encore une très belle saison pour le centre de vacances Oxygers d’Arreau qui bat ses records de fréquentation.

Près de 2000 enfants et 700 adultes reçus.

Bilan hivernal particulièrement positif pour la structure qui a reçu cet hiver plus de 70 groupes de tous horizons.

En effet, le centre de vacances situé au croisement des vallées d’Aure et du Louron a su tirer son épingle du jeu malgré des conditions météo et un enneigement particuliers.

Avec des séjours pour tous les goûts, de la typique classe de neige à la formule alliant des activités plus originales telles que la randonnée en raquettes, la construction d’igloo ou même l’exceptionnel baptême en chiens de traineau : c’est au total 27 structures scolaires (12 collèges et 15 écoles), 28 séjours vacances et une vingtaine de groupes en gestion libre qui ont séjourné dans l’établissement.

Des séjours de 5 jours et 4 nuits en moyenne

Intégrant un panel de services tels que la restauration (self, pique-nique ou menus livrés sur les pistes), l’encadrement par une équipe de professionnels, des activités thématiques culturelles ou sportives, l’offre du centre s’adresse à tous les publics.

L’association gérée par le département du Gers devrait poursuivre l’année avec autant de réussite puisque les séjours Printemps et Été s’annoncent déjà quasi complets.

 

30 internes en médecine dans le Grand Armagnac

Créé par le 01 avr 2019 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, infos, mairie, politique, santé

GRAND ARMAGNAC

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Samedi toute la journée, grâce au partenariat  avec la mission #Dites32 du Conseil  départemental du Gers et la communauté de communes du Grand Armagnac (CCGA),  Gondrin, Cazaubon-Barbotan les Thermes et Estang,  ont accueilli  une trentaine d’internes en médecine pour une journée d’immersion sur ce territoire. Ces internes sont pour certains en stage chez des médecins gersois et d’autres à  l’hôpital d’Auch. Ils sont à leur septième, huitième ou neuvième année de médecine.

Marie-Neige Passarieu, chargée de mission #dites32, au Conseil départemental a expliqué cette démarche en précisant   :

  « Comment voulez-vous qu’on s’installe sur un territoire qu’on ne connait pas ? » C’est la question-réponse qu’avait apportée le président des internes de France face aux problématiques des déserts médicaux. C’est dans ce cadre que se réalisent ces journées d’immersion dans le département du Gers. »

La découverte du territoire a débuté à Gondrin où Didier Dupront maire de cette commune et président de la CCGA les attendait. Là, les  internes  ont savouré  un déjeuner gascon à la ferme pédagogique de Cassou.  

À 12 heures, le  bus est arrivé au lac de l’Uby où se déroulaient les championnats de zone d’aviron. Jean-Michel Augré, maire de Cazaubon, Marie-Ange Passarieu première adjointe et vice-présidente de la CCGA, ainsi que les conseillers municipaux, les ont accueillis, puis leur ont révélé les atouts de ce site. Marc Romat, président de l’Armagnac aviron club a présenté l’aviron, et Michel Colard leur a détaillé les efforts physiques que demande l’aviron, puis il a  abordé l’handi-aviron, lors du passage de la championne Perle Bouge, qui fut fortement applaudie  par les internes admiratifs de ses exploits sportifs.

À la Maison du tourisme après le mot d’accueil du maire et de Christophe Echavidre, Angélina Conraud, présidente de Tersagnac a tout d’abord présenté l’association qui réunit les  professionnels de santé de ce territoire gersois et landais.

 Après le repas pris à la Maison du Tourisme, où ils ont dégusté le canard sous toutes ses formes, et grâce au  partenariat avec la Chaine Thermale du Soleil, les internes se sont rendus à l’établissement thermal où,   Christophe Echavidre, directeur de l’établissement thermal, leur a proposé un   Pass trois  soins, puis il leur a fait visiter les thermes en détaillant les soins  qui y sont prodigués.

En fin d’après-midi, ils se sont rendus à Estang, où le maire France Ducos les attendait, et après la visite commentée des arènes classées, ils ont été conviés par le club de quilles au maillet  estangois à une compétition de quilles en équipe, en présence des champions nationaux.

Marie-Neige Passarieu a commenté cette étape :

«    Et c’est une équipe de jeunes femmes qui a gagné, représentant bien le nouveau visage de nos médecins de demain, la profession se féminisant de plus en plus pour atteindre prochainement plus de 60% de femmes parmi les jeunes médecins généralistes.  Cette journée a pour ambition de faire « Découvrir le Gers, l’aimer et s’y installer » à ces futurs médecins. Et s’ils ne s’installeront peut-être pas tous sur ce territoire, ils pourront tous revenir demain pour un tourisme de qualité. Et Marie de conclure : « C’était une journée formidable, ce coin est très beau, les gens sont très accueillants. Dans notre métier, c’est important. Je ne sais pas encore où je vais m’installer. Mais le Gers est en tête de mes hypothèses.»

Cathy Dupouy est élue maire

Créé par le 24 déc 2018 | Dans : actualité, com com landes armagnac, élection, infos, landes, mairie, politique

CREON D’ARMAGNAC

 

Chantal Aycaguer, le maire Cathy Dupouy et Richard Vignolles

Chantal Aycaguer, le maire Cathy Dupouy et Richard Vignolles

Dimanche à 20 heures, à la mairie, les onze conseillers municipaux se sont réunis pour élire le nouveau maire et ses deux adjoints.

Le doyen des élus, Jean Labat, a présidé l’élection. Cathy Dupouy, comptable (40 ans),  a été élue maire à l’unanimité. Pour la fonction de premier adjoint, Richard Vignolles, agent technique territorial (47 ans) a été élu à l’unanimité, et  Chantal Aycaguer,  vendeuse (56 ans), a été élue deuxième adjointe.

Après avoir remercié les conseillers municipaux pour la confiance qu’ils venaient de témoigner par leur vote, Cathy Dupouy a ouvert le conseil municipal en proposant aux élus  que Richard Vignolles prenne en charge la voirie, les bâtiments communaux, le planning des  locations de la salle des fêtes, et que Chantal Aycaguer ait en charge la communication, les animations et les relations avec les associations. Ces propositions ont été acceptées à l’unanimité.

Catherine Séguin a visité la commune

Créé par le 25 juil 2018 | Dans : actualité, com com armagnac, économie, gers, infos, mairie, politique

CAZAUBON-BARBOTAN LES THERMES

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Mardi en fin de matinée, à l’invitation du maire, Jean-Michel Augré, Catherine Séguin, préfète du Gers accompagnée d’Isabelle Sendrané,  sous-préfète de Condom, est venue visiter la commune. Elle a découvert les importantes réalisations accomplies par la commune, grâce au  soutien de l’État  avec la  dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), et elle a pu constater  la qualité et le  dynamisme  des Thermes de Barbotan. 

Lors de la réunion de travail, Jean-Michel Augré a rappelé le rapport  positif  sur la gestion de la commune, réalisé par  la Cour des comptes, de même  que celui de la direction générale des finances publiques. Le maire a ensuite abordé l’économie locale, notamment en présentant l’agriculture, le thermalisme et le tourisme, puis il a exprimé ses inquiétudes au sujet de la désertification médicale et présenté les projets qui concernent les espaces publics, notamment la base de l’Uby, l’aire des camping-cars et le PLU.

Après avoir été accueillies  à la Bastide Gasconne par  Éléonore et Adeline Guérard, directrices générales de la chaîne thermale du soleil et  Christophe Echavidre, directeur des Thermes, les personnalités ont visité l’établissement thermal en leur compagnie. Ils ont pu  ainsi observer la modernité de l’établissement, l’excellente  qualité des soins et leur diversité ainsi que les exigeants  et nécessaires contrôles  sanitaires pratiqués dans l’intérêt des curistes.

Après avoir constaté la rénovation de la place Armagnac, les personnalités se sont rendues  à la base de loisirs,  où Catherine Séguin a apprécié la beauté du site :

« Vous avez un bel outil, un très bel environnement, ainsi qu’un fort potentiel d’attractivité en matière de thermalisme et de tourisme. »

La préfète a rappelé  que les services de l’État sont très vigilants sur tout ce qui a trait à la  sécurité des personnes, notamment au niveau sanitaire, de l’eau, ainsi que des lieux publics où de nombreuses personnes se rassemblent :

«  Tous ces contrôles et dispositions sont nécessaires dans l’intérêt de la population et des usagers. »

En fin d’après-midi, à la mairie, Jean-Michel Augré a conclu en précisant :

«  Je suis ravi de cette visite qui a été très constructive. »

Cérémonie du souvenir des fusillés de Bascaules

Créé par le 09 août 2016 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, politique

TOUJOUSE

Samedi à 11 heures, à Toujouse,  au bois de Bascaules, comme tous les ans le 6 août, a eu lieu la cérémonie du souvenir en hommage aux trois résistants fusillés par les nazis. Cette année, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre   Najat Vallaud-Belkacem, du député et président du Conseil départemental,  Philippe Martin, d’Élisabeth Dupuy-Mitterrand, présidente de la Communauté de communes du Bas Armagnac,  de très nombreux maires de ce territoire gersois et landais, et de la population locale du Houga, Toujouse et des villages voisins.  

Jacques Tartas,   maire de Toujouse, après son mot d’accueil, a invité les personnalités à procéder au dépôt de gerbes, qui fut suivi  par l’appel aux morts, la minute de silence, la Marseillaise et le chant des partisans, interprétés par la chorale de Viella.

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Hubert Labenelle,  qui était enfant en 1944,   a détaillé la tragédie  de la  journée du 6 août. Un témoignage  d’intenses émotions partagées par toute l’assistance.

 Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a pris la parole : « Nous préférons l’espoir à la peur.  Nous sommes ensemble, aujourd’hui, pour célébrer la mémoire de ces jeunes gens morts pour que la France soit ce qu’elle est aujourd’hui Libre… Après des mois et des mois qui ont vu notre pays attaqué, nos concitoyens meurtris, endeuillés, tristes et en colère, mais debout et ensemble ; comme pour former un mur contre le terrorisme, nous avons marché, posé des fleurs, des bougies pour dire au monde avec force et dans un lourd silence empreint de dignité que nous sommes la France laïque et libre. La laïcité n’est pas un particularisme accidentel dans notre Histoire, elle  constitue une conquête à préserver et à promouvoir, de portée universelle et c’est cela qui est attaqué aujourd’hui. Résister, cela implique de défendre les valeurs de notre démocratie… »

Après avoir rappelé que le peuple de France après chaque conflit a su pardonner, se rassembler et se relever, et que ces femmes et ces hommes guidés par les grands principes de la république ont réalisé l’impossible, de relever le pays de la guerre et du déclin par leur travail et leur courage  Élisabeth Dupuy-Mitterrand a précisé : «  Nous sommes les gardiens de cet héritage, nous nous pensions en paix, nous sommes en guerre et c’est à nous de savoir maintenant résister et répondre à ces nouvelle menaces. Ensemble et unis, car l’Europe vacille. Les intégristes, le racisme, l’obscurantisme ont gagné du terrain sans que nous n’en prenions suffisamment garde, trop occupés par les problèmes de la mondialisation et des crises économiques. »

L’élue a poursuivi  son discours en rappelant que pendant la dernière guerre, 40 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été déplacés et exilés par les conflits et les guerres puis elle a précisé : «  Aujourd’hui, ils sont 60 millions de déracinés, d’exilés qui errent de camp en camp, de terre d’accueil improbable en terre d’accueil d’espoir, s’ils ne meurent pas avant en Méditerranée…Nos forces armées sont de tous les combats pour libérer ces pays de la tyrannie. Combien d’enfants privés d’école aujourd’hui, 270 000 en Lybie, combien en Irak  et en Syrie ? Et si le vrai danger à venir était Là ? N’oublions pas non plus que les premières victimes civiles de ces guerres sont les Chrétiens d’Orient et les musulmans. Nous nous devons d’ouvrir notre pays autant que faire se peut à ces citoyens en détresse comme nous l’avons fait précédemment dans notre Histoire avec la même humanité sans détourner le regard du drame qui se joue à nos portes. »

Avant de conclure son discours sur la nécessité de défendre la démocratie, Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a interpellé l’assistance : «  Quel que soit la terre où l’on meurt, les larmes ont la même couleur dans la douleur.   De quelle couleur était la peau des jeunes venus des quatre coins du monde pour nous libérer ? De quelle religion ? Ils étaient juste des soldats de la liberté. De quelle religion ? De quelle appartenance politique étaient les combattants et les résistants dont sont gravés les noms sur nos Monuments aux morts ? C’étaient juste des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.   Des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.

La Ministre  Najat Vallaud-Belkacem, après avoir rappelé les noms des trois jeunes  résistants a insisté sur la nécessité de  lutter contre l’oubli : «  L’oubli est une chose redoutable, parce qu’il nous conduit à prendre pour acquises, des situations qui sont le résultat d’un long combat. L’oubli nous amène à considérer comme négligeable et sans importance, ce qui est pourtant essentiel… C’est pour cette raison que je tiens, année après année, à me joindre à vous le 6 août. Ce combat se mène aussi, jour après jour, dans les lieux de mémoire comme dans les salles de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées. La mémoire de ce temps, nous devons impérativement la transmettre à ces jeunes. L’école a un rôle essentiel à jouer et permet à ces jeunes de rencontrer, au fil de leur scolarité, des femmes et des hommes qui se sont engagés. C’est tout le sens de la réserve citoyenne que j’ai instaurée au lendemain des attentats de janvier 2015.   »

Avant de conclure son discours  Najat Vallaud-Belkacem, a rendu un dernier hommage aux trois résistants : « À travers eux, c’est la beauté d’un combat et l’ampleur d’un espoir qui s’incarnent…n’oublions pas pour quoi ils se sont battus et pourquoi ils sont morts. »

Najat Vallaud-Belkacem a inauguré le Parcours de Mémoire

Créé par le 06 août 2016 | Dans : actualité, éducation, gers, histoire, mairie, politique

LE HOUGA

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Samedi matin, à côté de la mairie en présence des nombreuses autorités civiles et militaires, d’anciens combattants et  des habitants de la commune, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,  a inauguré le Parcours de Mémoire du 6 août 1944.

Après son mot d’accueil, le maire Patricia Galabert  a retracé en détail  l’histoire tragique survenue en ce lieu:  » Nous sommes ici réunis, face à ce qu’était l’Hôtel Lafontan. Ce bâtiment dont les volets sont maintenant trop souvent clos, comme s’il ne parvenait pas à se remettre de son passé, a été le théâtre d’une journée tragique dans l’histoire de notre village. Ici des hommes et des femmes ont été arrêtés pour être conduits en prison, pour être torturés, pour être fusillés.

Le 7 août 44, le Commissaire de police de Mont de Marsan adresse un rapport au Préfet des landes dans lequel il relate :  » Le 6 août courant dans la matinée, M. Thiebaud Henri, ex chef de service du ravitaillement à la mairie de Mont de Marsan, Mme Peguy  qui avait remplacé M. Thiebaud   dans son emploi, et M. Combelle, instituteur, fils d’un employé de la voirie de la ville de Mont de Marsan, ont été arrêtés dans un café du Houga. Mme Peguy et M. Combelle ont été écroués à la maison d’arrêt de Mont de Marsan. Quant à M. Thiebaud, il devait être fusillé quelques temps après son arrestation, avec deux autres maquisards dans le cantonnement où les allemands les avaient  conduits sous la contrainte « .

Après la lecture de ce rapport, Patricia Galabert a développé la journée du 6 août 1944.

« Le dimanche 6 août en effet, Henri Thiebaud  a rendez-vous à l’Hôtel Lafontan au Houga avec Mme Peguy  qui lui apporte des cartes d’alimentation. Ce jour-là, au petit matin, Le Houga est envahi par un détachement de soldats allemands. L’hôtel est perquisitionné, Melle Lafontan, Mme Peguy, le couple Koln, M. Stopler, le garagiste Jean Laborde, M. Brocas, M. Combelle et d’autres sont arrêtés. L’hôtel est pillé, tout est emporté et le bâtiment détruit à l’explosif. Les personnes arrêtées sont transférées à Mont de Marsan puis au fort du Hâ, d’où elles sont libérées le 28 août, les nazis n’ayant pas eu le temps de les déporter.

Henri Thiebaud  a 43 ans quand les soldats nazis le conduisent dans le bois de Bascaules où il est fusillé avec Pierre Farines, âgé de 22 ans, capturé par les allemands alors qu’il est en mission de ravitaillement de deux camarades qui montent la garde et Jean Labastie  âgé de 32 ans arrêté par un barrage allemand alors qu’il allait prévenir Henri Thiebaud  à l’hôtel Lafontan.  »

Le maire a rappelé que chaque année, les municipalités du Houga et de Toujouse, avec les habitants de ces deux communes rendent hommage à ces trois hommes, à l’endroit même où ils ont été exécutés. Puis elle a poursuivi son discours en précisant les trois importantes commémorations et le projet du parcours de mémoire :

« Depuis les évènements tragiques du 6 août 44, cette date a été commémorée trois fois au Houga. La première fois ce fut pour le cinquantenaire à l’occasion duquel la plaque a été apposée sur la façade, durant le mandat de M. Massenez.  Puis en 2014 et 2015, en accord avec l’association des anciens combattants du Houga nous avons commémoré ces évènements. Ensuite est venue l’idée que la commémoration retrace le déroulement de cette journée sous la forme d’un chemin de mémoire. Ce projet a été subventionné par l’ONAC, le conseil départemental et l’association des anciens combattants du Houga et cofinancé par notre commune et celle de Toujouse.

Il répond au double objectif de reconnaître et de transmettre. Reconnaître le traumatisme vécu par nos ainés et transmettre notre histoire aux jeunes générations. Il est important de se recueillir comme nous le faisons tous les ans à l’endroit où les trois résistants ont été suppliciés, mais il est également important d’acter et de mettre en mot ce qui s’est passé au Houga  ce jour-là. Nous avons souhaité mettre en place une cérémonie digne et pérenne retraçant le parcours des trois fusillés de Bascaules et des habitants de notre commune. Un groupe de travail constitué d’élus du Houga et de Toujouse, et des anciens combattants Folgariens a donné corps à ce projet avec pour objectif la transmission du patrimoine mémoriel aux jeunes générations.

 Ce parcours de mémoire est jalonné par quatre pupitres dont les textes ont été rédigés par Jacques Fitan dont nous reconnaissons tous l’expertise et le sens pédagogique. Ce travail a été validé par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Gers, la maquette a également été présentée au Conseil Départemental pour les anciens combattants et victimes de Guerre et la mémoire de la Nation qui s’est tenu le 22 juin dernier sous la présidence de M. le Directeur du Cabinet de M. le Préfet et en présence de Présidents d’Associations. »

Les pupitres du Parcours de mémoire

«  Le pupitre que nous allons dévoiler décrit les conditions des arrestations et l’internement de civils à l’hôtel Lafontan. Le deuxième pupitre est situé au niveau de ce qu’était le garage Laborde.  Le troisième au carrefour de « La Jalousie » point de rassemblement des personnes arrêtées et embarquées pour Mont de Marsan. Le quatrième pupitre est en forêt de Bascaules, sur le lieu de l’exécution. »

Le souvenir du 6 août 44 est à jamais gravé dans la mémoire des folgariens l’ayant vécu.

« Tous se souviennent que les soldats allemands sont apparus comme s’ils sortaient de terre, ils étaient arrivés pendant la nuit, personne n’avait rien entendu, au petit matin toutes les routes étaient bloquées. C’est par petits groupes que les soldats ont pénétré dans le village et fouillé de nombreuses habitations. Tous se souviennent de l’épais brouillard qui enveloppait le village ce jour-là. Tous se souviennent des camions le traversant avec leurs otages à bord. Tous se souviennent de ces personnes arrêtées, enfermées, et interrogées dans le cellier de l’hôtel Lafontan  et le hangar à grain de Georges Cazade. Tous se souviennent du bruit de l’explosion. Tous se souviennent des trois fusillés du bois de Bascaules. À nous maintenant de nous souvenir et de transmettre.

Merci, Mme la Ministre de conforter et de donner force à cette démarche par votre présence ici. On ne peut pas façonner le présent et préparer l’avenir sans se retourner sur son histoire personnelle et sur notre histoire commune. Les évènements de cette journée appartiennent à chacun d’entre vous, vous qui en avez été les acteurs et les témoins, mais ils constituent aussi notre patrimoine mémoriel. Il s’agit d’un passage de témoin afin que les enfants d’aujourd’hui sachent qu’ici aussi la barbarie a sévi, que la paix, la liberté et la fraternité sont des biens fragiles qu’il est de notre devoir de préserver.

Les différences entre individus doivent être vécues comme une chance et une richesse dans les relations humaines. Devenons des « passeurs de mémoire ». Nous sommes les témoins de témoins, à notre tour de témoigner, non pas de ce que nous avons vécu, mais de ce que nous avons reçu en héritage. » Après le discours de Patricia Galabert, Philippe Martin puis Najat Vallaud-Belkacem se sont exprimés sur la résistance gersoises, leur courage et   les valeurs de la république, liberté, égalité et fraternité  qui animaient ces hommes et ces femmes.

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