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Les Arcais se souviennent

Créé par le 23 juil 2017 | Dans : com com landes armagnac, histoire, infos, landes, mairie

ARX

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Samedi matin, à 10 h 30,  à la stèle située à proximité du Monument aux morts, a eu lieu le 73e anniversaire des évènements tragiques des 20 et 21 juillet 1944.

À l’invitation de la municipalité, du comité du souvenir de la résistance, de l’amicale du bataillon Arthur et de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance ( Anacr), les Arcais nombreux étaient présents pour cette cérémonie du souvenir.

À cette époque, le petit village d’Arx  a connu deux jours de très violents combats.

Le 20 juillet vers 13 heures, un détachement allemand du 110e régiment (2e division blindée) entre à Arx. Celui-ci a pour mission d’exterminer le maquis. Six résistants meurent au combat.  Les Allemands incendient plusieurs maisons du village.

Le 21 juillet, la colonne allemande repliée à Houillès et Réaup revient. Deux autres maquisards et quatre civils perdent la vie ce jour-là.

Lors de la cérémonie de samedi matin, le maire Jean Tarrit  a évoqué la tragédie survenue à l’époque:  » Ce fut un combat titanesque, d’une violence inouïe dont l’horreur restera dans toutes les mémoires comme une vision d’enfer. »

Après avoir eu une pensée pour les familles endeuillées et pour toutes les personnes qui ont péri dans des conflits majeurs, mais aussi dans des opérations récentes, Jean Tarrit a rendu hommage à tous ces hommes et ces femmes qui ont lutté de près ou de loin face à l’ennemi .

Le maire a eu ensuite une pensée pour Matéo Blasquez dit Marta qui fit sauter la chenillette allemande sur la route de Meylan-Sos, puis pour monsieur Olivès qui, par ses conférences régionales,  a honoré  au plus haut point  ses camarades de combats.

Le maire a poursuivi son discours en apportant les précisions suivantes:  » Il y a 10 jours, j’ai eu la chance de rencontrer monsieur Farreny qui est président de l’amicale des anciens guérilléros espagnols et qui sera le jeudi 24 août avec madame Anne Hidalgo, maire de Paris, pour dévoiler une plaque en hommage à José Baron Carreno, mort pour la France le 19 août 1944. Cet homme était le chef de Marta, c’est à dire le grand chef des guérilléros espagnols. Monsieur Farreny m’a dit que Marta était une personne qui avait eu beaucoup de responsabilités, notamment en commandant jusqu’à 2000 hommes. »

Avant d’inviter l’assistance à chanter la Marseillaise, puis de se rendre pour se recueillir à la stèle située route de Meylan, Jean Tarrit a invité l’assistance à maintenir le devoir de mémoire :  » Rappelons à toutes les générations que le devoir de mémoire est très important. » 

Le maire a conclu son discours en citant Jean Moulin:  » Cherchez ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise. «  

 

Cérémonie du souvenir en mémoire de trois résistants

Créé par le 16 juil 2017 | Dans : com com landes armagnac, histoire, infos, landes

SAINT-JULIEN-D’ARMAGNAC

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Samedi, en fin d’après-midi, à Saint-Julien d’Armagnac, à la stèle de Gimbert, a eu lieu une cérémonie du souvenir, en présence du directeur du cabinet du préfet,  du commandant de gendarmerie, d’une délégation  de la base 118, du directeur de l’ONAC, ainsi que  des maires des communes du gabardan, des anciens combattants, des membres de l’Amicale Hilaire-Buckmaster, d’une vingtaine de porte-drapeaux et  de la population locale.

Jeanine Barbères, présidente de l’Amicale du réseau Hilaire-Buckmaster, a retracé la tragédie survenue à Gimbert le 15 juillet 1944 en précisant : « Après une intervention à Sos,  le convoi  Allemand  sur son retour à Mont-de-Marsan est malheureusement tombé sur les résistants Jean Brunet 20 ans, Maurice Dulin 20 ans et Robert Capbern 24 ans, qui revenaient de mission. Ils furent  immédiatement fusillés sur place… »

Après le dépôt de gerbes de l’Amicale du réseau Hilaire-Buckmaster, du Bataillon de l’Armagnac  et de la municipalité de Saint-Julien d’Armagnac, « le Chant des partisans », la sonnerie aux morts, l’assistance a entonné «  La Marseillaise ».

Cette cérémonie  d’hommage aux résistants, demeure un temps fort du devoir de mémoire et   la présence importante des autorités civiles et militaires, ainsi que de la population, exprime l’intérêt que tous portent à ce devoir.    

Les Estangois se souviennent

Créé par le 03 juil 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, infos

ESTANG

Lundi matin, Jean-Charles Jobart, sous-préfet de Condom, le major Laurent Clavel commandant la communauté de brigade d’Eauze, le maire France Ducos et ses conseillers municipaux, les anciens combattants, plusieurs maires des communes voisines, la conseillère départementale, le président de la CCGA,  le président de l’Amicale du bataillon de l’Armagnac,  la population de la commune  et les enfants de l’école primaire, depuis le village,  se sont rendus en cortège jusqu’au mémorial d’Estang, suivant ainsi le parcours que les otages des Allemands  ont  effectué le 3 juillet 1944.

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Au mémorial, après le dépôt des gerbes par les personnalités, suivi par le chant des partisans interprété par l’Harmonie Estangoise, le maire France Ducos a retracé en détail la tragédie de cette journée qui reste gravée dans les mémoires, notamment l’arrivée à Cazaubon de deux compagnies de soldats allemands, basées à Mont-de-Marsan.

Leur intervention faisait suite à une dénonciation révélant la présence de terroristes. Après la répression au château de Bégué, les Allemands ont pris la route d’Estang et ont rencontré les membres du bataillon de l’Armagnac. 

Le combat s’engagea au nord du village d’Estang, puis rapidement dans tout le village et dura toute la journée : «  Nous savons que la première victime fut Louise Cazauran, qui voulant fermer ses volets, fut prise pour cible et fut mortellement blessée. Andrée Pupkiewiez, Jean Coupaye et Paul Sansoulh, voulant lui porter secours furent arrêtés, puis Alfred Duclaux et Jean Bartherote, furent ensuite interpellés, ainsi que les gendarmes et leurs familles et une quarantaine d’hommes, de femmes et d’enfants. Ces derniers furent conduits sous la menace des armes vers le carrefour de Pignay.

En représailles des neuf Allemands tués au cours   des combats, le commandant de la troupe nazie fit fusiller neuf otages. »

Les victimes de cette sinistre journée furent Jean Bartherote, Lucien Bouqué, Jean Coupaye, Alfred Duclaux, Jean Dupeyron, Louis Dupuy, André Ousteau, André Pupkiewiez  et Paul Sansoulh, qui furent fusillés par les Allemands, ainsi que les résistants Rémy Destouet, Hans Halner, morts au combat et Louise Cazauran et Jean Lalanne.

Après la sonnerie aux morts et la Marseillaise, les personnalités ont salué les porte-drapeaux.

Rawa-Ruska Gers cherche des descendants

Créé par le 25 juin 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, infos

PANJAS

Samedi matin, dès 10 heures, les descendants des prisonniers du camp d’internement de Rawa-Ruska, se sont retrouvés à la salle de la mairie, où ils ont assisté au congrès annuel   de l’association gersoise, avant de participer à la cérémonie commémorative au mémorial du Bataillon de l’Armagnac. 

Les personnalités et délégations présentes

Le congrès s’est déroulé  en présence  du maire Marie –Claude  Mauras, Chantal Martin, Rawa Aquitaine,  Christine Noël,    présidente Rawa des Hautes-Pyrénées,  Bernard Candelon, président Rawa du Lot et Garonne et de la Dordogne, Roger Job vice-président des CVR et du bataillon de l’Armagnac,  représentant le président  Michel Renaud,  Didier Remazeilles, président de la FNACA de  Cazaubon. 

L’association gersoise et le camp de Rawa-Ruska

Le président Franck Barsacq a rappelé que l’association gersoise compte une quarantaine de membres : «  Les derniers prisonniers gersois survivants  de Rawa Ruska, sont décédés. Parmi les membres actuels, il reste quatre veuves épouses de prisonniers. Le reste des membres se compose   de descendants, amis et sympathisants. Les effectifs sont en progression tous les ans. »

L’association gersoise qui utilise  les moyens dont elle dispose, contribue à son échelle au devoir de mémoire afin de sortir  de l’oubli la douloureuse histoire de tous ces prisonniers envoyés à titre disciplinaire  dans ce  camp dit le camp de la goutte d’eau, et  qui fut  dénoncé en ces termes à la BBC par Churchill.

Ces prisonniers étaient avant tout des militaires multirécidivistes de l’évasion, des résistants, insoumis et récalcitrants.  Aujourd’hui dans le département du Gers,  le souvenir est porté par les veuves, les enfants et les petits-enfants des prisonniers.

L’association recherche des descendants

Afin que l’élan de l’association perdure, et en mémoire de leur parent prisonnier,  le président Franck Barsacq   a  profité du congrès pour lancer un appel aux descendants des prisonniers gersois qui étaient internés à Rawa-Ruska, les invitants à rejoindre l’association et demandant aux membres actuels de l’association de poursuivre leurs recherches afin de les contacter.  

Voyage à Rawa-Ruska, le film et la stèle

La réunion s’est prolongée avec la diffusion du film sur le voyage à Rawa-Ruska, à l’occasion du 75e anniversaire de l’arrivée du premier convoi. Puis  les avancées sur la recherche historique  et la mémoire au niveau national ont été abordées en précisant qu’un projet de thèse est en cours. La discussion s’est poursuivie avec le film réalisé par Chouchana Boubovska  » Ceux de Rawa-Ruska témoins de  la Shoah », et qui a été  récemment diffusé à la télévision sur FR3. Pour conclure, il a été évoqué la pose d’une stèle au Père Lachaise,  dans le carré des déportés,  financée avec le soutien de la mairie de Paris et inaugurée en présence de nombreuses personnalités, lors du congrès national de Rawa-Ruska, en octobre 2016.

Le nouveau bureau de Rawa-Ruska Gers

Les membres ont élu un nouveau bureau qui se compose  du président : Franck Barsacq,    les   vice-présidents  sont  Claude Beyries ( Condom) et     Christian Brescon  (  Beaumarchais),   la  secrétaire et trésorière est  Régine Lartigolle ( Panjas) et le  commissaire aux comptes  Francis Bouey ( Corneillan).

Les cérémonies

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À l’issue du congrès, en cortège, les membres de Rawa-Ruska, rejoints par les élus de la commune et des panjagais et panjagaises, se sont rendus au mémorial, où ils ont procédé à un dépôt de gerbes, une minute de silence, puis ils ont entonné la marseillaise. 

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De là,  en cortège, ils se sont rendus au cimetière pour honorer et procéder au fleurissement des tombes des quatre anciens  prisonniers de Rawa-Ruska qui sont inhumés à Panjas. Il s’agit de Raymond Kieffer, Henri Lartigolle, Siméon Ducom et Auguste Alacade.

Pour tous renseignements Franck Barsacq   07 86 03 63 09  epsylon32@wanadoo.fr

La légion d’honneur remise à Pierre Baquè

Créé par le 09 juin 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, infos

PANJAS

Mercredi, à l’issue du congrès de l’amicale du Bataillon de l’Armagnac,  dès 10 heures, ont débuté les cérémonies de la commémoration du premier rassemblement des 570 volontaires du Bataillon de l’Armagnac. C’est en présence des autorités civiles, des Sapeurs-pompiers de Nogaro, d’une trentaine de porte-drapeaux, qu’un hommage solennel a été rendu à tous ces hommes et femmes qui ont combattu pour la libération de la France. 

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Pierre Baquè

Après la cérémonie avec le  dépôt de gerbes à la stèle de l’abbé Tales et au Monuments aux morts, l’imposant  cortège ouvert par les porte-drapeaux s’est rendu au mémorial. Avant  la remise de la légion d’honneur au récipiendaire Pierre Baquè, Michel Renaud, président de l’amicale  Bataillon de l’Armagnac a détaillé l’engagement de Pierre Baquè :

«  Pierre Baquè est né le 8 novembre 1923 à Lannepax. Il fut incorporé aux chantiers de jeunesse le 6 juillet 1943 à Nontron (24), puis il fut muté aux productions industrielles de Tulle Manufacture le 22 février 1944. Chef d’équipe jusqu’à la dissolution des chantiers, il sera témoin le 9 juin 1944, à Tulle,  de la pendaison de 99 otages.

Par la suite,  Pierre Baquè s’est engagé volontaire le 18 août 1944 à la demi-brigade du Bataillon de l’Armagnac. Il participa au combat de l’Île-Jourdain, puis le 1er mai 1945 à la libération de l’île d’Oléron.

Il effectua un stage de démineur, puis le 22 octobre partit pour l’occupation de l’Allemagne. Au mois d’août 1947, il fut démobilisé du 32 e régiment de transmission avec le  grade de sergent.

Pierre Baquè est titulaire de la croix de guerre, de la croix du combattant volontaire, commémorative 39/45 et de la médaille militaire. Membre actif de plusieurs associations d’anciens combattants, et membre fondateur de l’amicale du Bataillon de l’Armagnac, dont il fut trésorier de 1987 à 2013, il est actuellement vice-président délégué. »

Le général Lasserre a remis à Pierre Baquè, l’insigne de chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur. L’appel du 18 juin, le dépôt de gerbes, la sonnerie aux morts et  l’appel  aux morts du Bataillon de l’Armagnac, la minute de silence se succédèrent puis furent suivis de l’hymne Britannique, de la Marseillaise, du chant des partisans chanté par les enfants, et des allocutions des personnalités.   

Les Gabardans se souviennent

Créé par le 07 juin 2017 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes, tradition

LOSSE

Mardi matin, en souvenir du Débarquement en Normandie et en hommage aux résistants Gabardans ainsi qu’aux agents parachutés, l’amicale Hilaire-Buckmaster avait convié les gabardans à assister aux cérémonies.

La première a eu lieu à la stèle du Camp de la pluie à Lubbon, puis a été suivie par la cérémonie à la stèle du Camp de la vertu à Créon d’Armagnac, en ensuite par celle au Mémorial de Lapeyrade.

À Lapeyrade, la cérémonie a eu lieu en présence  des maires Serge Jourdan, Marcel Bontaz, Serge Expert,  Brigitte Appolinaire, Sophie Ducoudré, du directeur de l’Onac  Paul de Andreis, des représentants de la Gendarmerie, des anciens combattants, d’une vingtaine de Porte-drapeaux, des représentants de la Royal air force,  d’une vingtaine d’élèves de l’école primaire publique de Gabarret et de nombreux garbardans.

La présidente de l’Amicale Hilaire-Buckmaster, Jeanine Barberes a tout d’abord vivement remercié  les autorités civiles et militaires ainsi que les gabardans qui ont répondu nombreux à l’invitation de l’Amicale, puis elle a prolongé son allocution en détaillant l’histoire du réseau Hilaire, ses missions, les trois parachutages.

 Lors de son discours, Alain Geay,  président des amis du réseau Victoire et vice-président de l’amicale du Bataillon de l’Armagnac a précisé : «  Aujourd’hui, à Lapeyrade, Lubbon, Créon, nous constatons que le souvenir des actions conjuguées entre Parisot, ses hommes, et Hilaire et ses agents SOE, n’est pas tombé dans l’oubli. Pour moi, les réseaux Victoire et Hilaire-Buckmaster, resteront à jamais unis avec le Bataillon de guérilla ou demi-brigade de l’Armagnac qui deviendra le Bataillon de l’Armagnac 158e RI. Victoire, que je représente ici, est l’organisation clandestine qui a permis le développement de l’action du réseau, en devenir Wheelwright et celle  de son responsable Gaston alias Hilaire ou Starr. » Alain Geay  a évoqué par la suite, Arx, Nautin des noms attachés à la mémoire de son père le lieutenant Gaston Geay du groupe Romain, groupe à l’origine de la  2e, puis de la 6e Compagnie du Bataillon de l’Armagnac. Alain Geay a conclu sur l’importance du devoir de mémoire : «  Pour être sûrs que la flamme de la Résistance ne s’éteindra jamais, pour que cette affirmation soit une réalité permanente, invitons la jeunesse les enfants des écoles, collégiens, lycéens et étudiants, à vivre ces moments de mémoire. »

Michel Renaud,  président de l’amicale du Bataillon de l’Armagnac, a précisé : «  Cette partie du sol landais, nous rappelle  le SOE (Spécial Opération Exécutive) dont la section française à Londres était dirigée par le colonel Buckmaster. »  Après avoir rappelé  qu’Hilaire débarqua en France le 8 novembre 1942, puis son arrivée à Agen, sa mise en relation avec les membres du réseau Victoire, qui le dirigea vers Castelnau sur l’Avignon dans le Gers, Michel Renaud apporta les précisions suivantes : «  Toutes les instructions pour les organisations de Résistance des sept départements du Sud-Ouest, partirent de là. Pendant près de deux ans, Hilaire chercha les terrains de parachutage les plus adaptés, en particulier dans les Landes Gasconnes… Le réseau Wheelwright recevait en août 1943, l’aide d’une opératrice radio, Yvonne Cormeau alias Annette, parachutée à Saint Antoine de Queyret en Gironde. Elle transmit tous les messages de ce réseau sous les ordres du colonel Hilaire. Les 13 et 15 août 1943, deux parachutages sont réussis dans le Gers, le troisième échoue. L’avion tombe à Arx. Les armes et les sept aviateurs furent sauvés par le résistant Christophe, puis transportés à Fourcès par le camarade Prieur et camouflés par la famille Darroux. Après un séjour tourmenté à Vic-Fezensac, Nogaro, Saint-Gô, Aignan, les aviateurs regagnèrent Londres via l’Espagne. » Avant de conclure son discours Michel Renaud rappela qu’à partir de 1944, la cadence des parachutages s’est accélérée jusqu’à quelques jours du débarquement, dans 17 communes du Gers et 3 dans les Landes : «  Grâce à ces parachutages, d’immenses quantités d’armes, de munitions, d’explosifs furent répartis dans les divers groupements de résistants. Ce qui permit à tous  ces volontaires de bloquer l’ennemi et participer à la libération du pays. »

Après le discours du maire Serge Jourdan, les dépôts de gerbes, les enfants ont déposé des fleurs à la stèle et dans une corbeille des poèmes et des dessins. Après l’Hymne Britannique, le chant des partisans, la sonnerie aux morts,  la minute de silence, les enfants ont entonné la Marseillaise.

Les Gabardans se souviennent

Créé par le 22 avr 2017 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes

GABARRET

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Vendredi en fin d’après-midi, à l’invitation de l’amicale du réseau Hilaire-Buckmaster, les gabardans se sont retrouvés au monument aux morts, à l’occasion de la cérémonie commémorative  de la rafle du 21 avril 1944.

Dès 18 heures, le cortège composé d’une quinzaine de porte-drapeaux, d’élus du gabardan et des représentants de la Gendarmerie, s’est rendu à la stèle située à proximité du collège Jules Ferry. En présence des maires Stéphane Barlaud (Gabarret), Serge Jourdan (Losse), Serge Expert (Créon d’Armagnac), Marcel Bontaz (Lubbon), Brigitte Appolinaire (Herré), Jean Barrère (Escalans), du capitaine Guichené représentant le colonel du groupement de la Gendarmerie départementale et de l’adjudant Lenglet chef de la communauté de brigade de Villeneuve de Marsan, Saint Justin et Gabarret, ainsi que de la population,  Jeanine Barbères, présidente de l’amicale du réseau Hilaire-Buckmaster après son mot d’accueil a retracé en détail l’histoire de la rafle.

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« La rafle du 21 avril 1944  a touché toutes les familles de Gabarret. En effet, toute la population masculine a été victime de ce que les policiers, dans leur rapport rédigé le jour-même, ont appelé une « vaste opération de police » effectuée par les autorités allemandes. Ces policiers notent je cite que « la population qui a eu particulièrement à souffrir de cette opération « est la « population masculine des communes de St-Justin, Gabarret , Estigarde, Lapeyrade, Losse, Lubbon , Vielle-Soubiran, St-Gor, Bourriot-Bergonce et Lugaut-Retjons . »

Après avoir été regroupés sur la place des villages, les hommes ont été  embarqués sur des camions qui ont fait la navette tout au long de la journée. Les personnes composant ces convois ont été dirigées vers Bazas pour la région de Saint Justin et Mont de Marsan pour la région de Gabarret .

Les jeunes des Chantiers de Jeunesse de Lubbon et de Gabarret ont aussi été embarqués et les forces allemandes ont occupé leurs camps. Les brigades de gendarmerie de Gabarret et de Saint-Justin ont été désarmées et gardées à vue durant la journée. Plusieurs exploitants forestiers arrêtés ont eu à répondre du personnel qu’ils employaient.

Six mois après, les maires ont dressé des listes des personnes arrêtées, et fait quelques commentaires. L’un d’eux précise à la fin de la liste : «  ces français furent arrêtés sans motif par les allemands dans une rafle et passèrent 10 jours en prison à Bordeaux. Tous sont rentrés sauf un (dont il cite le nom) déporté en Allemagne. Un autre précise qu’un boulanger de profession, provisoirement bucheron, pris dans la rafle le 22 avril n’avait pas donné de nouvelles fin octobre.

La vie des villages et des populations a été profondément troublée par ces évènements d’autant plus que certains gabardans ne sont pas revenus de déportation, ou s’ils sont rentrés, ils ont été marqués à jamais par les tortures tant physiques que mentales.

D’autres comme Joseph Michel Heymann, Maurice Chimène et son fils Pierre, croyaient avoir trouvé refuge dans cette ville de Gabarret d’apparence tranquille.

Juifs, originaires de Lettonie ou de Paris, ils avaient en commun avec les gabardans l’envie de vivre dans un pays libre. Lors de la première guerre mondiale Maurice Chimène avait été décoré de la Croix de guerre et de la médaille militaire. Pendant la seconde guerre mondiale il s’est réfugié avec son épouse et leur fils Pierre à Périgueux. En novembre 1943, des rafles ont été menées après l’explosion de deux bombes devant la gendarmerie de Périgueux. C’est lors d’une de ces rafles que Eva, l’épouse de Maurice Chimène, a été arrêtée et déportée à Auschwitz d’où elle n’est pas revenue.

Joseph Michel Heymann a appartenu à la Résistance à Saint Pardoux la Rivière en Dordogne de 1940 à mars 1944 date à laquelle il est venu habiter à Gabarret. Tous les trois  résidaient dans la même maison. Ils ont été parmi les 2 000 hommes raflés, mais eux ont été fusillés sur place, au matin du 22 avril.

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À leur mémoire et à celle de ceux qui ne sont pas revenus, la cérémonie s’est prolongée par un dépôt de  gerbe, puis la sonnerie aux morts et  une minute de silence. 

ARX

Sur les traces de son grand-père

Sans aucun lien avec la cérémonie de vendredi  soir,   l’amicale
Hilaire-Buckmaster a organisé  à la mairie d’Arx une rencontre de deux heures 
avec un jeune polonais de passage qui est venu « sur les traces de
son grand-père » qu’il n’a pas connu.

Ce Polonais  est le petit-fils du  pilote de l’avion qui a fait un atterrissage forcé à Arx en août 1943.

Avec beaucoup de plaisir et d’émotions, il a pu ainsi échanger avec deux membres de l’amicale qui ont, pour l’un,  vu l’avion tourner avant de s’écraser et pour l’autre, vu trois des occupants de l’avion accueillis  au domicile de ses parents  avant d’être transférés en Angleterre via les Pyrénées.

Le petit-fils  très ému par cette rencontre,  a pu ainsi se retrouver sur
le lieu de l’accident (qui miraculeusement n’a fait aucune victime) et voir  des
fragments de l’avion.

À la découverte de la restauration des mosaïques de Séviac

Créé par le 12 avr 2017 | Dans : actualité, agenda, com com tenareze, gers, histoire, infos, patrimoine, tourisme

MONTREAL DU GERS

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Découverte de l’atelier de restauration des mosaïques

Samedi en fin d’après-midi, plus d’une centaine de personnes  se sont rendues au chai pour assister à cette première rencontre publique autour du  travail de restauration des mosaïques de la villa de Séviac. Patrick Palem, responsable de la SOCRA  chargée de la restauration,  a présenté en détail au public la méthode minutieuse  utilisée pour restaurer les mosaïques,en présence de Charles Champion, directeur d’Airbus France, de Patricia Esperon, conseillère départementale,  Christian Touhé Rumeau, président de l’Office de tourisme de la Ténarèze,. Il a ensuite attiré l’attention des visiteurs sur la beauté et les tons  des motifs géométriques. Patrick Palem a conclu en précisant : «  La restauration terminée, l’ensemble des mosaïques bénéficiera d’un traitement de surface qui leur redonnera  leur éclat originel.

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Intervention du président Michel Laffargue

Michel Laffargue, président du syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu) du Pôle archéologique Elusa-Séviac, en conclusion de ce premier moment au chai, n’a pas caché sa satisfaction : «  Je suis heureux  de voir tant de monde aujourd’hui au chai et surtout de voir que ce projet de restauration au bout de vingt ans se réalise,  grâce aux subventions accordées par  l’État,  la Région, et la participation  importante de mécènes, notamment Airbus France… »

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La Table ronde

La rencontre avec le public s’est poursuivie par une table ronde à la salle de la mairie, durant laquelle l’intervenant  Pierre Pisani, a résumé  la fouille archéologique menée sous les mosaïques de la Villa, puis Brieuc Fages a évoqué  les conditions de vie à Séviac  à partir de Ier au XIe siècle. Le travail de ses recherches historiques sera publié en 2018.

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Focus sur la mosaïque au mois d’avril et mai

Parallèlement aux travaux qui se déroulent depuis cet automne à la villa gallo-romaine de Séviac et à l’exceptionnelle campagne de restauration des mosaïques qui suit son cours à Montréal-du-Gers, la structure patrimoniale Elusa Capitale antique propose des animations en lien avec l’actualité du chantier de Séviac. Le   focus est cette année mis sur la thématique de la mosaïque, avec plusieurs activités spécifiquement mises en place. Ainsi, une visite commentée de l’atelier de restauration sera proposée de 10 h 30 à 12 heures aux dates suivantes :  21 avril, 28 avril, 5 mai, 12 mai. Par ailleurs, un atelier pédagogique d’initiation à la mosaïque antique sera proposé au jeune public durant les vacances scolaires de printemps le  19 avril, ainsi qu’au public adulte les  15 avril, 22 avril, 29 avril, 6 mai, 13 mai.

Toutes ces activités nécessitent une réservation au préalable. Pour toute réservation et  information complémentaire, contactez Elusa Capitale antique au 05 62 09 71 38 ou envoyez un mail à reservation@elusa.fr.

L’accueil des curistes et des vacanciers

Créé par le 28 mar 2017 | Dans : actualité, agenda, com com armagnac, com com tenareze, économie, gers, histoire, infos, patrimoine, tourisme, tradition

CAZAUBON BARBOTAN-LES-THERMES

Amélie Gaujous (stagiaire)

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Le lundi 27 mars,  a eu lieu le second pot du curiste de la saison thermale de Barbotan-Les-Thermes dans la salle de cinéma. Il est organisé toutes les trois semaines par l’office de tourisme et du thermalisme communautaire et est présidé par le maire de Cazaubon Jean Michel Augré.

Intervention de Jean Michel Augré

Ce dernier a d’abord pris la parole  en présentant brièvement la région Occitanie, le département du Gers, la Communauté des communes du Grand Armagnac et Cazaubon tandis que sur grand écran des films abordaient les mêmes sujets. Il a conclu en précisant : «Cette région est un écrin de Gascogne, terre d’histoire et de gastronomie. » Il a ensuite laissé s’exprimer trois intervenants sur diverses activités à proximité et aux alentours.

Intervention de Madeleine Simao

Madeleine Simao ,  chargée de la communication des Thermes de Barbotan, a présenté les nouvelles activités annexes de l’établissement comme de nouvelles baignoires, un atelier du rire, sophrologie, presso thérapie, une option santé active, un espace bien-être et un espace vitalité et forme dédié au sport. Elle a abordé la gastronomie et la démarche du « Bien manger » avec l’hôtel-restaurant la Bastide Gasconne. Les 7 et 8 avril aura lieu le printemps du thermalisme qui comprendra une visite guidée des établissements thermaux et la possibilité de participer à des ateliers (ouvert au public).

Intervention de Benjamin Sacré

Benjamin Sacré, responsable marketing du Casino de Barbotan-Les-Thermes, a expliqué l’architecture propre du bâtiment. L’arrondi rappelle les arènes et la toiture ondulée évoque les eaux thermales. Il a ensuite présenté les divers services présents dans le Casino. Le restaurant Le Bistro  est en libre-service tous les  jours. Il propose diverses formules gourmandes et tous les lundis se déroule un thé dansant.  L’établissement est également  équipé en « véritables machines de jeux ». Il a précisé qu’en 2016, 110 000 visiteurs sont venus au Casino dans ce lieu de divertissements et de loisirs.

Intervention d’Antoine Brunner

Pour conclure ces présentations, Antoine Brunner, chargé de la communication Elusa a fait découvrir  au public  les trois sites archéologiques présents  sur le département. À Eauze, se trouvent La Domus De Cieutat et le Trésor d’Eauze, musée d’archéologie qui regroupe de magnifiques pièces. À Montréal-du-Gers, la Villa de Séviac comprend la plus grande restauration de mosaïques françaises (350 mètres carrés). La Villa est actuellement fermée au public pour travaux et restauration. Elle ouvrira à nouveau ses portes en 2018.

 Il a invité le public à une table ronde sur les mosaïques de la Villa de Séviac  qui aura lieu à la mairie de Montréal-du-Gers le samedi 8 avril à partir de 16 h 45. Les interventions traiteront de la restauration et du métier de restaurateur du patrimoine et des fouilles archéologiques menées sous les mosaïques de la villa.

La conférence s’est conclue par un pot offert à toute l’assistance et cette dernière a pu interagir avec les intervenants afin d’échanger et de proposer de nouveaux projets.

Dans trois semaines, le nouveau pot du curiste sera animé par d’autres prestataires de service notamment des producteurs du terroir…

La renaissance du château de Caumale se poursuit

Créé par le 22 sept 2016 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, landes, loisirs, musique, patrimoine

ESCALANS

Samedi 17 et dimanche 18 septembre à l’occasion des journées du patrimoine, Pierre et  Geneviève Fabre ainsi que les membres de l’Association des Amis du Château de Caumale proposaient un beau programme avec une visite gratuite et costumée du château et plusieurs animations culturelles.

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 Samedi après-midi, le public a eu droit  à la projection  du film sur Cuba «  La Mémoire libérée » de la réalisatrice  Ghislaine Graillet.  Cette dernière, qui a à son actif une dizaine de documentaires, s’est rendue  par trois fois à Cuba pour réaliser ce film. Durant 52 minutes, le public a découvert cette évocation émouvante qui retrace le parcours  de ses ancêtres  partis  à Cuba au XIXe siècle. Ceux-ci vivaient   dans la région de Santiago de Cuba, et étaient propriétaire de nombreuses usines de canne à sucre : «  La présence familiale remonte à Prudent de Casamajor, le premier ancêtre qui quitta Sauveterre de Béarn avant la Révolution française pour faire fortune dans les caféières et sucreries. Par la suite  les esclaves se sont soulevés, et Prudent s’est  réfugié au sud de Cuba, où il est devenu  très influent au niveau diplomatique,  économique, et politique. La famille a résisté au fil des générations, jusqu’à la révolution de  1959, qui l’a obligé à s’exiler de nouveau. » Ce film a été projeté en avant-première à Oloron Sainte Marie le vendredi 16 septembre.

Samedi 17 septembre, le public gabardan, à son tour, a découvert les liens, les personnes qui ont fait l’histoire en unissant le Béarn, le château de  Caumale et Cuba.

Ghislaine Graillet et l’historien et  professeur Jacques de Cauma ont ensuite animé une conférence très instructive. À partir de 16 h 30, le maître ès Thé Arnaud Bachelin a animé une conférence suivie d’un moment de dégustation.

La soirée musicale avec une des plus grandes  pianistes françaises actuelles,  Stéphanie Humeau a  clôturé magistralement cette première journée.

Dimanche, plus de 300 visiteurs landais, gersois, girondins et curistes ont découvert le château, le plus ancien de toute la région et  agréablement rénové. Les personnages historiques qui sont venus à Caumale, notamment Henri IV, Humboldt, Delisle, étaient  interprétés par la famille Fabre et leurs amis.     

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