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Caumale, c’est toute une histoire

Créé par le 28 août 2017 | Dans : actualité, agenda, com com landes armagnac, exposition, histoire, infos, landes, patrimoine

ESCALANS

Jacques de Cauna fait découvrir l’extérieur du château

Jacques de Cauna fait découvrir l’extérieur du château

Lundi 28 août, au château de Caumale a eu lieu le congrès de la Fédération des Académies de Gascogne. Pour cette journée culturelle et d’histoire, exceptionnelle, plus de 160 personnes, académiciens, chercheurs, professeurs, universitaires, écrivains, artistes et personnalités, ont participé à la visite commentée du château, assisté à un concert de chants du XVIIe siècle, partagé le déjeuner dans la splendide salle de mariage, participé à deux conférences, ainsi qu’ au vernissage de l’exposition Benjamin Franklin.

Dès 11 heures, pour la  visite commentée du château, trois groupes de personnes ont été constitués. Le premier groupe avait pour guide Geneviève Fabre, le deuxième était conduit par Pierre Fabre, les maîtres du lieu, et le troisième par le professeur Jacques de Cauna, docteur d’État (Sorbonne), CNRS /Ehess et commandeur de l’Ordre national honneur et mérite de la République d’Haïti.

Jacques de Cauna a richement commenté  la visite, en détaillant l’histoire de l’édifice et de ses habitants. Il a retracé la longue histoire de ce château en parallèle avec l’histoire locale, régionale et nationale.

Les trois guides avec des anecdotes ont retracé l’histoire de la famille  Delisle, et leur histoire coloniale entre Saint-Domingue, Cuba…

 

Les visiteurs ont été agréablement surpris en découvrant les transformations du château réalisées par la famille Fabre en si peu de temps.  Toutes les pièces, richement meublées, décorées et complétées par des objets de collections, recréent l’atmosphère  vivante  d’alors. Caumale offre un véritable voyage historique  à travers différentes périodes de son histoire.

En fin de matinée, d’autres personnalités sont arrivées à Caumale, notamment  Dan Hall, le consul des États Unis en poste à Bordeaux, Vincent Gouanelle, conseiller départemental du Gers,  Jacques Battin, vice-président de  l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux.

Après le déjeuner, Nathalie de Rochambeau, lors d’une conférence intitulée de Vendôme à Yorktowm, a retracé la vie du général Jean-Baptiste de Rochambeau (1725-1807). En 1780,  à la tête de 6 000 hommes des troupes françaises il aida les colons américains dirigés par George Washington contre les troupes britanniques. Puis elle a rappelé que le petit fils de Jean-Baptiste de Rochambeau, venait passer ses vacances à Caumale.

Lors de la deuxième conférence, Jacques de Cauna  a abordé, en faisant les liens entre  Saint Domingue, les Antilles, Caumale et le cacao, Caumale et le café, Caumale et la canne à sucre, puis il a conclu son intervention avec  la guerre d’indépendance de l’Amérique.

 Alexandre de La Cerda  de l’Académie des Jeux Floraux  a présenté un épisode très peu connu de l’odyssée de La Fayette en partance pour l’Amérique, en précisant.

«  Il y a 240 ans, le 26 avril 1777, La Fayette s’embarquait au port de Pasajes près de Saint-Sébastien, au Pays Basque, sur le navire « La Victoire », pour son premier séjour en Amérique où il devait participer à la guerre d’Indépendance américaine. Ainsi, sans le Traité d’alliance signé par Louis XVI avec les Insurgents américains le 6 février 1778, et sans La Fayette qu’une aubergiste avait sauvé des espions anglais chargés de l’assassiner à Saint-Jean-de-Luz, sur le chemin du port de Pasajes où l’attendait son navire, sans oublier le concours pécuniaire et militaire de la France avec les troupes régulières de Rochambeau, nul doute que les Américains eussent été écrasés… »

Après la conférence présentant Benjamin Franklin grâce à la participation de Jérôme Danard, président France-Etats Unis, a eu lieu le vernissage d’une exposition consacrée à cet homme d’exception que fut Benjamin Franklin. Cette exposition restera sur place une quinzaine de jours, les particuliers et les scolaires  peuvent la visiter en prenant contact avec le château de Caumale.

Récemment, Le président de France- Etats Unis,  Jérôme Danard a nommé Geneviève Fabre, présidente de France-Etats Unis des Landes et Gascogne.

Contacts : Château de Caumale  05 58 75 45 87 ou 07 71 14 11 59.

Site du château de Caumale : http://www.chateaudecaumale.fr/index.php

Et : http://www.chateaudecaumale.fr/informations-calendrier.php

Les Arcais se souviennent

Créé par le 23 juil 2017 | Dans : com com landes armagnac, histoire, infos, landes, mairie

ARX

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Samedi matin, à 10 h 30,  à la stèle située à proximité du Monument aux morts, a eu lieu le 73e anniversaire des évènements tragiques des 20 et 21 juillet 1944.

À l’invitation de la municipalité, du comité du souvenir de la résistance, de l’amicale du bataillon Arthur et de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance ( Anacr), les Arcais nombreux étaient présents pour cette cérémonie du souvenir.

À cette époque, le petit village d’Arx  a connu deux jours de très violents combats.

Le 20 juillet vers 13 heures, un détachement allemand du 110e régiment (2e division blindée) entre à Arx. Celui-ci a pour mission d’exterminer le maquis. Six résistants meurent au combat.  Les Allemands incendient plusieurs maisons du village.

Le 21 juillet, la colonne allemande repliée à Houillès et Réaup revient. Deux autres maquisards et quatre civils perdent la vie ce jour-là.

Lors de la cérémonie de samedi matin, le maire Jean Tarrit  a évoqué la tragédie survenue à l’époque:  » Ce fut un combat titanesque, d’une violence inouïe dont l’horreur restera dans toutes les mémoires comme une vision d’enfer. »

Après avoir eu une pensée pour les familles endeuillées et pour toutes les personnes qui ont péri dans des conflits majeurs, mais aussi dans des opérations récentes, Jean Tarrit a rendu hommage à tous ces hommes et ces femmes qui ont lutté de près ou de loin face à l’ennemi .

Le maire a eu ensuite une pensée pour Matéo Blasquez dit Marta qui fit sauter la chenillette allemande sur la route de Meylan-Sos, puis pour monsieur Olivès qui, par ses conférences régionales,  a honoré  au plus haut point  ses camarades de combats.

Le maire a poursuivi son discours en apportant les précisions suivantes:  » Il y a 10 jours, j’ai eu la chance de rencontrer monsieur Farreny qui est président de l’amicale des anciens guérilléros espagnols et qui sera le jeudi 24 août avec madame Anne Hidalgo, maire de Paris, pour dévoiler une plaque en hommage à José Baron Carreno, mort pour la France le 19 août 1944. Cet homme était le chef de Marta, c’est à dire le grand chef des guérilléros espagnols. Monsieur Farreny m’a dit que Marta était une personne qui avait eu beaucoup de responsabilités, notamment en commandant jusqu’à 2000 hommes. »

Avant d’inviter l’assistance à chanter la Marseillaise, puis de se rendre pour se recueillir à la stèle située route de Meylan, Jean Tarrit a invité l’assistance à maintenir le devoir de mémoire :  » Rappelons à toutes les générations que le devoir de mémoire est très important. » 

Le maire a conclu son discours en citant Jean Moulin:  » Cherchez ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise. «  

 

Les Estangois se souviennent

Créé par le 03 juil 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, infos

ESTANG

Lundi matin, Jean-Charles Jobart, sous-préfet de Condom, le major Laurent Clavel commandant la communauté de brigade d’Eauze, le maire France Ducos et ses conseillers municipaux, les anciens combattants, plusieurs maires des communes voisines, la conseillère départementale, le président de la CCGA,  le président de l’Amicale du bataillon de l’Armagnac,  la population de la commune  et les enfants de l’école primaire, depuis le village,  se sont rendus en cortège jusqu’au mémorial d’Estang, suivant ainsi le parcours que les otages des Allemands  ont  effectué le 3 juillet 1944.

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Au mémorial, après le dépôt des gerbes par les personnalités, suivi par le chant des partisans interprété par l’Harmonie Estangoise, le maire France Ducos a retracé en détail la tragédie de cette journée qui reste gravée dans les mémoires, notamment l’arrivée à Cazaubon de deux compagnies de soldats allemands, basées à Mont-de-Marsan.

Leur intervention faisait suite à une dénonciation révélant la présence de terroristes. Après la répression au château de Bégué, les Allemands ont pris la route d’Estang et ont rencontré les membres du bataillon de l’Armagnac. 

Le combat s’engagea au nord du village d’Estang, puis rapidement dans tout le village et dura toute la journée : «  Nous savons que la première victime fut Louise Cazauran, qui voulant fermer ses volets, fut prise pour cible et fut mortellement blessée. Andrée Pupkiewiez, Jean Coupaye et Paul Sansoulh, voulant lui porter secours furent arrêtés, puis Alfred Duclaux et Jean Bartherote, furent ensuite interpellés, ainsi que les gendarmes et leurs familles et une quarantaine d’hommes, de femmes et d’enfants. Ces derniers furent conduits sous la menace des armes vers le carrefour de Pignay.

En représailles des neuf Allemands tués au cours   des combats, le commandant de la troupe nazie fit fusiller neuf otages. »

Les victimes de cette sinistre journée furent Jean Bartherote, Lucien Bouqué, Jean Coupaye, Alfred Duclaux, Jean Dupeyron, Louis Dupuy, André Ousteau, André Pupkiewiez  et Paul Sansoulh, qui furent fusillés par les Allemands, ainsi que les résistants Rémy Destouet, Hans Halner, morts au combat et Louise Cazauran et Jean Lalanne.

Après la sonnerie aux morts et la Marseillaise, les personnalités ont salué les porte-drapeaux.

Rawa-Ruska Gers cherche des descendants

Créé par le 25 juin 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, infos

PANJAS

Samedi matin, dès 10 heures, les descendants des prisonniers du camp d’internement de Rawa-Ruska, se sont retrouvés à la salle de la mairie, où ils ont assisté au congrès annuel   de l’association gersoise, avant de participer à la cérémonie commémorative au mémorial du Bataillon de l’Armagnac. 

Les personnalités et délégations présentes

Le congrès s’est déroulé  en présence  du maire Marie –Claude  Mauras, Chantal Martin, Rawa Aquitaine,  Christine Noël,    présidente Rawa des Hautes-Pyrénées,  Bernard Candelon, président Rawa du Lot et Garonne et de la Dordogne, Roger Job vice-président des CVR et du bataillon de l’Armagnac,  représentant le président  Michel Renaud,  Didier Remazeilles, président de la FNACA de  Cazaubon. 

L’association gersoise et le camp de Rawa-Ruska

Le président Franck Barsacq a rappelé que l’association gersoise compte une quarantaine de membres : «  Les derniers prisonniers gersois survivants  de Rawa Ruska, sont décédés. Parmi les membres actuels, il reste quatre veuves épouses de prisonniers. Le reste des membres se compose   de descendants, amis et sympathisants. Les effectifs sont en progression tous les ans. »

L’association gersoise qui utilise  les moyens dont elle dispose, contribue à son échelle au devoir de mémoire afin de sortir  de l’oubli la douloureuse histoire de tous ces prisonniers envoyés à titre disciplinaire  dans ce  camp dit le camp de la goutte d’eau, et  qui fut  dénoncé en ces termes à la BBC par Churchill.

Ces prisonniers étaient avant tout des militaires multirécidivistes de l’évasion, des résistants, insoumis et récalcitrants.  Aujourd’hui dans le département du Gers,  le souvenir est porté par les veuves, les enfants et les petits-enfants des prisonniers.

L’association recherche des descendants

Afin que l’élan de l’association perdure, et en mémoire de leur parent prisonnier,  le président Franck Barsacq   a  profité du congrès pour lancer un appel aux descendants des prisonniers gersois qui étaient internés à Rawa-Ruska, les invitants à rejoindre l’association et demandant aux membres actuels de l’association de poursuivre leurs recherches afin de les contacter.  

Voyage à Rawa-Ruska, le film et la stèle

La réunion s’est prolongée avec la diffusion du film sur le voyage à Rawa-Ruska, à l’occasion du 75e anniversaire de l’arrivée du premier convoi. Puis  les avancées sur la recherche historique  et la mémoire au niveau national ont été abordées en précisant qu’un projet de thèse est en cours. La discussion s’est poursuivie avec le film réalisé par Chouchana Boubovska  » Ceux de Rawa-Ruska témoins de  la Shoah », et qui a été  récemment diffusé à la télévision sur FR3. Pour conclure, il a été évoqué la pose d’une stèle au Père Lachaise,  dans le carré des déportés,  financée avec le soutien de la mairie de Paris et inaugurée en présence de nombreuses personnalités, lors du congrès national de Rawa-Ruska, en octobre 2016.

Le nouveau bureau de Rawa-Ruska Gers

Les membres ont élu un nouveau bureau qui se compose  du président : Franck Barsacq,    les   vice-présidents  sont  Claude Beyries ( Condom) et     Christian Brescon  (  Beaumarchais),   la  secrétaire et trésorière est  Régine Lartigolle ( Panjas) et le  commissaire aux comptes  Francis Bouey ( Corneillan).

Les cérémonies

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À l’issue du congrès, en cortège, les membres de Rawa-Ruska, rejoints par les élus de la commune et des panjagais et panjagaises, se sont rendus au mémorial, où ils ont procédé à un dépôt de gerbes, une minute de silence, puis ils ont entonné la marseillaise. 

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De là,  en cortège, ils se sont rendus au cimetière pour honorer et procéder au fleurissement des tombes des quatre anciens  prisonniers de Rawa-Ruska qui sont inhumés à Panjas. Il s’agit de Raymond Kieffer, Henri Lartigolle, Siméon Ducom et Auguste Alacade.

Pour tous renseignements Franck Barsacq   07 86 03 63 09  epsylon32@wanadoo.fr

La légion d’honneur remise à Pierre Baquè

Créé par le 09 juin 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, infos

PANJAS

Mercredi, à l’issue du congrès de l’amicale du Bataillon de l’Armagnac,  dès 10 heures, ont débuté les cérémonies de la commémoration du premier rassemblement des 570 volontaires du Bataillon de l’Armagnac. C’est en présence des autorités civiles, des Sapeurs-pompiers de Nogaro, d’une trentaine de porte-drapeaux, qu’un hommage solennel a été rendu à tous ces hommes et femmes qui ont combattu pour la libération de la France. 

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Pierre Baquè

Après la cérémonie avec le  dépôt de gerbes à la stèle de l’abbé Tales et au Monuments aux morts, l’imposant  cortège ouvert par les porte-drapeaux s’est rendu au mémorial. Avant  la remise de la légion d’honneur au récipiendaire Pierre Baquè, Michel Renaud, président de l’amicale  Bataillon de l’Armagnac a détaillé l’engagement de Pierre Baquè :

«  Pierre Baquè est né le 8 novembre 1923 à Lannepax. Il fut incorporé aux chantiers de jeunesse le 6 juillet 1943 à Nontron (24), puis il fut muté aux productions industrielles de Tulle Manufacture le 22 février 1944. Chef d’équipe jusqu’à la dissolution des chantiers, il sera témoin le 9 juin 1944, à Tulle,  de la pendaison de 99 otages.

Par la suite,  Pierre Baquè s’est engagé volontaire le 18 août 1944 à la demi-brigade du Bataillon de l’Armagnac. Il participa au combat de l’Île-Jourdain, puis le 1er mai 1945 à la libération de l’île d’Oléron.

Il effectua un stage de démineur, puis le 22 octobre partit pour l’occupation de l’Allemagne. Au mois d’août 1947, il fut démobilisé du 32 e régiment de transmission avec le  grade de sergent.

Pierre Baquè est titulaire de la croix de guerre, de la croix du combattant volontaire, commémorative 39/45 et de la médaille militaire. Membre actif de plusieurs associations d’anciens combattants, et membre fondateur de l’amicale du Bataillon de l’Armagnac, dont il fut trésorier de 1987 à 2013, il est actuellement vice-président délégué. »

Le général Lasserre a remis à Pierre Baquè, l’insigne de chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur. L’appel du 18 juin, le dépôt de gerbes, la sonnerie aux morts et  l’appel  aux morts du Bataillon de l’Armagnac, la minute de silence se succédèrent puis furent suivis de l’hymne Britannique, de la Marseillaise, du chant des partisans chanté par les enfants, et des allocutions des personnalités.   

La renaissance du château de Caumale se poursuit

Créé par le 22 sept 2016 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, landes, loisirs, musique, patrimoine

ESCALANS

Samedi 17 et dimanche 18 septembre à l’occasion des journées du patrimoine, Pierre et  Geneviève Fabre ainsi que les membres de l’Association des Amis du Château de Caumale proposaient un beau programme avec une visite gratuite et costumée du château et plusieurs animations culturelles.

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 Samedi après-midi, le public a eu droit  à la projection  du film sur Cuba «  La Mémoire libérée » de la réalisatrice  Ghislaine Graillet.  Cette dernière, qui a à son actif une dizaine de documentaires, s’est rendue  par trois fois à Cuba pour réaliser ce film. Durant 52 minutes, le public a découvert cette évocation émouvante qui retrace le parcours  de ses ancêtres  partis  à Cuba au XIXe siècle. Ceux-ci vivaient   dans la région de Santiago de Cuba, et étaient propriétaire de nombreuses usines de canne à sucre : «  La présence familiale remonte à Prudent de Casamajor, le premier ancêtre qui quitta Sauveterre de Béarn avant la Révolution française pour faire fortune dans les caféières et sucreries. Par la suite  les esclaves se sont soulevés, et Prudent s’est  réfugié au sud de Cuba, où il est devenu  très influent au niveau diplomatique,  économique, et politique. La famille a résisté au fil des générations, jusqu’à la révolution de  1959, qui l’a obligé à s’exiler de nouveau. » Ce film a été projeté en avant-première à Oloron Sainte Marie le vendredi 16 septembre.

Samedi 17 septembre, le public gabardan, à son tour, a découvert les liens, les personnes qui ont fait l’histoire en unissant le Béarn, le château de  Caumale et Cuba.

Ghislaine Graillet et l’historien et  professeur Jacques de Cauma ont ensuite animé une conférence très instructive. À partir de 16 h 30, le maître ès Thé Arnaud Bachelin a animé une conférence suivie d’un moment de dégustation.

La soirée musicale avec une des plus grandes  pianistes françaises actuelles,  Stéphanie Humeau a  clôturé magistralement cette première journée.

Dimanche, plus de 300 visiteurs landais, gersois, girondins et curistes ont découvert le château, le plus ancien de toute la région et  agréablement rénové. Les personnages historiques qui sont venus à Caumale, notamment Henri IV, Humboldt, Delisle, étaient  interprétés par la famille Fabre et leurs amis.     

Cérémonie du souvenir des fusillés de Bascaules

Créé par le 09 août 2016 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, politique

TOUJOUSE

Samedi à 11 heures, à Toujouse,  au bois de Bascaules, comme tous les ans le 6 août, a eu lieu la cérémonie du souvenir en hommage aux trois résistants fusillés par les nazis. Cette année, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre   Najat Vallaud-Belkacem, du député et président du Conseil départemental,  Philippe Martin, d’Élisabeth Dupuy-Mitterrand, présidente de la Communauté de communes du Bas Armagnac,  de très nombreux maires de ce territoire gersois et landais, et de la population locale du Houga, Toujouse et des villages voisins.  

Jacques Tartas,   maire de Toujouse, après son mot d’accueil, a invité les personnalités à procéder au dépôt de gerbes, qui fut suivi  par l’appel aux morts, la minute de silence, la Marseillaise et le chant des partisans, interprétés par la chorale de Viella.

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Hubert Labenelle,  qui était enfant en 1944,   a détaillé la tragédie  de la  journée du 6 août. Un témoignage  d’intenses émotions partagées par toute l’assistance.

 Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a pris la parole : « Nous préférons l’espoir à la peur.  Nous sommes ensemble, aujourd’hui, pour célébrer la mémoire de ces jeunes gens morts pour que la France soit ce qu’elle est aujourd’hui Libre… Après des mois et des mois qui ont vu notre pays attaqué, nos concitoyens meurtris, endeuillés, tristes et en colère, mais debout et ensemble ; comme pour former un mur contre le terrorisme, nous avons marché, posé des fleurs, des bougies pour dire au monde avec force et dans un lourd silence empreint de dignité que nous sommes la France laïque et libre. La laïcité n’est pas un particularisme accidentel dans notre Histoire, elle  constitue une conquête à préserver et à promouvoir, de portée universelle et c’est cela qui est attaqué aujourd’hui. Résister, cela implique de défendre les valeurs de notre démocratie… »

Après avoir rappelé que le peuple de France après chaque conflit a su pardonner, se rassembler et se relever, et que ces femmes et ces hommes guidés par les grands principes de la république ont réalisé l’impossible, de relever le pays de la guerre et du déclin par leur travail et leur courage  Élisabeth Dupuy-Mitterrand a précisé : «  Nous sommes les gardiens de cet héritage, nous nous pensions en paix, nous sommes en guerre et c’est à nous de savoir maintenant résister et répondre à ces nouvelle menaces. Ensemble et unis, car l’Europe vacille. Les intégristes, le racisme, l’obscurantisme ont gagné du terrain sans que nous n’en prenions suffisamment garde, trop occupés par les problèmes de la mondialisation et des crises économiques. »

L’élue a poursuivi  son discours en rappelant que pendant la dernière guerre, 40 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été déplacés et exilés par les conflits et les guerres puis elle a précisé : «  Aujourd’hui, ils sont 60 millions de déracinés, d’exilés qui errent de camp en camp, de terre d’accueil improbable en terre d’accueil d’espoir, s’ils ne meurent pas avant en Méditerranée…Nos forces armées sont de tous les combats pour libérer ces pays de la tyrannie. Combien d’enfants privés d’école aujourd’hui, 270 000 en Lybie, combien en Irak  et en Syrie ? Et si le vrai danger à venir était Là ? N’oublions pas non plus que les premières victimes civiles de ces guerres sont les Chrétiens d’Orient et les musulmans. Nous nous devons d’ouvrir notre pays autant que faire se peut à ces citoyens en détresse comme nous l’avons fait précédemment dans notre Histoire avec la même humanité sans détourner le regard du drame qui se joue à nos portes. »

Avant de conclure son discours sur la nécessité de défendre la démocratie, Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a interpellé l’assistance : «  Quel que soit la terre où l’on meurt, les larmes ont la même couleur dans la douleur.   De quelle couleur était la peau des jeunes venus des quatre coins du monde pour nous libérer ? De quelle religion ? Ils étaient juste des soldats de la liberté. De quelle religion ? De quelle appartenance politique étaient les combattants et les résistants dont sont gravés les noms sur nos Monuments aux morts ? C’étaient juste des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.   Des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.

La Ministre  Najat Vallaud-Belkacem, après avoir rappelé les noms des trois jeunes  résistants a insisté sur la nécessité de  lutter contre l’oubli : «  L’oubli est une chose redoutable, parce qu’il nous conduit à prendre pour acquises, des situations qui sont le résultat d’un long combat. L’oubli nous amène à considérer comme négligeable et sans importance, ce qui est pourtant essentiel… C’est pour cette raison que je tiens, année après année, à me joindre à vous le 6 août. Ce combat se mène aussi, jour après jour, dans les lieux de mémoire comme dans les salles de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées. La mémoire de ce temps, nous devons impérativement la transmettre à ces jeunes. L’école a un rôle essentiel à jouer et permet à ces jeunes de rencontrer, au fil de leur scolarité, des femmes et des hommes qui se sont engagés. C’est tout le sens de la réserve citoyenne que j’ai instaurée au lendemain des attentats de janvier 2015.   »

Avant de conclure son discours  Najat Vallaud-Belkacem, a rendu un dernier hommage aux trois résistants : « À travers eux, c’est la beauté d’un combat et l’ampleur d’un espoir qui s’incarnent…n’oublions pas pour quoi ils se sont battus et pourquoi ils sont morts. »

Najat Vallaud-Belkacem a inauguré le Parcours de Mémoire

Créé par le 06 août 2016 | Dans : actualité, éducation, gers, histoire, mairie, politique

LE HOUGA

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Samedi matin, à côté de la mairie en présence des nombreuses autorités civiles et militaires, d’anciens combattants et  des habitants de la commune, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,  a inauguré le Parcours de Mémoire du 6 août 1944.

Après son mot d’accueil, le maire Patricia Galabert  a retracé en détail  l’histoire tragique survenue en ce lieu:  » Nous sommes ici réunis, face à ce qu’était l’Hôtel Lafontan. Ce bâtiment dont les volets sont maintenant trop souvent clos, comme s’il ne parvenait pas à se remettre de son passé, a été le théâtre d’une journée tragique dans l’histoire de notre village. Ici des hommes et des femmes ont été arrêtés pour être conduits en prison, pour être torturés, pour être fusillés.

Le 7 août 44, le Commissaire de police de Mont de Marsan adresse un rapport au Préfet des landes dans lequel il relate :  » Le 6 août courant dans la matinée, M. Thiebaud Henri, ex chef de service du ravitaillement à la mairie de Mont de Marsan, Mme Peguy  qui avait remplacé M. Thiebaud   dans son emploi, et M. Combelle, instituteur, fils d’un employé de la voirie de la ville de Mont de Marsan, ont été arrêtés dans un café du Houga. Mme Peguy et M. Combelle ont été écroués à la maison d’arrêt de Mont de Marsan. Quant à M. Thiebaud, il devait être fusillé quelques temps après son arrestation, avec deux autres maquisards dans le cantonnement où les allemands les avaient  conduits sous la contrainte « .

Après la lecture de ce rapport, Patricia Galabert a développé la journée du 6 août 1944.

« Le dimanche 6 août en effet, Henri Thiebaud  a rendez-vous à l’Hôtel Lafontan au Houga avec Mme Peguy  qui lui apporte des cartes d’alimentation. Ce jour-là, au petit matin, Le Houga est envahi par un détachement de soldats allemands. L’hôtel est perquisitionné, Melle Lafontan, Mme Peguy, le couple Koln, M. Stopler, le garagiste Jean Laborde, M. Brocas, M. Combelle et d’autres sont arrêtés. L’hôtel est pillé, tout est emporté et le bâtiment détruit à l’explosif. Les personnes arrêtées sont transférées à Mont de Marsan puis au fort du Hâ, d’où elles sont libérées le 28 août, les nazis n’ayant pas eu le temps de les déporter.

Henri Thiebaud  a 43 ans quand les soldats nazis le conduisent dans le bois de Bascaules où il est fusillé avec Pierre Farines, âgé de 22 ans, capturé par les allemands alors qu’il est en mission de ravitaillement de deux camarades qui montent la garde et Jean Labastie  âgé de 32 ans arrêté par un barrage allemand alors qu’il allait prévenir Henri Thiebaud  à l’hôtel Lafontan.  »

Le maire a rappelé que chaque année, les municipalités du Houga et de Toujouse, avec les habitants de ces deux communes rendent hommage à ces trois hommes, à l’endroit même où ils ont été exécutés. Puis elle a poursuivi son discours en précisant les trois importantes commémorations et le projet du parcours de mémoire :

« Depuis les évènements tragiques du 6 août 44, cette date a été commémorée trois fois au Houga. La première fois ce fut pour le cinquantenaire à l’occasion duquel la plaque a été apposée sur la façade, durant le mandat de M. Massenez.  Puis en 2014 et 2015, en accord avec l’association des anciens combattants du Houga nous avons commémoré ces évènements. Ensuite est venue l’idée que la commémoration retrace le déroulement de cette journée sous la forme d’un chemin de mémoire. Ce projet a été subventionné par l’ONAC, le conseil départemental et l’association des anciens combattants du Houga et cofinancé par notre commune et celle de Toujouse.

Il répond au double objectif de reconnaître et de transmettre. Reconnaître le traumatisme vécu par nos ainés et transmettre notre histoire aux jeunes générations. Il est important de se recueillir comme nous le faisons tous les ans à l’endroit où les trois résistants ont été suppliciés, mais il est également important d’acter et de mettre en mot ce qui s’est passé au Houga  ce jour-là. Nous avons souhaité mettre en place une cérémonie digne et pérenne retraçant le parcours des trois fusillés de Bascaules et des habitants de notre commune. Un groupe de travail constitué d’élus du Houga et de Toujouse, et des anciens combattants Folgariens a donné corps à ce projet avec pour objectif la transmission du patrimoine mémoriel aux jeunes générations.

 Ce parcours de mémoire est jalonné par quatre pupitres dont les textes ont été rédigés par Jacques Fitan dont nous reconnaissons tous l’expertise et le sens pédagogique. Ce travail a été validé par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Gers, la maquette a également été présentée au Conseil Départemental pour les anciens combattants et victimes de Guerre et la mémoire de la Nation qui s’est tenu le 22 juin dernier sous la présidence de M. le Directeur du Cabinet de M. le Préfet et en présence de Présidents d’Associations. »

Les pupitres du Parcours de mémoire

«  Le pupitre que nous allons dévoiler décrit les conditions des arrestations et l’internement de civils à l’hôtel Lafontan. Le deuxième pupitre est situé au niveau de ce qu’était le garage Laborde.  Le troisième au carrefour de « La Jalousie » point de rassemblement des personnes arrêtées et embarquées pour Mont de Marsan. Le quatrième pupitre est en forêt de Bascaules, sur le lieu de l’exécution. »

Le souvenir du 6 août 44 est à jamais gravé dans la mémoire des folgariens l’ayant vécu.

« Tous se souviennent que les soldats allemands sont apparus comme s’ils sortaient de terre, ils étaient arrivés pendant la nuit, personne n’avait rien entendu, au petit matin toutes les routes étaient bloquées. C’est par petits groupes que les soldats ont pénétré dans le village et fouillé de nombreuses habitations. Tous se souviennent de l’épais brouillard qui enveloppait le village ce jour-là. Tous se souviennent des camions le traversant avec leurs otages à bord. Tous se souviennent de ces personnes arrêtées, enfermées, et interrogées dans le cellier de l’hôtel Lafontan  et le hangar à grain de Georges Cazade. Tous se souviennent du bruit de l’explosion. Tous se souviennent des trois fusillés du bois de Bascaules. À nous maintenant de nous souvenir et de transmettre.

Merci, Mme la Ministre de conforter et de donner force à cette démarche par votre présence ici. On ne peut pas façonner le présent et préparer l’avenir sans se retourner sur son histoire personnelle et sur notre histoire commune. Les évènements de cette journée appartiennent à chacun d’entre vous, vous qui en avez été les acteurs et les témoins, mais ils constituent aussi notre patrimoine mémoriel. Il s’agit d’un passage de témoin afin que les enfants d’aujourd’hui sachent qu’ici aussi la barbarie a sévi, que la paix, la liberté et la fraternité sont des biens fragiles qu’il est de notre devoir de préserver.

Les différences entre individus doivent être vécues comme une chance et une richesse dans les relations humaines. Devenons des « passeurs de mémoire ». Nous sommes les témoins de témoins, à notre tour de témoigner, non pas de ce que nous avons vécu, mais de ce que nous avons reçu en héritage. » Après le discours de Patricia Galabert, Philippe Martin puis Najat Vallaud-Belkacem se sont exprimés sur la résistance gersoises, leur courage et   les valeurs de la république, liberté, égalité et fraternité  qui animaient ces hommes et ces femmes.

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