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L’école retrouve une seconde jeunesse après d’importants travaux

Créé par le 26 sept 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, éducation, gers, infos, mairie, politique, travaux

PANJAS

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Les personnalités présentes  pour l’inauguration

Mardi matin, en présence d’Anne  Laybourne, sous-préfète de Mirande, représentant le préfet Pierre Ory, Ronny Guardia-Mazzoleni, conseiller régional représentant Carole Delga,  présidente de la région Occitanie,  Vincent Gouanelle, conseiller départemental, France Ducos, vice-présidente de la Communauté de communes du grand Armagnac (Enfance Jeunesse), des maires du Syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu), Bernard Pandelé ( Lias d’Armagnac), Claude Vettor ( Campagne d’Armagnac), Jean-Claude Duffau (Ayzieu), ainsi que des maires des villages voisins, de l’équipe pédagogique, des enfants de l’école du RPI, de panjagaises et panjagais, Marie-Claude Mauras, maire de Panjas a inauguré l’école primaire qui retrouve une seconde jeunesse après d’importants travaux.

L’école a gardé son cachet

La cérémonie a débuté devant l’école dont la façade et les ouvertures ont été entièrement rénovées. Marie-Claude Mauras a rappelé que ce bâtiment scolaire date de la fin du 19e siècle, début du 20e : «  Il nous fallait remettre aux normes le bâtiment qui est situé dans une zone classée. Un projet de modernisation nécessaire, avec son accès pour personne à mobilité réduite qui était complexe car nous tenions aussi à  respecter l’âme de cet édifice.»

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Avant les discours et la visite des locaux, Marie-Claude Mauras  a précisé : « La municipalité tenait à ce que l’inauguration ait lieu un jour de classe, en présence des enfants. C’est normal, ce  lieu leur est dédié et leur appartient. »

Le RPI

Lors de son discours Marie-Claude Mauras a tout d’abord insisté sur la richesse de l’école  qui est un lieu d’éveil, d’apprentissage, de culture et d’enseignement des valeurs républicaines. Le maire a ensuite rappelé que le regroupement pédagogique  a été créé en 1992 et que 57 enfants y sont actuellement scolarisés : «  Une école rurale à échelle humaine. »

Le financement des travaux

Marie-Claude Mauras a présenté le financement des travaux qui  ont été réalisés en deux tranches pour un coût de 193 539 euros HT dont 72% de subventions réparties ainsi : 40% de DETR, 15% du département, plus de 13% de la CCGA et 2,73% de la région Occitanie. Les 28% restants sont financés par la commune qui a réalisé un emprunt.

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Les travaux

 « La  première tranche des travaux consistait à la rénovation complète de la classe CE1 et CE2, du couloir, du coin bibliothèque et de la salle d’accueil des enfants  avant  et après la classe  dans le cadre d’Enfance Jeunesse de la CCGA.  La démolition a débuté au mois de juillet 2016 et la livraison aux vacances de Toussaint 2016. Je tiens à remercier les artisans  qui ont joué le jeu, toute l’équipe pédagogique qui durant les travaux s’est adaptée. La cantine pour l’occasion était devenue une salle de classe, la salle des fêtes la cantine et l’ancien presbytère, l’accueil d’Enfance Jeunesse.  La deuxième tranche, consistait dans la rénovation de la façade. Elle a été terminée au mois de mai 2017. »

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Les discours

Lors de son discours, Vincent Gouanelle   a précisé : «  Par cette réalisation, vous prouvez que le milieu rural peut avancer en se réunissant autour d’une table pour réaliser des projets importants. Vous les enfants, vous pouvez être fiers de votre école et de l’instruction que vous y recevez. »

Ronny Guardia-Mazzoleni à son tour s’est exprimé : «  Nous croyons à l’avenir des territoires ruraux. C’est pourquoi la Région a soutenu votre projet. Pour l’avenir, vous pouvez compter sur la Région et je souhaite une longue vie à cette école. »

Lors de son intervention Anne  Laybourne a insisté sur le fait que le territoire est très rural et que l’État  s’emploie  à maintenir  autant que possible les écoles ainsi que la santé : «  Ce sont des services de proximité indispensables. » Après avoir rappelé les valeurs de l’école de la République, accessible à tous et gratuite, la sous-préfète a rappelé que l’école évolue : «  C’est l’aire du numérique et le département du Gers n’est pas à la traîne. L’État participe aux côtés du Département. Anne Laybourne a conclu son discours  en félicitant la municipalité : «  Vous vous êtes employés à développer une école de qualité, moderne et équitable. »

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Après avoir coupé le ruban, les personnalités ont visité les locaux, devenus modernes,  très fonctionnels et très lumineux.  

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#dites32 avec le Conseil départemental du Gers

Créé par le 10 août 2017 | Dans : com com armagnac, com com tenareze, économie, gers, infos, politique, santé

 GERS

Découvrir le Gers, l’aimer et s’y installer

: Photo de « 3 jeunes internes qui profitent d’un festival gersois

: Photo de « 3 jeunes internes qui profitent d’un festival gersois

Pour pouvoir mieux l’apprécier et peut-être même l’aimer, les internes en médecine en stage pour 6 mois dans le département sont amenés à découvrir le Gers, en dehors des hôpitaux ou cabinets libéraux où ils travaillent aux côtés des médecins maîtres de stage universitaires. Le Conseil départemental a donc proposé plusieurs sorties tout au long de l’été à ces futurs médecins. Le Conseil de l’Ordre avec le Docteur Cancio comme interlocutrice, est partenaire de ces opérations, tout comme la plupart des communes et intercommunalités gersoises désireuses d’attirer des médecins sur leur territoire.

Après une journée en Lomagne qui s’est achevée aux sons des musiques du festival Cuivro’Foliz de Fleurance, les internes en stage dans le Gers ont pu, quelques jours plus tard, faire la fête à Tempo Latino jusqu’au bout de la nuit.

À leur agenda prochainement, une soirée sous chapiteau à Jazz in Marciac. Et enfin, une invitation sur Auch, pour le dévernissage de Mémento « Supra réel » fin septembre leur a été lancée.

La lutte contre la désertification médicale est une problématique majeure, de santé publique en premier lieu. Mais aussi à conséquences économiques ou sociales. La problématique est nationale et encore plus prégnante dans les territoires ruraux puisqu’on évalue à 30 % le nombre de médecins gersois partant en retraite d’ici 4 ans.

Le Département du Gers, sollicité par l’association des internes en médecine, participera au 2e forum de l’installation de Toulouse le 16 septembre, aux côtés de médecins, de l’ARS et de la CPAM. Début novembre, le Président Philippe Martin présentera, avec le Conseil de l’Ordre et tous les partenaires, le site DITES32 permettant de publier toutes les annonces d’offres d’installation ou de collaboration pour les médecins généralistes ou spécialistes, en libéral ou non.

Prochainement, les médecins concernés, les maisons de santé, les cabinets ou hôpitaux, les communes ou intercommunalités seront sollicités par courrier ou mail pour transmettre les éléments permettant la publication de leurs annonces.

La personne à contacter au Département est Marie-Neige Passarieu, par courriel à mnpassarieu@gers.fr

Désertification médicale : la solution sera plurielle et évolutive 

De nombreuses autres actions sont en projet ou en cours. Toujours en étroite collaboration avec le Conseil de l’Ordre, l’ARS, la CPAM et les intercommunalités.

Marie-Neige Passarieu précise: «   Il n’existe pas de solution unique, et seule, la multiplication d’offres différentes adaptées au territoire concerné permettra de favoriser la venue de médecins. L’élaboration de projet de santé innovant et possiblement évolutif autour de la création des maisons de santé est une des réponses.

Le Gers regarde toutes les solutions, y compris le salariat qui peut convenir à de jeunes médecins. Outre un numerus clausus considéré comme trop faible par rapport aux besoins des départements, il faut également intégrer la féminisation de la profession avec pour conséquences, une exigence de qualité de vie et une place plus grande laissée à la famille qui peut se manifester par des semaines réduites en temps de présence.

De nouveaux outils, comme la télémédecine, permettront aussi de répondre à la « pénurie » de médecins. Et sur ce volet, avec Gers Numérique, le Département est particulièrement bien positionné. Pourquoi pas demain, le Gers Département pilote ? Mais la télémédecine, ce ne sera pas pour toutes les affections et elle ne sera pas partout.

Dans ce combat livré contre la désertification médicale, les maîtres mots seront l’adaptabilité d’une part, celle des patients et celle des médecins et la multiplicité d’autre part, celle des solutions et des énergies. La solution unique n’existe pas. La réponse sera plurielle. Inventons, sur chaque territoire, chacun avec ses compétences et son pôle d’intervention, la médecine de demain.

Département du Gers – Mission Futurs médecins, Dites32 – MN Passarieu – 06 70 43 17 49

Les internes en médecine font leur Tempo

Créé par le 02 août 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, com com tenareze, gers, infos, politique, santé

GERS

Photo : Conseil départemental du Gers

Photo : Conseil départemental du Gers

 Le Gers perdra plus de 30 % de ses médecins d’ici 4 ans. Le Conseil départemental a intensifié en 2016 sa politique de lutte contre la désertification médicale intitulée « Futurs médecins, Dites 32 » qui se décline en 3 axes principaux.

Le premier axe concerne  la structuration des territoires de santé  avec l’ aide au financement des maisons de santé, l’accompagnement par la mission départementale « Ingénierie des territoires ».

Le deuxième axe est destiné aux internes en médecine  avec une  participation aux frais d’hébergement, la sélection de logements, l’organisation d’évènements avec l’objectif que plusieurs d’entre eux s’installent dans le Gers à l’issue de leur internat et  facilitation de leur séjour.

Le troisième axe concerne   les médecins  avec la  création du site DITES 32 recensant les annonces sur le Gers, la politique d’accompagnement et mesures incitati ves d’installation.

Une chargée de mission départementale, Marie-Neige Passarieu a été mandatée pour mettre en œuvre ces différentes actions.

 Que les internes en médecine puissent « Découvrir le Gers, l’aimer et s’y installer », tel est donc l’un des objectifs poursuivis, dans le cadre de la mission #Dites32, par le Département du Gers et ses partenaires, communes et intercommunalités avec la participation de l’Ordre des médecins du Gers en la personne de sa secrétaire, le Docteur Catherine Cancio, par ailleurs représentante départementale des médecins maîtres de stage universitaires.

Après ce résumé sur l’implication du Département, Marie-Neige Passarieu a donné un compte rendu sur  la venue des internes dans le département du Gers.

  » Après une journée en Lomagne mi-juillet offerte par la communauté de communes aux internes pour découvrir le Gers, un passage par Tempo Latino était incontournable avant une prochaine soirée à Jazz in Marciac.

Le soleil et la chaleur étaient au rendez-vous  ce samedi 29 juillet et la magie de Tempo a fait le reste. Les internes ont découvert une ambiance colorée, un public nombreux et varié, un concert de qualité et beaucoup de Off … jusqu’au bout de la nuit.

 De la documentation du Comité du Tourisme gersois leur a été  remis lors de ces journées ou soirées-découvertes du Gers, ce qui leur permet de programmer des sorties de leur propre choix sur tout le territoire et conforte l’aperçu qu’ils ont eu, à savoir que le Gers est un département dynamique avec de nombreux évènements de qualité.

Quels meilleurs ambassadeurs que les internes en médecine en stage dans le Gers ? La preuve avec le témoignage de Claire, pour la première fois dans notre département :

« Je ne savais pas que c’était aussi bien, que le Gers bougeait autant. Il y a des manifestations pour tous les goûts. Et à chaque fois, le public est au rendez-vous . C’est bien, parce qu’on a ici à la fois le bon côté de la ruralité avec la qualité des produits, la qualité de vie ; et un côté innovant, dynamique avec une offre culturelle, des festivals d’exception qui n’ont rien à envier aux grandes villes. Je n’ai pas encore décidé où je m’installerai mais ce qui est sûr, c’est que le Gers fait partie des possibilités. Il a de vrais atouts. »

 

 

Ils disent « non » au départ de la trésorerie

Créé par le 02 août 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, infos, mairie, politique

CAZAUBON-BARBOTAN LES THERMES

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Le projet de fermeture de la perception de Cazaubon est programmé pour  le 1er janvier 2018, mais les élus s’y opposent.

Mercredi matin,  pour exprimer leur désaccord sur ce projet de fermeture, les maires et conseillers municipaux des communes qui dépendent de la Trésorerie de Cazaubon, ont manifesté  devant le bâtiment. Marie-Ange Passarieu,  vice-présidente de la Communauté de communes du Grand Armagnac et Isabelle Tintané Conseillère départementale, étaient présentes,  apportant ainsi leur soutien à cette initiative des élus locaux.

 Jean-Michel Augré, maire de Cazaubon, a lu la lettre qu’il enverra au président Emmanuel Macron. Tous les élus ont cosigné la lettre.

Dans ce courrier, le maire a précisé tout d’abord les conditions particulières de sa commune, puis des villages voisins, ainsi que la nécessité de maintenir la Trésorerie à Cazaubon, aussi bien dans l’intérêt des usagers privés que des collectivités locales.

  » Cazaubon-Barbotan les Thermes est une petite ville du Gers, petite aux yeux des administrations qui semblent ignorer qui nous sommes et ce que nous représentons au sein d’un territoire rural, celui du Grand Armagnac, en annonçant la fermeture prochaine de notre Trésorerie… »

Le poids de Cazaubon

 » Station verte de vacances, notre commune abrite la 3e station thermale de la grande région Occitanie dont elle est la porte d’entrée depuis la Nouvelle Aquitaine. Elle génère 800 emplois directs et indirects, 400 000 nuitées, plus de 50% de la taxe de séjour perçue par le département et couvre plus de 40% du parc d’hébergement du Gers.

Nous disposons d’une base de loisirs en pleine évolution avec un lac de 80 ha qui accueille depuis de nombreuses années les Championnats de France d’aviron bateaux courts, voire la préparation aux jeux olympiques, ainsi que plusieurs championnats de France de pêche.

Notre commune est le siège administratif des 25 communes du Grand Armagnac, celui de l’Office de tourisme et du thermalisme du même territoire , couvre la trésorerie du SETA d’Estang pour les compétences eau et assainissement de 17 communes et assure l’administration de 17 régies représentant des versements annuels aux bureaux de la Trésorerie de 400 K€…  »

Les efforts de la commune et la solidarité des élus

Le maire poursuit  en rappelant que la municipalité s’est engagée dans un programme de mise aux normes accessibilité de tous les bâtiments publics communaux en précisant que la municipalité, au besoin, est disposée à proposer d’autres locaux avec des espaces appropriés liés à l’évolution des compétences et des missions de la Trésorerie avec bien sûr des parking adaptés.

Jean-Michel Augré signale au Président que la commune a initié un débat pour créer des communes nouvelles et pour les 14 collectivités concernées :

  » Il est capital d’avoir localement une structure d’aide aux élus en termes d’analyse, de conseils , d’expertise, de certification dans le cadre de l’élaboration des budgets comme des futures mutualisations, ceci dans le respect d’une gestion rigoureuse des fonds publics…  »

Après avoir rappelé  que ces arguments ont été présentés au directeur des Finances publiques du Gers, lors d’un entretien dans ses locaux à Auch suivi d’un courrier en date du 29 novembre 2016, le maire précise :

 » Il semble que nous n’ayons pas été entendus malgré les soutiens et interventions de Philippe Martin, président du Conseil départemental du Gers et du sénateur-maire Franck Montaugé, et que la fermeture de notre Trésorerie soit programmée pour le 1 janvier 2018. »   

L’intérêt du développement du territoire

Jean-Michel Augré rappelle  au Président Emmanuel Macron la lettre que ce dernier a adressée  aux maires le 14 avril, et où le Président met l’accent sur le chantier prioritaire qui est le désenclavement et le développement des territoires ruraux en permettant l’accès aux services publics à l’ensemble du territoire :

 » Or, cette fermeture ne va pas dans le sens d’un aménagement du territoire et du maintien d’une vie en milieu rural : c’est oublier nos administrés qui ne peuvent se déplacer et ne disposent pas d’Internet , dans un secteur où la couverture numérique n’est pas totalement assurée, c’est condamner toute démarche de développement économique quelle que soit la dynamique impulsée par les élus locaux.  »

La lettre se conclut en sollicitant l’intervention du Président auprès de la Direction départementale des finances publiques afin qu’elle revoie sa position et que la Trésorerie soit maintenue à Cazaubon.

Les maires qui ont cosigné ce courrier sont les suivants : Jean-Michel Augré de Cazaubon, Jean-Claude Duffau d’Ayzieu, Claude Vettor de Campagne d’Armagnac, Christian Dupouy de Castex d’Armagnac, France Ducos d’Estang, Christian David de Lannemaignan, Henri Diederich de Larée, Bernard Pandelé de Lias d’Armagnac, Guy Remazeilles de Marguestau, Gérard Luflade de Mauléon d’Armagnac, Michel Dayman de Maupas, Josette Fitte de Monclar d’Armagnac, Marie-Claude Mauras de Panjas et Gabrielle Clavé de Réans.  

Cérémonie du souvenir des fusillés de Bascaules

Créé par le 09 août 2016 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, politique

TOUJOUSE

Samedi à 11 heures, à Toujouse,  au bois de Bascaules, comme tous les ans le 6 août, a eu lieu la cérémonie du souvenir en hommage aux trois résistants fusillés par les nazis. Cette année, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre   Najat Vallaud-Belkacem, du député et président du Conseil départemental,  Philippe Martin, d’Élisabeth Dupuy-Mitterrand, présidente de la Communauté de communes du Bas Armagnac,  de très nombreux maires de ce territoire gersois et landais, et de la population locale du Houga, Toujouse et des villages voisins.  

Jacques Tartas,   maire de Toujouse, après son mot d’accueil, a invité les personnalités à procéder au dépôt de gerbes, qui fut suivi  par l’appel aux morts, la minute de silence, la Marseillaise et le chant des partisans, interprétés par la chorale de Viella.

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Hubert Labenelle,  qui était enfant en 1944,   a détaillé la tragédie  de la  journée du 6 août. Un témoignage  d’intenses émotions partagées par toute l’assistance.

 Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a pris la parole : « Nous préférons l’espoir à la peur.  Nous sommes ensemble, aujourd’hui, pour célébrer la mémoire de ces jeunes gens morts pour que la France soit ce qu’elle est aujourd’hui Libre… Après des mois et des mois qui ont vu notre pays attaqué, nos concitoyens meurtris, endeuillés, tristes et en colère, mais debout et ensemble ; comme pour former un mur contre le terrorisme, nous avons marché, posé des fleurs, des bougies pour dire au monde avec force et dans un lourd silence empreint de dignité que nous sommes la France laïque et libre. La laïcité n’est pas un particularisme accidentel dans notre Histoire, elle  constitue une conquête à préserver et à promouvoir, de portée universelle et c’est cela qui est attaqué aujourd’hui. Résister, cela implique de défendre les valeurs de notre démocratie… »

Après avoir rappelé que le peuple de France après chaque conflit a su pardonner, se rassembler et se relever, et que ces femmes et ces hommes guidés par les grands principes de la république ont réalisé l’impossible, de relever le pays de la guerre et du déclin par leur travail et leur courage  Élisabeth Dupuy-Mitterrand a précisé : «  Nous sommes les gardiens de cet héritage, nous nous pensions en paix, nous sommes en guerre et c’est à nous de savoir maintenant résister et répondre à ces nouvelle menaces. Ensemble et unis, car l’Europe vacille. Les intégristes, le racisme, l’obscurantisme ont gagné du terrain sans que nous n’en prenions suffisamment garde, trop occupés par les problèmes de la mondialisation et des crises économiques. »

L’élue a poursuivi  son discours en rappelant que pendant la dernière guerre, 40 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été déplacés et exilés par les conflits et les guerres puis elle a précisé : «  Aujourd’hui, ils sont 60 millions de déracinés, d’exilés qui errent de camp en camp, de terre d’accueil improbable en terre d’accueil d’espoir, s’ils ne meurent pas avant en Méditerranée…Nos forces armées sont de tous les combats pour libérer ces pays de la tyrannie. Combien d’enfants privés d’école aujourd’hui, 270 000 en Lybie, combien en Irak  et en Syrie ? Et si le vrai danger à venir était Là ? N’oublions pas non plus que les premières victimes civiles de ces guerres sont les Chrétiens d’Orient et les musulmans. Nous nous devons d’ouvrir notre pays autant que faire se peut à ces citoyens en détresse comme nous l’avons fait précédemment dans notre Histoire avec la même humanité sans détourner le regard du drame qui se joue à nos portes. »

Avant de conclure son discours sur la nécessité de défendre la démocratie, Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a interpellé l’assistance : «  Quel que soit la terre où l’on meurt, les larmes ont la même couleur dans la douleur.   De quelle couleur était la peau des jeunes venus des quatre coins du monde pour nous libérer ? De quelle religion ? Ils étaient juste des soldats de la liberté. De quelle religion ? De quelle appartenance politique étaient les combattants et les résistants dont sont gravés les noms sur nos Monuments aux morts ? C’étaient juste des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.   Des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.

La Ministre  Najat Vallaud-Belkacem, après avoir rappelé les noms des trois jeunes  résistants a insisté sur la nécessité de  lutter contre l’oubli : «  L’oubli est une chose redoutable, parce qu’il nous conduit à prendre pour acquises, des situations qui sont le résultat d’un long combat. L’oubli nous amène à considérer comme négligeable et sans importance, ce qui est pourtant essentiel… C’est pour cette raison que je tiens, année après année, à me joindre à vous le 6 août. Ce combat se mène aussi, jour après jour, dans les lieux de mémoire comme dans les salles de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées. La mémoire de ce temps, nous devons impérativement la transmettre à ces jeunes. L’école a un rôle essentiel à jouer et permet à ces jeunes de rencontrer, au fil de leur scolarité, des femmes et des hommes qui se sont engagés. C’est tout le sens de la réserve citoyenne que j’ai instaurée au lendemain des attentats de janvier 2015.   »

Avant de conclure son discours  Najat Vallaud-Belkacem, a rendu un dernier hommage aux trois résistants : « À travers eux, c’est la beauté d’un combat et l’ampleur d’un espoir qui s’incarnent…n’oublions pas pour quoi ils se sont battus et pourquoi ils sont morts. »

Najat Vallaud-Belkacem a inauguré le Parcours de Mémoire

Créé par le 06 août 2016 | Dans : actualité, éducation, gers, histoire, mairie, politique

LE HOUGA

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Samedi matin, à côté de la mairie en présence des nombreuses autorités civiles et militaires, d’anciens combattants et  des habitants de la commune, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,  a inauguré le Parcours de Mémoire du 6 août 1944.

Après son mot d’accueil, le maire Patricia Galabert  a retracé en détail  l’histoire tragique survenue en ce lieu:  » Nous sommes ici réunis, face à ce qu’était l’Hôtel Lafontan. Ce bâtiment dont les volets sont maintenant trop souvent clos, comme s’il ne parvenait pas à se remettre de son passé, a été le théâtre d’une journée tragique dans l’histoire de notre village. Ici des hommes et des femmes ont été arrêtés pour être conduits en prison, pour être torturés, pour être fusillés.

Le 7 août 44, le Commissaire de police de Mont de Marsan adresse un rapport au Préfet des landes dans lequel il relate :  » Le 6 août courant dans la matinée, M. Thiebaud Henri, ex chef de service du ravitaillement à la mairie de Mont de Marsan, Mme Peguy  qui avait remplacé M. Thiebaud   dans son emploi, et M. Combelle, instituteur, fils d’un employé de la voirie de la ville de Mont de Marsan, ont été arrêtés dans un café du Houga. Mme Peguy et M. Combelle ont été écroués à la maison d’arrêt de Mont de Marsan. Quant à M. Thiebaud, il devait être fusillé quelques temps après son arrestation, avec deux autres maquisards dans le cantonnement où les allemands les avaient  conduits sous la contrainte « .

Après la lecture de ce rapport, Patricia Galabert a développé la journée du 6 août 1944.

« Le dimanche 6 août en effet, Henri Thiebaud  a rendez-vous à l’Hôtel Lafontan au Houga avec Mme Peguy  qui lui apporte des cartes d’alimentation. Ce jour-là, au petit matin, Le Houga est envahi par un détachement de soldats allemands. L’hôtel est perquisitionné, Melle Lafontan, Mme Peguy, le couple Koln, M. Stopler, le garagiste Jean Laborde, M. Brocas, M. Combelle et d’autres sont arrêtés. L’hôtel est pillé, tout est emporté et le bâtiment détruit à l’explosif. Les personnes arrêtées sont transférées à Mont de Marsan puis au fort du Hâ, d’où elles sont libérées le 28 août, les nazis n’ayant pas eu le temps de les déporter.

Henri Thiebaud  a 43 ans quand les soldats nazis le conduisent dans le bois de Bascaules où il est fusillé avec Pierre Farines, âgé de 22 ans, capturé par les allemands alors qu’il est en mission de ravitaillement de deux camarades qui montent la garde et Jean Labastie  âgé de 32 ans arrêté par un barrage allemand alors qu’il allait prévenir Henri Thiebaud  à l’hôtel Lafontan.  »

Le maire a rappelé que chaque année, les municipalités du Houga et de Toujouse, avec les habitants de ces deux communes rendent hommage à ces trois hommes, à l’endroit même où ils ont été exécutés. Puis elle a poursuivi son discours en précisant les trois importantes commémorations et le projet du parcours de mémoire :

« Depuis les évènements tragiques du 6 août 44, cette date a été commémorée trois fois au Houga. La première fois ce fut pour le cinquantenaire à l’occasion duquel la plaque a été apposée sur la façade, durant le mandat de M. Massenez.  Puis en 2014 et 2015, en accord avec l’association des anciens combattants du Houga nous avons commémoré ces évènements. Ensuite est venue l’idée que la commémoration retrace le déroulement de cette journée sous la forme d’un chemin de mémoire. Ce projet a été subventionné par l’ONAC, le conseil départemental et l’association des anciens combattants du Houga et cofinancé par notre commune et celle de Toujouse.

Il répond au double objectif de reconnaître et de transmettre. Reconnaître le traumatisme vécu par nos ainés et transmettre notre histoire aux jeunes générations. Il est important de se recueillir comme nous le faisons tous les ans à l’endroit où les trois résistants ont été suppliciés, mais il est également important d’acter et de mettre en mot ce qui s’est passé au Houga  ce jour-là. Nous avons souhaité mettre en place une cérémonie digne et pérenne retraçant le parcours des trois fusillés de Bascaules et des habitants de notre commune. Un groupe de travail constitué d’élus du Houga et de Toujouse, et des anciens combattants Folgariens a donné corps à ce projet avec pour objectif la transmission du patrimoine mémoriel aux jeunes générations.

 Ce parcours de mémoire est jalonné par quatre pupitres dont les textes ont été rédigés par Jacques Fitan dont nous reconnaissons tous l’expertise et le sens pédagogique. Ce travail a été validé par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Gers, la maquette a également été présentée au Conseil Départemental pour les anciens combattants et victimes de Guerre et la mémoire de la Nation qui s’est tenu le 22 juin dernier sous la présidence de M. le Directeur du Cabinet de M. le Préfet et en présence de Présidents d’Associations. »

Les pupitres du Parcours de mémoire

«  Le pupitre que nous allons dévoiler décrit les conditions des arrestations et l’internement de civils à l’hôtel Lafontan. Le deuxième pupitre est situé au niveau de ce qu’était le garage Laborde.  Le troisième au carrefour de « La Jalousie » point de rassemblement des personnes arrêtées et embarquées pour Mont de Marsan. Le quatrième pupitre est en forêt de Bascaules, sur le lieu de l’exécution. »

Le souvenir du 6 août 44 est à jamais gravé dans la mémoire des folgariens l’ayant vécu.

« Tous se souviennent que les soldats allemands sont apparus comme s’ils sortaient de terre, ils étaient arrivés pendant la nuit, personne n’avait rien entendu, au petit matin toutes les routes étaient bloquées. C’est par petits groupes que les soldats ont pénétré dans le village et fouillé de nombreuses habitations. Tous se souviennent de l’épais brouillard qui enveloppait le village ce jour-là. Tous se souviennent des camions le traversant avec leurs otages à bord. Tous se souviennent de ces personnes arrêtées, enfermées, et interrogées dans le cellier de l’hôtel Lafontan  et le hangar à grain de Georges Cazade. Tous se souviennent du bruit de l’explosion. Tous se souviennent des trois fusillés du bois de Bascaules. À nous maintenant de nous souvenir et de transmettre.

Merci, Mme la Ministre de conforter et de donner force à cette démarche par votre présence ici. On ne peut pas façonner le présent et préparer l’avenir sans se retourner sur son histoire personnelle et sur notre histoire commune. Les évènements de cette journée appartiennent à chacun d’entre vous, vous qui en avez été les acteurs et les témoins, mais ils constituent aussi notre patrimoine mémoriel. Il s’agit d’un passage de témoin afin que les enfants d’aujourd’hui sachent qu’ici aussi la barbarie a sévi, que la paix, la liberté et la fraternité sont des biens fragiles qu’il est de notre devoir de préserver.

Les différences entre individus doivent être vécues comme une chance et une richesse dans les relations humaines. Devenons des « passeurs de mémoire ». Nous sommes les témoins de témoins, à notre tour de témoigner, non pas de ce que nous avons vécu, mais de ce que nous avons reçu en héritage. » Après le discours de Patricia Galabert, Philippe Martin puis Najat Vallaud-Belkacem se sont exprimés sur la résistance gersoises, leur courage et   les valeurs de la république, liberté, égalité et fraternité  qui animaient ces hommes et ces femmes.

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