politique

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L’école en danger dans le Gers

Créé par le 12 fév 2018 | Dans : actualité, com com armagnac, com com tenareze, com.com du Bas Armagnac, éducation, gers, infos, politique

GERS

Dans une vidéo mise en ligne sur son compte Twitter, Philippe Martin lance un appel à la mobilisation après les révélations sur la nouvelle carte scolaire.

Le contraste avec le précédent quinquennat est flagrant. Pendant 5 ans , de 2012 à 2017, 8 postes d’enseignants ont été créés dans notre département, malgré une baisse des effectifs de 500 élèves. Dès la première vraie rentrée scolaire de ce gouvernement 2 postes sont supprimés.

Conséquence de ce retour en arrière, 15 classes et 6 écoles sont aujourd’hui  menacées de fermeture dans notre département.

Lors de sa venue dans le Gers le 6 août 2017, le Ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, avait affirmé que l’École en milieu rural serait protégée. Nous savons désormais qu’il ne s’agissait que des mots.

Philippe Martin appelle les élus, les enseignants et leurs représentants,  les parents d’élèves, et tous ceux qui l’aiment à se mobiliser pour défendre notre École Publique en milieu rural.

La vidéo de Philippe Martin est disponible sur son compte twitter @pmartin_32 et sur

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Ils ont dit 32 : bienvenue aux nouveaux internes en médecine

Créé par le 02 nov 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, com com tenareze, com.com du Bas Armagnac, économie, gers, infos, politique, santé

GERS

Photo des Internes au Conseil départemental en  2016

Photo des Internes au Conseil départemental en 2016

 

Une cinquantaine d’internes en médecine et chirurgie en stage dans le Gers de novembre 2017 à fin avril 2018 seront accueillis mercredi prochain dans l’hémicycle du Département par le Président du conseil départemental Philippe Martin, les docteurs Cancio, Lachapèle, Lejeune et Paloque du SDIS 32 ainsi que leurs collègues médecins maîtres de stage et le directeur du centre hospitalier, Julien Couvreur.

Seront également présents les présidents des intercommunalités gersoises qui s’impliquent dans la création de Maisons de santé et participent activement à faire « découvrir et aimer le Gers » à ses futurs médecins à travers des visites organisées sur leurs territoires. C’est une véritable dynamique qui se met en place, car l’enjeu est majeur et multiple.

 À noter, pour la première fois lors de la soirée d’accueil des internes, la présence de plusieurs médecins récemment installés sur le Gers ou en projet d’installation.

Marie-Neige Passarieu, chargée de mission au Conseil départemental, précise :

«   Pour faciliter ces installations, un site multi partenarial www.dites32.fr dédié à l’installation et au remplacement des médecins généralistes et spécialistes dans le Gers est en cours d’élaboration et les premières maquettes seront présentées en avant-première par le Président Martin. Ce site internet a été identifié comme étant le premier de ce type en France et pourrait servir de référence à d’autres territoires en Europe. Il résulte de l’implication et de la collaboration de tous les partenaires, professionnels et structures de santé, élus, forces vives du territoire et constitue la première étape pour réinventer ensemble la médecine rurale »

Plus de 40 jeunes à la Journée Défense et Citoyenneté

Créé par le 21 oct 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, com com landes armagnac, com com tenareze, éducation, gers, infos, landes, mairie, politique

HERRE

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À l’initiative  de Jeanine Barbères, présidente de l’amicale du réseau Hilaire-Buckmaster et Brigitte Appolinaire, maire d’Herré, le centre du service national (CSN) de Pau a  organisé une Journée Défense et Citoyenneté (JDC)  exceptionnelle sur le  thème « Les Landes pendant la deuxième guerre mondiale ».

C’est en présence  et sous la direction de Marc Cognard, attaché d’administration de l’État  et chef de centre du CSN de Pau, que la journée s’est déroulée.

Landais et Gersois étaient réunis

 Dès 8 h 30, une quarantaine de jeunes provenant des communes  de Castelnau d’Auzan Labarrère, Cazaubon, Créon d’Armagnac, Eauze, Escalans, Fourcès, Gabarret, Lagrange, Larroque sur l’Osse, Montréal du Gers, Parleboscq, s’est retrouvée à la salle des fêtes où les intervenants du CSN à l’aide de films, ont expliqué aux adolescents les notions de défense (légitimité, enjeux, engagements), de citoyenneté et de mobilisation  pour les valeurs de la République, suivies par un test de Français.

Les ateliers

Après le repas de midi, dès 13 h 30, les jeunes ont participé à   tour de rôle à trois ateliers qui leur ont permis de découvrir la résistance locale grâce à une projection du  film documentaire de Jean-Marie Barrère « Robert et les ombres », qui s’est prolongée par un débat.

Le deuxième atelier était animé par les frères Elian et Xavier Da Silva du Musée des anciens combattants pour la liberté (Brugnens). Ces derniers ont présenté le matériel utilisé lors de la seconde guerre mondiale, notamment container, armes… Ils ont également détaillé l’histoire du réseau Victoire, du réseau Hilaire du Bataillon de l’Armagnac,  en précisant les hauts lieux des combats dans le Gers.

Les adolescents ont bénéficié d’une exposition de 18 panneaux sur  la citoyenneté, qui abordait tour à tour le côté historique, sociologique, ainsi que les enjeux de la citoyenneté. Cet atelier était réalisé par l’office national des anciens combattants (ONAC). Le directeur de l’ONAC,  Paul de Andreis encadrait cet atelier instructif et ludique avec un jeu de loi sur la citoyenneté.

Avant la remise aux adolescents de leur  certificat, Marc Cognard, a rappelé aux jeunes, à leurs parents et aux élus que le recensement dès l’âge de 16 ans est obligatoire, ainsi que  la JDC qui s’inscrit dans le parcours de citoyenneté de tous les jeunes de 16 à 25 ans : «  Faites le savoir autour de vous. »

La cérémonie de la remise du Certificat individuel de participation

La Certificat individuel de participation  a été remis aux jeunes par les maires de leur commune, notamment Stéphane Barlaud, Serge Expert, Serge Tintané, Brigitte Appolinaire, le conseiller municipal Jean-Pierre Labat, et pour les Gersois, le maire d’Eauze et Conseiller départemental Michel Gabas.

À l’issue de la remise des certificats,   Marc Cognard a félicité les adolescents, remercié Brigitte Appolinaire et Jeanine Barbères pour cette initiative et l’organisation de cette journée, ainsi que les divers intervenants et le personnel du CSN de Pau pour leur implication sérieuse et le bon déroulement de la journée.

Jeanine Barbères en reconnaissance a offert à Marc Cognard et  au chargé des relations publiques du CSN de Pau, Patrick Moutard, le livre   » La vertu est la plus belle parure de la jeune fille « , histoire de la résistance dans le Gabardan 1942-1944, écrite suite à une enquête réalisée par les élèves du collège Jules-Ferry, sous la direction d’Hélène Bulfoni.

Rappel important 

La formation de tous les jeunes aux enjeux de la défense et de la citoyenneté repose, depuis la loi du 28 octobre 1997 suspendant le service militaire, sur un parcours de citoyenneté.

Ce dernier comporte trois étapes obligatoires au cours desquelles interviennent successivement : l’Éducation nationale, les mairies et la Défense.

L’étape 1 est l’enseignement obligatoire qui est inscrit dans les programmes des établissements du second degré.

L’étape 2 concerne tous les jeunes Français, filles et garçons. C’est le recensement à l’âge de 16 ans. Cette démarche s’effectue dans la mairie du lieu de résidence.

L’étape 3 est la Journée Défense et Citoyenneté qui a pour vocation d’expliquer aux jeunes citoyens la légitimité de la défense nationale et de les sensibiliser aux possibilités de volontariat et d’engagement divers qui leur sont proposés.

Ces trois étapes sont indispensables pour réaliser le parcours de citoyenneté. À l’issue de la troisième étape (JDC), un certificat individuel de participation est remis. Ce document est exigé pour toute inscription à un examen ou concours soumis au contrôle de l’autorité publique.

La JDC en 2016

En France, ce sont 774 785 jeunes qui y ont participé dont 85 711 jeunes détectés en difficultés de lecture.

Dans le Gers , 33 JDC ont été réalisées, 1394 jeunes convoqués dont 124 jeunes détectés en difficultés de lecture.

Dans les Landes 84 JDC ont été réalisées, 4 145 jeunes convoqués dont 259 jeunes détectés en difficultés de lecture.

LE CSN de Pau couvre quatre départements qui sont : 64, 65, 40 et 32.

Il a organisé en 2016 354 JDC, 16 095 jeunes convoqués, dont 1 310 jeunes détectés en difficultés de lecture

Cérémonie du souvenir des fusillés de Bascaules

Créé par le 09 août 2016 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, politique

TOUJOUSE

Samedi à 11 heures, à Toujouse,  au bois de Bascaules, comme tous les ans le 6 août, a eu lieu la cérémonie du souvenir en hommage aux trois résistants fusillés par les nazis. Cette année, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre   Najat Vallaud-Belkacem, du député et président du Conseil départemental,  Philippe Martin, d’Élisabeth Dupuy-Mitterrand, présidente de la Communauté de communes du Bas Armagnac,  de très nombreux maires de ce territoire gersois et landais, et de la population locale du Houga, Toujouse et des villages voisins.  

Jacques Tartas,   maire de Toujouse, après son mot d’accueil, a invité les personnalités à procéder au dépôt de gerbes, qui fut suivi  par l’appel aux morts, la minute de silence, la Marseillaise et le chant des partisans, interprétés par la chorale de Viella.

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Hubert Labenelle,  qui était enfant en 1944,   a détaillé la tragédie  de la  journée du 6 août. Un témoignage  d’intenses émotions partagées par toute l’assistance.

 Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a pris la parole : « Nous préférons l’espoir à la peur.  Nous sommes ensemble, aujourd’hui, pour célébrer la mémoire de ces jeunes gens morts pour que la France soit ce qu’elle est aujourd’hui Libre… Après des mois et des mois qui ont vu notre pays attaqué, nos concitoyens meurtris, endeuillés, tristes et en colère, mais debout et ensemble ; comme pour former un mur contre le terrorisme, nous avons marché, posé des fleurs, des bougies pour dire au monde avec force et dans un lourd silence empreint de dignité que nous sommes la France laïque et libre. La laïcité n’est pas un particularisme accidentel dans notre Histoire, elle  constitue une conquête à préserver et à promouvoir, de portée universelle et c’est cela qui est attaqué aujourd’hui. Résister, cela implique de défendre les valeurs de notre démocratie… »

Après avoir rappelé que le peuple de France après chaque conflit a su pardonner, se rassembler et se relever, et que ces femmes et ces hommes guidés par les grands principes de la république ont réalisé l’impossible, de relever le pays de la guerre et du déclin par leur travail et leur courage  Élisabeth Dupuy-Mitterrand a précisé : «  Nous sommes les gardiens de cet héritage, nous nous pensions en paix, nous sommes en guerre et c’est à nous de savoir maintenant résister et répondre à ces nouvelle menaces. Ensemble et unis, car l’Europe vacille. Les intégristes, le racisme, l’obscurantisme ont gagné du terrain sans que nous n’en prenions suffisamment garde, trop occupés par les problèmes de la mondialisation et des crises économiques. »

L’élue a poursuivi  son discours en rappelant que pendant la dernière guerre, 40 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été déplacés et exilés par les conflits et les guerres puis elle a précisé : «  Aujourd’hui, ils sont 60 millions de déracinés, d’exilés qui errent de camp en camp, de terre d’accueil improbable en terre d’accueil d’espoir, s’ils ne meurent pas avant en Méditerranée…Nos forces armées sont de tous les combats pour libérer ces pays de la tyrannie. Combien d’enfants privés d’école aujourd’hui, 270 000 en Lybie, combien en Irak  et en Syrie ? Et si le vrai danger à venir était Là ? N’oublions pas non plus que les premières victimes civiles de ces guerres sont les Chrétiens d’Orient et les musulmans. Nous nous devons d’ouvrir notre pays autant que faire se peut à ces citoyens en détresse comme nous l’avons fait précédemment dans notre Histoire avec la même humanité sans détourner le regard du drame qui se joue à nos portes. »

Avant de conclure son discours sur la nécessité de défendre la démocratie, Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a interpellé l’assistance : «  Quel que soit la terre où l’on meurt, les larmes ont la même couleur dans la douleur.   De quelle couleur était la peau des jeunes venus des quatre coins du monde pour nous libérer ? De quelle religion ? Ils étaient juste des soldats de la liberté. De quelle religion ? De quelle appartenance politique étaient les combattants et les résistants dont sont gravés les noms sur nos Monuments aux morts ? C’étaient juste des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.   Des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.

La Ministre  Najat Vallaud-Belkacem, après avoir rappelé les noms des trois jeunes  résistants a insisté sur la nécessité de  lutter contre l’oubli : «  L’oubli est une chose redoutable, parce qu’il nous conduit à prendre pour acquises, des situations qui sont le résultat d’un long combat. L’oubli nous amène à considérer comme négligeable et sans importance, ce qui est pourtant essentiel… C’est pour cette raison que je tiens, année après année, à me joindre à vous le 6 août. Ce combat se mène aussi, jour après jour, dans les lieux de mémoire comme dans les salles de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées. La mémoire de ce temps, nous devons impérativement la transmettre à ces jeunes. L’école a un rôle essentiel à jouer et permet à ces jeunes de rencontrer, au fil de leur scolarité, des femmes et des hommes qui se sont engagés. C’est tout le sens de la réserve citoyenne que j’ai instaurée au lendemain des attentats de janvier 2015.   »

Avant de conclure son discours  Najat Vallaud-Belkacem, a rendu un dernier hommage aux trois résistants : « À travers eux, c’est la beauté d’un combat et l’ampleur d’un espoir qui s’incarnent…n’oublions pas pour quoi ils se sont battus et pourquoi ils sont morts. »

Najat Vallaud-Belkacem a inauguré le Parcours de Mémoire

Créé par le 06 août 2016 | Dans : actualité, éducation, gers, histoire, mairie, politique

LE HOUGA

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Samedi matin, à côté de la mairie en présence des nombreuses autorités civiles et militaires, d’anciens combattants et  des habitants de la commune, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,  a inauguré le Parcours de Mémoire du 6 août 1944.

Après son mot d’accueil, le maire Patricia Galabert  a retracé en détail  l’histoire tragique survenue en ce lieu:  » Nous sommes ici réunis, face à ce qu’était l’Hôtel Lafontan. Ce bâtiment dont les volets sont maintenant trop souvent clos, comme s’il ne parvenait pas à se remettre de son passé, a été le théâtre d’une journée tragique dans l’histoire de notre village. Ici des hommes et des femmes ont été arrêtés pour être conduits en prison, pour être torturés, pour être fusillés.

Le 7 août 44, le Commissaire de police de Mont de Marsan adresse un rapport au Préfet des landes dans lequel il relate :  » Le 6 août courant dans la matinée, M. Thiebaud Henri, ex chef de service du ravitaillement à la mairie de Mont de Marsan, Mme Peguy  qui avait remplacé M. Thiebaud   dans son emploi, et M. Combelle, instituteur, fils d’un employé de la voirie de la ville de Mont de Marsan, ont été arrêtés dans un café du Houga. Mme Peguy et M. Combelle ont été écroués à la maison d’arrêt de Mont de Marsan. Quant à M. Thiebaud, il devait être fusillé quelques temps après son arrestation, avec deux autres maquisards dans le cantonnement où les allemands les avaient  conduits sous la contrainte « .

Après la lecture de ce rapport, Patricia Galabert a développé la journée du 6 août 1944.

« Le dimanche 6 août en effet, Henri Thiebaud  a rendez-vous à l’Hôtel Lafontan au Houga avec Mme Peguy  qui lui apporte des cartes d’alimentation. Ce jour-là, au petit matin, Le Houga est envahi par un détachement de soldats allemands. L’hôtel est perquisitionné, Melle Lafontan, Mme Peguy, le couple Koln, M. Stopler, le garagiste Jean Laborde, M. Brocas, M. Combelle et d’autres sont arrêtés. L’hôtel est pillé, tout est emporté et le bâtiment détruit à l’explosif. Les personnes arrêtées sont transférées à Mont de Marsan puis au fort du Hâ, d’où elles sont libérées le 28 août, les nazis n’ayant pas eu le temps de les déporter.

Henri Thiebaud  a 43 ans quand les soldats nazis le conduisent dans le bois de Bascaules où il est fusillé avec Pierre Farines, âgé de 22 ans, capturé par les allemands alors qu’il est en mission de ravitaillement de deux camarades qui montent la garde et Jean Labastie  âgé de 32 ans arrêté par un barrage allemand alors qu’il allait prévenir Henri Thiebaud  à l’hôtel Lafontan.  »

Le maire a rappelé que chaque année, les municipalités du Houga et de Toujouse, avec les habitants de ces deux communes rendent hommage à ces trois hommes, à l’endroit même où ils ont été exécutés. Puis elle a poursuivi son discours en précisant les trois importantes commémorations et le projet du parcours de mémoire :

« Depuis les évènements tragiques du 6 août 44, cette date a été commémorée trois fois au Houga. La première fois ce fut pour le cinquantenaire à l’occasion duquel la plaque a été apposée sur la façade, durant le mandat de M. Massenez.  Puis en 2014 et 2015, en accord avec l’association des anciens combattants du Houga nous avons commémoré ces évènements. Ensuite est venue l’idée que la commémoration retrace le déroulement de cette journée sous la forme d’un chemin de mémoire. Ce projet a été subventionné par l’ONAC, le conseil départemental et l’association des anciens combattants du Houga et cofinancé par notre commune et celle de Toujouse.

Il répond au double objectif de reconnaître et de transmettre. Reconnaître le traumatisme vécu par nos ainés et transmettre notre histoire aux jeunes générations. Il est important de se recueillir comme nous le faisons tous les ans à l’endroit où les trois résistants ont été suppliciés, mais il est également important d’acter et de mettre en mot ce qui s’est passé au Houga  ce jour-là. Nous avons souhaité mettre en place une cérémonie digne et pérenne retraçant le parcours des trois fusillés de Bascaules et des habitants de notre commune. Un groupe de travail constitué d’élus du Houga et de Toujouse, et des anciens combattants Folgariens a donné corps à ce projet avec pour objectif la transmission du patrimoine mémoriel aux jeunes générations.

 Ce parcours de mémoire est jalonné par quatre pupitres dont les textes ont été rédigés par Jacques Fitan dont nous reconnaissons tous l’expertise et le sens pédagogique. Ce travail a été validé par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Gers, la maquette a également été présentée au Conseil Départemental pour les anciens combattants et victimes de Guerre et la mémoire de la Nation qui s’est tenu le 22 juin dernier sous la présidence de M. le Directeur du Cabinet de M. le Préfet et en présence de Présidents d’Associations. »

Les pupitres du Parcours de mémoire

«  Le pupitre que nous allons dévoiler décrit les conditions des arrestations et l’internement de civils à l’hôtel Lafontan. Le deuxième pupitre est situé au niveau de ce qu’était le garage Laborde.  Le troisième au carrefour de « La Jalousie » point de rassemblement des personnes arrêtées et embarquées pour Mont de Marsan. Le quatrième pupitre est en forêt de Bascaules, sur le lieu de l’exécution. »

Le souvenir du 6 août 44 est à jamais gravé dans la mémoire des folgariens l’ayant vécu.

« Tous se souviennent que les soldats allemands sont apparus comme s’ils sortaient de terre, ils étaient arrivés pendant la nuit, personne n’avait rien entendu, au petit matin toutes les routes étaient bloquées. C’est par petits groupes que les soldats ont pénétré dans le village et fouillé de nombreuses habitations. Tous se souviennent de l’épais brouillard qui enveloppait le village ce jour-là. Tous se souviennent des camions le traversant avec leurs otages à bord. Tous se souviennent de ces personnes arrêtées, enfermées, et interrogées dans le cellier de l’hôtel Lafontan  et le hangar à grain de Georges Cazade. Tous se souviennent du bruit de l’explosion. Tous se souviennent des trois fusillés du bois de Bascaules. À nous maintenant de nous souvenir et de transmettre.

Merci, Mme la Ministre de conforter et de donner force à cette démarche par votre présence ici. On ne peut pas façonner le présent et préparer l’avenir sans se retourner sur son histoire personnelle et sur notre histoire commune. Les évènements de cette journée appartiennent à chacun d’entre vous, vous qui en avez été les acteurs et les témoins, mais ils constituent aussi notre patrimoine mémoriel. Il s’agit d’un passage de témoin afin que les enfants d’aujourd’hui sachent qu’ici aussi la barbarie a sévi, que la paix, la liberté et la fraternité sont des biens fragiles qu’il est de notre devoir de préserver.

Les différences entre individus doivent être vécues comme une chance et une richesse dans les relations humaines. Devenons des « passeurs de mémoire ». Nous sommes les témoins de témoins, à notre tour de témoigner, non pas de ce que nous avons vécu, mais de ce que nous avons reçu en héritage. » Après le discours de Patricia Galabert, Philippe Martin puis Najat Vallaud-Belkacem se sont exprimés sur la résistance gersoises, leur courage et   les valeurs de la république, liberté, égalité et fraternité  qui animaient ces hommes et ces femmes.

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