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Ils furent fusillés

Créé par le 12 août 2019 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes

LUBBON

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Samedi, en fin d’après-midi, à la stèle érigée au lieu-dit Perrucq, a eu lieu la cérémonie du souvenir honorant Claude Marquet et Odet Lescout, morts pour la France.

En présence de Frédéric Veaux, préfet des Landes, de Jessy Avril, commandant  de la gendarmerie, chef d’escadron, du lieutenant-colonel Éric Loyer, délégué militaire départemental adjoint, de Paul De Andréïs, directeur de l’office national des anciens combattants (ONAC), de Pascal Sophys, président départemental des anciens combattants PG-CATM-Opex des Landes, ainsi que des élus de la commune,  de plusieurs maires du Gabardan, des familles des deux victimes, et de la population locale,  la présidente de l’Amicale du réseau Hilaire Buckmaster, Jeanine Barbères, a ouvert la cérémonie en détaillant les faits dramatiques survenus à Lubbon, il y a 75 ans :

« Nous sommes réunis ici pour honorer ces deux jeunes résistants, Claude Marquet  et Odet Lescout fusillés par les Allemands, le  10 août 1944. La colonne allemande rencontra sur la route, trois jeunes Francs-tireurs et partisans (FTP) à vélo. Ces derniers s’enfuirent dans la forêt. Odet Lescout (23 ans), resta avec Claude Marquet (16 ans), dans un abri semi-enterré. Ils furent découverts et immédiatement fusillés sur place. Après le départ des Allemands, le corps de Claude Marquet fut transporté chez lui, et celui d’Odet Lescout fut ramené à une ferme voisine, où ses camarades du maquis vinrent le chercher. Claude Marquet était membre du réseau Hilaire Buckmaster, et Odet Lescout était chef, avec Henri-Albert Braun, d’un groupe du bataillon Arthur stationné à Baudignan. »

Après le discours du maire Marcel Bontaz, qui, à son tour, avec des mots forts rappela l’assassinat des deux jeunes résistants, Frédéric Veaux s’est exprimé :

«  Je suis très heureux de me joindre à vous pour cette cérémonie, et avec vous, rendre hommage à ces deux combattants… Ici, le souvenir n’est pas un mot mais tout un engagement vécu. Je remercie chaleureusement, les membres de l’Amicale du réseau Hilaire Buckmaster, qui œuvrent afin que ce souvenir ne s’estompe pas. Je vous félicite pour tout ce que vous faites auprès des jeunes garçons et filles  landais. »

Le préfet a ensuite rappelé que la paix est toujours fragile et qu’aujourd’hui les soldats français  sont engagés à leur tour pour défendre les valeurs qui animaient  Odet Lescout et Claude Marquet.

La gerbe  de l’Amicale du réseau Hilaire Buckmaster, a été déposée par les membres de la famille des deux victimes. Après la  gerbe déposée par le maire Marcel Bontaz, puis celle de la préfecture par Frédéric Veaux, la sonnerie aux morts, la minute de silence, l’assistance a entonné la Marseillaise. Le chant des partisans a clôturé la cérémonie du souvenir.

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Le village Gascon

Créé par le 11 août 2019 | Dans : actualité, com com landes armagnac, exposition, fête, histoire, infos, landes, patrimoine, photo, tradition

LOSSE

Le village Gascon vu par Luc BarréLUC_9976

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Cérémonie du souvenir

Créé par le 24 juil 2019 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, landes, mairie

ARX

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Dimanche matin,  à l’invitation du maire Jean Tarrit, des membres du bataillon Arthur et du comité du Souvenir de la résistance, en présence des maires d’Herré, Brigitte Appolinaire, d’Estigarde, Michel Herrero, de Lubbon, Marcel Bontaz, et Jeanine Barbères, présidente de l’amicale du réseau Hilaire-Buckmaster et de la population d’Arx, a eu lieu la cérémonie commémorative de la tragédie survenue les 20 et 21 juillet 1944.

 Après le dépôt des gerbes, l’appel aux morts, lors de son discours, le maire Jean Tarrit a brièvement rappelé la tragédie qui a eu lieu dans cette petite commune landaise.

« Il y a 75 ans, les combats d’Arx ont endeuillé beaucoup de famille de la région. Il y a eu plusieurs morts mais aussi des maisons incendiées. Que des soldats se battent entre eux pendant la guerre, c’est regrettable mais c’est normal, par contre, que des soldats s’attaquent à des civils de tous âges comme l’armée allemande l’a fait sur le village d’Arx, c’est tout simplement de la barbarie et cela, il ne faudrait jamais le revoir! »

Le maire a ensuite rappelé les décès récents d’André Theulet et d’André Boudé.

« André Theulet s’est investi pendant plusieurs années pour que les jeunes n’oublient pas ce que les anciens ont vécu pour sauver la France. André Boudé qui vivait à Rimbez et Baudiets est décédé à l’âge de 94 ans. André s’était engagé à 18 ans dans la résistance. Je vous demande pour ces deux personnes une minute de recueillement. »

Après le chant de la Marseillaise, devant la stèle d’Arx, la cérémonie du souvenir s’est déplacée à la stèle située sur la route de Sos, et les participants ont rendu hommage à Matéo Blasquez Rodriguez dit Marta, capitaine du Bataillon FTPF Arthur, ainsi qu’aux guérilleros espagnols, fortement impliqués aux côtés des résistants français.

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Cérémonie du souvenir

Créé par le 10 juil 2019 | Dans : agenda, com com landes armagnac, histoire, infos, landes

SAINT JULIEN D’ARMAGNAC

Lundi 15 juillet à 18 heures, à la stèle de Gimbert (intersection D11-D35), l’Amicale du réseau  Hilaire-Buckmaster « Wheelwright », organise une cérémonie du souvenir  à la mémoire de Jean Brunet (20 ans), Robert Capbern (24 ans) et Maurice Dulin (20 ans),  fusillés par les troupes d’occupation le 15 juillet 1944.

Si les astres sont alignés…

Créé par le 09 juil 2019 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes, sport

GABARRET

Régis Apparicio et Henri Portes

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Un tout petit rappel utile

Gabarret est un petit village situé à l’extrémité Est du département des Landes aux confins du Lot et Garonne, du Gers, niché entre les champs de maïs et les vignes.

Calme et paisible, il compte environ 1 400 habitants, ses fêtes sont réputées, on y vit cinq jours durant la fin du mois de juillet au rythme des bandas, et des animations proposées, notamment le corso fleuri en musique, repas champêtres, bodegas, encierro, courses landaises, concours divers, fête foraine…

Il comporte également un club de rugby dont voici le palmarès : champion de France Promotion d’honneur en 1958-1959.

-Champion de France junior DANET en 1978-1979.

-Vice-champion de France Promotion d’honneur en 2013-2014.

-Champion côte d’Argent Promotion d’honneur (réserve et première) en 2015-2016.

-Champion côte d’Argent Honneur 1984-1985 et 1985-1986.

-Triple vainqueur du challenge de l’espoir en1980-1981, 1981-1982 et 2001-2002.

-Championne départementale et championne de Nouvelle-Aquitaine U18 féminin niveau B en 2018-2019.

Le plus haut niveau atteint par l’équipe sénior est la Fédérale 3.

L’histoire du rugby avec sa légende

Faisons maintenant un retour en arrière historique sur la naissance du rugby :

La légende veut que le Rugby ait pris naissance au Collège de Rugby (Angleterre), ce jour de Novembre 1823 où un élève du nom de William Webb Ellis se mit à courir avec le ballon dans ses bras, au cours d’une partie de Football.

En France, au Moyen Age, se déroulaient des jeux virils comme la Soule, pratiquée surtout en Normandie. Village contre village, la Soule en vessie de porc était disputée pour servir de projectile. Ce jeu, dépourvu de règles précises, occasionnait beaucoup de blessés. Selon certains auteurs, les Normands lorsqu’ils envahirent l’Angleterre, emportèrent la Soule dans leurs bagages pour donner naissance au Hurling et plus tard au jeu de Rugby. Il consistait à s’emparer du ballon, le porter ou le lancer entre les buts adverses. Tout était permis !

Afin de rendre moins violent ce sport, il a été décidé de rajouter un personnage central, parfois décrié ou mal-aimé, et que l’on nomme l’arbitre.

L’arbitre

L’arbitre, il en faut un, il peut être bon ou mauvais mais il est indispensable pour le jeu. Il est celui qui explique un revers injuste, un point perdu bêtement, une mêlée qui recule, une attaque stérile ou une défense perméable.

L’arbitre est mauvais, les joueurs irréprochables et les entraineurs des victimes, c’est désormais bien connu.

L’arbitre demeure un homme avec sa sensibilité, sa personnalité et fait partie de cette corporation, souvent décriée, dénigrée, remise en cause, tant ses décisions peuvent faire basculer le sort d’une rencontre. Alors oui, monsieur l’Arbitre se trompe parfois, après tout, il est humain!

Son rôle suscite malgré tout quelques vocations.

Le club de Gabarret n’échappe pas à cette vocation puisqu’il comporte en son sein 2 arbitres licenciés.

Un arbitre en devenir qui a débuté sa carrière il y a 5 ans et qui a, après 2 saisons en tant qu’arbitre de Fédérale 3, obtenu sa promotion au niveau supérieur.

Olivier Dubouch officiera donc l’année prochaine en Fédérale 2. Félicitations à lui, car cette promotion est amplement méritée au regard des prestations des 2 saisons précédentes.

Régis Apparicio, plus ancien, officie depuis maintenant 13 ans. Il est désormais juge d’en-but en PROD 2.

N’oublions pas de citer également Jean Lespès qui s’est expatrié pour raisons professionnelles en pays francilien. Il officie désormais en tant qu’arbitre pour le compte du club du Racing Métro mais son cœur est Gabardan.

Cette année a été une année particulière pour lui, puisqu’il a été promu pour officier en PROD2, félicitations à lui pour cette promotion.

Que de chemin parcouru, combien d’heures passées chez les docteurs, les kinés pour revenir au haut niveau, quelle volonté, que de travail, que de litres de sueur transpirés depuis cet accident de la route en juin 2014.

Et quelle fierté pour son club formateur de voir Jean ainsi promu !!!

Certains croient à la présence d’un être surnaturel, d’autres appellent ça la providence ou le destin.

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Alors, quel que soit son nom, si les astres sont alignés durant cette saison 2019/2020, on pourrait assister à une triplette Gabardanne sur un terrain de PROD2 : Jean Lespès en arbitre central, Olivier Dubouch n°4 et Régis Apparicio juge d’en-but, un rêve pas si utopique que cela !!!

Et vous avouerez que cela aurait fière allure, car peu de clubs en France pourront se vanter d’un tel trio à ce niveau de compétition!

Et espérons que la passion qui anime ces 3 arbitres les habitera longtemps de telle sorte qu’ils puissent porter haut les couleurs rouges et bleus de Gabarret dans le mundillo de l’arbitrage.

Cérémonie du souvenir

Créé par le 09 juil 2019 | Dans : agenda, com com armagnac, histoire, infos, landes, mairie, tradition

ARX

Dimanche 21 juillet à 10 heures, aura lieu la cérémonie du 75e anniversaire des événements tragiques du 20 et 21 juillet 1944.

Le conseil municipal, le Comité du souvenir de la résistance, l’Amicale du Bataillon Arthur et l’ANACR, convient la population à se joindre à eux. Le rendez-vous est à 10 heures devant le Monument aux morts.

Après la cérémonie, un vin d’honneur sera offert par la municipalité.  

Visites guidées à Cazaubon-Barbotan

Créé par le 06 juil 2019 | Dans : actualité, agenda, com com armagnac, gers, histoire, infos, les sorties, loisirs, patrimoine

CAZAUBON-BARBOTAN LES THERMES

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Avec l’arrivée de l’été, Pass’enGers reprend ses visites guidées sur la commune de Cazaubon-Barbotan.

Depuis quatre ans, les guides-conférencières de Pass’enGers proposent des visites guidées à Cazaubon-Barbotan. Cette année, les visites se déroulent le samedi, afin de pouvoir satisfaire curistes et touristes, mais aussi la population active peu disponible en semaine.

Trois thèmes alternent tout au long de l’année:

 Les maux des Grands, la durée est de  1 h 15 et abordera l’histoire de la cité thermale et des grands personnages qui sont venus s’y faire soigner ( Monluc, Montaigne, Henri de Navarre…). Les dates et horaires sont les suivants : samedi 3 août à partir de 10 h 30,  samedi 19 octobre et samedi 16 novembre à partir de 15 h 30.

Le deuxième thème est le jardin thermal, la durée est de 1 h 15. Le public bénéficiera d’une balade dans le parc thermal, pour tout savoir du cyprès de Louisiane, des arbousiers, des arbres à perruque, de l’arbre à miel…, ainsi que des différents équipements qui ont accueilli autrefois les curistes au cœur même de ce jardin.  Les dates et horaires sont les suivants : samedi 20 juillet et samedi 17 août à partir de 10 h 30.

Le troisième thème s’intitule de château en château, et consiste dans une randonnée  culturelle de 3 kilomètres et permet  au public de découvrir les châteaux de Bellevue, Moutiques et Bégué. De château en château aura lieu le samedi 2 novembre à 15 h 30.

La réservation préalable est obligatoire. Les personnes intéressées doivent s’inscrire au 06 82 45 89 37, avant le jeudi soir qui précède la date choisie. Le tarif est de 7 euros.

Les Escapades culturelles en Gascogne, avec Pass’enGers

Pass’enGers est un collectif de guides-conférencières professionnelles qui proposent toute l’année des visites guidées et des conférences. Les personnes peuvent retrouver le programme d’« Escapades culturelles en Gascogne » auprès des offices de tourisme ou sur le site www.pass-en-gers.fr.

Des visites de groupe peuvent également être programmées sur réservation spécifique tout au long de l’année.

Les estangois se souviennent

Créé par le 04 juil 2019 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, infos, mairie

ESTANG

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Mercredi 3 juillet, les estangois, en cortège, se sont rendus au mémorial où a eu lieu la cérémonie commémorative de la tragédie survenue à Estang le lundi 3 juillet 1944.

C’est en présence des maires des communes voisines, des conseillers départementaux Isabelle Tjntané et Vincent Gouanelle, de la représentante de la gendarmerie de la communauté de brigades de l’Armagnac, de Marie-Claude Mauras,  présidente de l’Amicale du bataillon de l’Armagnac, des présidents de la FNAC, des anciens combattants, de Rawa-Ruska, des familles des fusillés, de la population et des enfants de l’école primaire, qu’a eu lieu la cérémonie.

L’Harmonie estangoise a ouvert cette cérémonie par   « Le Chant des Partisans ».

Lors de son discours,  le maire d’Estang, France Ducos, avec beaucoup d’émotions, a retracé la tragédie du 3 juillet 1944 :

« Le dimanche 2 juillet, le curé doyen de Cazaubon, aumônier départemental de la milice avec la complicité de la receveuse des postes, signale à la Feldgendarmerie de Mont-de-Marsan,  la présence de réfugiés au château de Bégué à Barbotan. Une opération de répression est mise en place, le château de Bégué est investi et neuf hommes sont interpellés. Le 3 juillet, Georgette Dulhoste se rend à Estang pour signaler la présence de ce détachement allemand. Le bataillon de l’Armagnac est prévenu, et le capitaine Parisot décide de tendre une embuscade sur  les itinéraires probables du retour, notamment Cazaubon-Labastide et au carrefour de Monclar.  À 13 heures, le combat s’engage à l’entrée nord du village, mais la colonne allemande est très supérieure en hommes et en armement. Elle se déploie et entre dans le village. Louise Cazauran sera la première victime civile. »

Après avoir rappelé les interpellations des cinq premiers otages, le maire a précisé :

« Dans le village, l’échange de coups de feu est permanent. Partout, des civils surpris ou expulsés de leur domicile sont interpellés et c’est vers 17 heures, après avoir été regroupés devant les arènes qu’ils arrivent encadrés par les soldats et rejoignent les autres otages devant la gendarmerie. Les gendarmes avec leurs femmes et leurs enfants sont expulsés de leur logement et sont alignés contre le mur du facteur. Devant eux le corps d’un sous-officier allemand qui vient d’être abattu. »

La colonne allemande se composait de deux compagnies du régiment de sécurité 197 soit 250 hommes.

France Ducos a détaillé le combat  où deux résistants, Léonce Destouet et Hans Haffner sont tués, le résistant André Ousteau a été pris en otage et exécuté.  Puis elle a  précisé :

« Deux victimes civiles, Louise Cazauran et Jean Lalanne, cinq maisons incendiées et une quarantaine d’otages qui seront conduits, sous la menace des armes, vers Pignay. Les trois gendarmes seront déportés vers les camps de concentration. L’adjudant Verdier et le gendarme Capdeville mourront en déportation, seul le gendarme Mélignier reviendra des camps de la mort.  »

Le maire a ensuite énuméré les otages qui furent lâchement abattus :

« Jean Bartherotte (maçon, 50 ans, 3 enfants), Lucien Bouque (cultivateur, 30 ans), Jean Coupaye (pharmacien, 32 ans, 3 enfants), Alfred Duclaux (charpentier, 51 ans, 3 enfants), Jean Dupeyron (cultivateur, 39 ans), Louis Dupuy (négociant, 43 ans, 3 enfants), André Ousteau (19 ans, volontaire à la 4e compagnie du Bataillon de l’Armagnac), André Pupkiewicz (40 ans, 4 enfants, journalier, réfugié juif), Paul Sansoulh (41 ans, 4 enfants, négociant en meuble, réfugié juif) ».

France Ducos a terminé son discours en précisant :

« Nous sommes aujourd’hui réunis pour rendre hommage à leur mémoire, leur témoigner notre plus grand respect et pour assurer à leurs familles ici présentes notre compassion. Plus que jamais l’oubli, la banalisation de l’horreur et de la violence sont les dangers qui menacent nos sociétés. Cette journée du souvenir revêtira tout son sens si elle ne se limite pas à la mémoire du passé mais si elle s’inscrit dans le présent et l’avenir. Que les résistants qui se sont battus avec courage et abnégation soient assurés de notre reconnaissance pour avoir contribué à la libération de la France et au retour de la liberté. »

Après le dépôt de gerbes, la sonnerie aux morts, l’Harmonie estangoise a interprété  » La Marseillaise ».

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Ceux de Rawa Ruska se sont réunis

Créé par le 03 juil 2019 | Dans : actualité, com com armagnac, com.com du Bas Armagnac, gers, histoire, infos

 CONDOM

Franck  Barsacq et Henri Portes

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Ceux de Rawa Ruska et leurs descendants, se sont réunis en congrès départemental dimanche 30 juin à Condom.

C’est en présence du maire de Condom, Gérard Dubrac, et de son adjoint Philippe Beyries, que Franck Barsacq,  président départemental, entouré de Bernard Candelon, président national de l’association, Nadine Labadie, secrétaire nationale, Chantal Martin, présidente d’Aquitaine et  Claudine Landes, vice-présidente du Lot  Quercy, a rappelé à tous le rôle désormais prépondérant du devoir de mémoire, et de la recherche historique, à l’heure où les derniers internés résistants , ayant connu la captivité dans ce redoutable camp de représailles , s’éteignent peu à peu.

Franck Barsacq a détaillé l’historique de Rawa Ruska :

«  Ce camp, dénommé « camp de la goutte d’eau », par Churchill à la BBC, était situé en Ukraine, en plein centre du triangle de la mort, est encore parfois méconnu. Lors de la seconde guerre mondiale, près de 2 millions de soldats français furent prisonniers, et 1,5 millions furent envoyés en Allemagne pour soutenir l’effort de guerre nazi. La grande majorité était composée de mobilisés. Tous n’acceptèrent pas ce rôle et leurs conditions de prisonniers, d’où une résistance qui s’instaura dans les camps de prisonniers. Elle se manifesta par des ralentissements de production, des refus de travail, des actes de sabotage, des tentatives d’évasion. Ils participèrent ainsi à la  résistance dans les camps de prisonniers de guerre encouragée par l’appel du 18 juin 1940. Début 1942, devant la multiplication des évasions et la gêne qu’elles leur occasionnèrent, les nazis décidèrent d’expédier les récidivistes, qu’ils désignèrent comme des terroristes, dans les camps de représailles d’où ils ne devaient pas revenir. Ils seront déportés au camp 325 à Rawa-Ruska. »

 C’est en leur mémoire que l’association poursuit aujourd’hui ses actions tant au plan national que régionaux, avec plus de 1000 membres, dont toujours une poignée d’anciens. Dans le Gers, on dénombre 50 adhérents environ.

Lors de ce congrès, outre deux dépôts de gerbes à Condom, et Castelnau-sur-l’Auvignon, Franck Barsacq a remis à la municipalité de Condom, une plaque commémorative qui sera prochainement déposé proche du monument aux morts, une fois les travaux terminés.

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Pour tous renseignements: Ceux de Rawa Ruska et leurs descendants, Franck Barsacq 07 86 03 63 09 ou epsylon32@wanadoo.fr

Cérémonie au mémorial

Créé par le 12 juin 2019 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, infos, Lot et Garonne

PANJAS

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Vendredi 7 juin au matin, les autorités civiles et militaires, une délégation des sapeurs-pompiers de Nogaro, une autre de la RAF (Royal Air Force), ainsi que de nombreux Gersois et Landais ont rejoint les membres de l’Amicale du Bataillon de l’Armagnac. C’est en cortège qu’ils se sont rendus à la stèle de Maurice Parisot, puis au monument aux morts, où ils ont déposé des gerbes et observé une minute de silence.

L’imposant cortège, composé d’une trentaine de porte-drapeaux, s’est rendu au mémorial pour commémorer le premier rassemblement des 570 volontaires réunis à Panjas le 6 juin 1944. Ce bataillon de l’armée secrète du Gers a été une des formations militaires qui a le plus contribué à la libération du Sud-Ouest.

570 volontaires

Au mémorial, après l’appel du 18 juin du général Charles de Gaule, lors de son allocution,  Marie-Claude Mauras, maire de la commune et présidente du Bataillon de l’Armagnac a précisé :

« Panjas ne peut pas et ne veut pas oublier les 570 volontaires animés par les mêmes valeurs. Ils étaient jeunes et au nom de la liberté, ils ont donné leur vie et combattu la folie du Nazisme. Panjas a été le premier village libéré dans notre région. Ils étaient nos pères, nos grands-pères. Ils sont là  dans nos cœurs. Ils sont pour nous une occasion de réflexion, sur la défense de la liberté, de la tolérance… »

Lors de son discours, Gisèle Biemouret, députée, a précisé que cette guerre  a appris aux nouvelles générations  que rien n’est définitivement acquis,  et qu’il  faut défendre, comme l’armée de l’ombre,  le valeurs de la paix, de la liberté et de la démocratie.

Isabelle Sendrané, sous-préfète de Condom a rappelé que ces combattants ne recherchaient ni la gloire, ni les honneurs. Ils avaient fait le choix de vivre libres. Cette détermination pour la liberté, c’est ce qu’ils nous ont laissée en héritage. Dédions ce 7 juin à la République. Aujourd’hui, la République c’est notre bien commun, à nous de la faire vivre. Dédions ce 7 juin à l’espérance, dédions ce 7 juin à la paix. »

Après l’appel aux morts,   les personnalités ont procédé aux dépôts de gerbes.

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