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Les ados étaient au Clos d’Armagnac

Créé par le 20 juil 2017 | Dans : com com armagnac, éducation, gers, infos, solidarité

GRAND ARMAGNAC

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Depuis le jeudi 13 juillet et durant une semaine, dans le cadre de l’Eté jeunes organisé par la Communauté de communes du grand Armagnac (CCGA), les douze adolescents ont pris les repas de midi à l’Ehpad Le clos d’Armagnac, situé à Cazaubon. 

Ce partenariat entre la CCGA et l’Ehpad fut enrichissant aussi bien pour les jeunes que pour les personnes âgées.

   Pour tous ces jeunes ce fut tout d’abord l’occasion de découvrir la maison de retraite, de  rencontrer leurs aînés qui résident  à l’Ehpad, ainsi que le personnel et ensemble de tisser des liens humains d’entraide.

 Mercredi 19 juillet, la coordinatrice d’Enfance Jeunesse de la CCGA,  Sandrine Lafargue a rejoint le groupe et partagé le repas avec les jeunes, l’animateur Michel Montaut, la responsable et animatrice de l’Été jeunes, Stéphanie Coy.

Tous les jours, après le repas et avant de reprendre leurs diverses activités de l’après-midi, les adolescents, encadrés par le personnel de l’Ehpad, raccompagnaient les résidents dans leur chambre ou au salon.

Ce moment d’entraide, durant lequel les adolescents poussaient les fauteuils, fut apprécié aussi bien par les personnes âgées que par les jeunes et le personnel.

Les ados ont bivouaqué

Créé par le 15 juil 2017 | Dans : com com landes armagnac, éducation, infos, landes

LANDES D’ARMAGNAC

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Du 10 au 13 juillet, la Communauté des communes des Landes d’Armagnac avec son service Enfance Jeunesse, a organisé  un camp Bivouac à Saint Julien d’Armagnac.

Durant ces quatre journées, quatre animateurs ont encadré les  23 adolescents qui venaient des structures de Gabarret et de Roquefort.

Tous ces jeunes ont été  enchantés des activités qui leur furent proposées, comme les diverses activités de plein air, les  balades en VTT, l’observation de la faune et de la flore, les parties de pêche,  ainsi que les nuits passées sous la tente, dans un espace communal proche du quillier  et de son confort. Un site très sécurisé, mis à la disposition par la municipalité.

Mercredi, en VTT,  en empruntant la Voie verte, ils sont allés à Labastide d’Armagnac pour voir passer le Tour de France.  

 Les adolescents ont aussi réalisé un magnifique   hôtel à insectes qu’ils ont offert à  la municipalité pour la remercier de l’excellent accueil qui leur fut réservé.  

Animateurs et  adolescents ont vivement remercié le maire Sophie  Ducoudré, qui s’est fortement impliquée tout au long de leur  séjour  à Saint Julien d’Armagnac. 

L’Été Jeunes est plébiscité par les adolescents

Créé par le 13 juil 2017 | Dans : agenda, com com armagnac, éducation, gers, infos

 GRAND ARMAGNAC

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 Durant les vacances d’été, la Communauté de communes du Grand Armagnac (CCGA) propose l’Été Jeunes qui s’adresse aux adolescents. Loisirs, sensibilisations et formations diverses, ainsi que de menus travaux leur sont proposés.

La première session  a débuté lundi 10 juillet  et se terminera vendredi  21 juillet. Dès lundi matin, la douzaine d’adolescents est arrivée à Estang, où le maire France Ducos et Didier Dupront  président de la CCGA, les ont accueillis. Après un petit déjeuner, les deux élus ont abordé avec les jeunes, le thème de la citoyenneté.

L’après-midi, les adolescents ont bénéficié de la piscine du camping, puis ils ont été initiés aux premiers secours. Ils devaient camper, mais en considérant le mauvais temps, ils ont été hébergés à la salle des fêtes.

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Mardi matin, au camping, l’animateur Michel Montaut, les a  initiés au sauvetage aquatique et après le repas de midi, certains sont allés à l’école nettoyer les jouets, tandis que les autres nettoyaient les abords des  arènes, afin que le site soit propre lors du passage du Tour de France.

Les jeunes sont allés au village de Panjas pour peindre le mur de la piscine, à Castelnau d’Auzan pour nettoyer une partie de la base de loisirs. Mercredi 19 juillet, ils seront à Cazaubon où un groupe nettoiera le lavoir, tandis que l’autre groupe enlèvera les herbes et ramassera les papiers dans les rues du bourg. En complément, la responsable et animatrice de l’Été jeunes, Stéphanie Coy,  les a sensibilisés aux dangers d’Internet et du téléphone. Le Planning familial  est intervenu sur le thème de la différence. Les adolescents ont eu droit aussi à  la sécurité routière avec du matériel et un simulateur, ainsi que diverses activités sportives.

En compensation de leur implication et du travail au service des communes,  la CCGA leur donne 120 euros en bons d’achat valables seulement chez les commerçants du territoire de la CCGA ou auprès des associations. La CCGA leur a aussi donné une carte d’entrée au cinéma d’Eauze et de Barbotan, ainsi qu’une carte leur donnant accès aux piscines de Panjas, Gondrin, Castelnau d’Auzan, Eauze, Cazaubon. Une page facebook a été ouverte avec les  photos de diverses activités réalisées durant la session. Les informations pour les jeunes sont aussi diffusées, notamment les sorties au cinéma, les horaires des piscines…

La prochaine session aura lieu du 14 août au 25 août, les jeunes seront à Estang, Eauze, Gondrin et Campagne d’Armagnac. Tous les adolescents de la première session sont enchantés de leurs journées.

Site Facebook Anim’ados32

 

C’est parti pour Tagadatsointsoin

Créé par le 01 fév 2017 | Dans : actualité, agenda, com com landes armagnac, éducation, infos, landes, loisirs, musique

LANDES D’ARMAGNAC

Gabarret

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Tagadatsointsoin est lancé

Mercredi en fin d’après-midi, à Gabarret,  au Pôle Enfance-Jeunesse de la Communauté des communes des Landes d’Armagnac (CCLA), les jeunes adolescents de l’Espace jeunes de la CCLA  ont convié les parents pour assister à la réunion du lancement de leur association Tagadatsointsoin.

Pour cette présentation, les jeunes, à l’aide d’un diaporama, très précis  ont démontré aux adultes ce dont ils étaient capables et le sérieux de leur démarche.  

Le jeune président de l’association Florian Salis a précisé : «  L’idée de la création de cette association nous est venue suite aux spectacles publics de la fin des vacances d’été de la CCLA et  que nous proposons  à nos familles.  »

19 jeunes motivés par la musique

Ces adolescents ayant donc  pris goût à la musique, ainsi qu’à   se produire en public, ont créé cette association basée avant tout sur la musique. Les 19 jeunes très motivés ont procédé à l’élection d’un bureau qui est composé d’un président, de deux vice-présidents, deux secrétaires et deux trésoriers.

Pour réaliser leur dynamique  projet,  étant tous mineurs, les adolescents se sont adressés au réseau des Juniors Associations qui propose une démarche d’habilitation  et  fournit le cadre juridique nécessaire pour qu’ ils puissent mettre en œuvre leur projet.

Les jeunes ont comme tuteur l’animateur de la CCLA, Julien Duzan, qui les accompagnera durant leur aventure musicale et leur prodiguera ses conseils de musicien.

L’association est ouverte à tous les jeunes

L’association est ouverte à tous les jeunes mineurs et c’est avec plaisir que les 19 membres accueilleront les nouveaux. Pour être membre, ils comptent avant tout sur le sérieux des jeunes qui s’engagent dans cette démarche en invitant à être assidus aux   répétitions, réunions et sorties.

Ces rencontres auront lieu avant tout le mercredi après-midi et au besoin en fonction de l’emploi du temps des membres, le samedi après-midi.

Les soutiens à l’association

Déjà, ils ont bénéficié de la générosité de la banda Los Amigos qui leur prête des instruments, du soutien de la municipalité de Gabarret et évidemment d’un fort soutien  de la Communauté des communes des Landes d’Armagnac.

L’objectif des adolescents

L’objectif que ces jeunes se sont fixé consiste à participer à l’animation musicale durant les fêtes de Gabarret, et se produire  dans les communes du territoire.

Afin de récolter des fonds supplémentaires pour s’acheter des tenues et des instruments, les adolescents proposeront à la population leurs services pour des menus travaux, notamment taille de haies, lavage de voitures….

Intervention d’Olivier Sadoul

À l’issue de la présentation faite par les adolescents, Olivier Sadoul    directeur de la  vie associative à  la Ligue de l’enseignement des Landes, a vivement félicité l’initiative de ces adolescents : «  Je vous dis bravo. Voilà une preuve qui confirme que  quand la jeunesse veut s’impliquer, elle peut réaliser de bons projets. Pour vous, c’est un très bon démarrage avec 19 membres.  La  présentation de votre association a été très bien faite, on ne peut que vous encourager. »

Olivier Sadoul, a ensuite apporté les précisions suivantes : «  Junior Association a été   créé en 1998, et  permet aux jeunes de se regrouper et de fonctionner, telle une association loi 1901. Junior Association facilite  aux mineurs la possibilité de créer leur association et  de pratiquer leur activité avec des droits similaires aux associations déclarées en préfecture. Junior Association leur donne la possibilité d’ouvrir un compte bancaire  grâce à un partenariat établit avec un établissement bancaire et d’avoir  une assurance qui couvre tous les problèmes liés à la responsabilité civile des mineurs. »

Les répétitions musicales sous la direction de Julien Duzan,  débuteront dès les vacances de février, et le dossier de la Junior Association  Tagadatsointsoin sera validé le vendredi 17 février,  par les instances nationales des Juniors Associations.

Najat Vallaud-Belkacem a inauguré le Parcours de Mémoire

Créé par le 06 août 2016 | Dans : actualité, éducation, gers, histoire, mairie, politique

LE HOUGA

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Samedi matin, à côté de la mairie en présence des nombreuses autorités civiles et militaires, d’anciens combattants et  des habitants de la commune, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,  a inauguré le Parcours de Mémoire du 6 août 1944.

Après son mot d’accueil, le maire Patricia Galabert  a retracé en détail  l’histoire tragique survenue en ce lieu:  » Nous sommes ici réunis, face à ce qu’était l’Hôtel Lafontan. Ce bâtiment dont les volets sont maintenant trop souvent clos, comme s’il ne parvenait pas à se remettre de son passé, a été le théâtre d’une journée tragique dans l’histoire de notre village. Ici des hommes et des femmes ont été arrêtés pour être conduits en prison, pour être torturés, pour être fusillés.

Le 7 août 44, le Commissaire de police de Mont de Marsan adresse un rapport au Préfet des landes dans lequel il relate :  » Le 6 août courant dans la matinée, M. Thiebaud Henri, ex chef de service du ravitaillement à la mairie de Mont de Marsan, Mme Peguy  qui avait remplacé M. Thiebaud   dans son emploi, et M. Combelle, instituteur, fils d’un employé de la voirie de la ville de Mont de Marsan, ont été arrêtés dans un café du Houga. Mme Peguy et M. Combelle ont été écroués à la maison d’arrêt de Mont de Marsan. Quant à M. Thiebaud, il devait être fusillé quelques temps après son arrestation, avec deux autres maquisards dans le cantonnement où les allemands les avaient  conduits sous la contrainte « .

Après la lecture de ce rapport, Patricia Galabert a développé la journée du 6 août 1944.

« Le dimanche 6 août en effet, Henri Thiebaud  a rendez-vous à l’Hôtel Lafontan au Houga avec Mme Peguy  qui lui apporte des cartes d’alimentation. Ce jour-là, au petit matin, Le Houga est envahi par un détachement de soldats allemands. L’hôtel est perquisitionné, Melle Lafontan, Mme Peguy, le couple Koln, M. Stopler, le garagiste Jean Laborde, M. Brocas, M. Combelle et d’autres sont arrêtés. L’hôtel est pillé, tout est emporté et le bâtiment détruit à l’explosif. Les personnes arrêtées sont transférées à Mont de Marsan puis au fort du Hâ, d’où elles sont libérées le 28 août, les nazis n’ayant pas eu le temps de les déporter.

Henri Thiebaud  a 43 ans quand les soldats nazis le conduisent dans le bois de Bascaules où il est fusillé avec Pierre Farines, âgé de 22 ans, capturé par les allemands alors qu’il est en mission de ravitaillement de deux camarades qui montent la garde et Jean Labastie  âgé de 32 ans arrêté par un barrage allemand alors qu’il allait prévenir Henri Thiebaud  à l’hôtel Lafontan.  »

Le maire a rappelé que chaque année, les municipalités du Houga et de Toujouse, avec les habitants de ces deux communes rendent hommage à ces trois hommes, à l’endroit même où ils ont été exécutés. Puis elle a poursuivi son discours en précisant les trois importantes commémorations et le projet du parcours de mémoire :

« Depuis les évènements tragiques du 6 août 44, cette date a été commémorée trois fois au Houga. La première fois ce fut pour le cinquantenaire à l’occasion duquel la plaque a été apposée sur la façade, durant le mandat de M. Massenez.  Puis en 2014 et 2015, en accord avec l’association des anciens combattants du Houga nous avons commémoré ces évènements. Ensuite est venue l’idée que la commémoration retrace le déroulement de cette journée sous la forme d’un chemin de mémoire. Ce projet a été subventionné par l’ONAC, le conseil départemental et l’association des anciens combattants du Houga et cofinancé par notre commune et celle de Toujouse.

Il répond au double objectif de reconnaître et de transmettre. Reconnaître le traumatisme vécu par nos ainés et transmettre notre histoire aux jeunes générations. Il est important de se recueillir comme nous le faisons tous les ans à l’endroit où les trois résistants ont été suppliciés, mais il est également important d’acter et de mettre en mot ce qui s’est passé au Houga  ce jour-là. Nous avons souhaité mettre en place une cérémonie digne et pérenne retraçant le parcours des trois fusillés de Bascaules et des habitants de notre commune. Un groupe de travail constitué d’élus du Houga et de Toujouse, et des anciens combattants Folgariens a donné corps à ce projet avec pour objectif la transmission du patrimoine mémoriel aux jeunes générations.

 Ce parcours de mémoire est jalonné par quatre pupitres dont les textes ont été rédigés par Jacques Fitan dont nous reconnaissons tous l’expertise et le sens pédagogique. Ce travail a été validé par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Gers, la maquette a également été présentée au Conseil Départemental pour les anciens combattants et victimes de Guerre et la mémoire de la Nation qui s’est tenu le 22 juin dernier sous la présidence de M. le Directeur du Cabinet de M. le Préfet et en présence de Présidents d’Associations. »

Les pupitres du Parcours de mémoire

«  Le pupitre que nous allons dévoiler décrit les conditions des arrestations et l’internement de civils à l’hôtel Lafontan. Le deuxième pupitre est situé au niveau de ce qu’était le garage Laborde.  Le troisième au carrefour de « La Jalousie » point de rassemblement des personnes arrêtées et embarquées pour Mont de Marsan. Le quatrième pupitre est en forêt de Bascaules, sur le lieu de l’exécution. »

Le souvenir du 6 août 44 est à jamais gravé dans la mémoire des folgariens l’ayant vécu.

« Tous se souviennent que les soldats allemands sont apparus comme s’ils sortaient de terre, ils étaient arrivés pendant la nuit, personne n’avait rien entendu, au petit matin toutes les routes étaient bloquées. C’est par petits groupes que les soldats ont pénétré dans le village et fouillé de nombreuses habitations. Tous se souviennent de l’épais brouillard qui enveloppait le village ce jour-là. Tous se souviennent des camions le traversant avec leurs otages à bord. Tous se souviennent de ces personnes arrêtées, enfermées, et interrogées dans le cellier de l’hôtel Lafontan  et le hangar à grain de Georges Cazade. Tous se souviennent du bruit de l’explosion. Tous se souviennent des trois fusillés du bois de Bascaules. À nous maintenant de nous souvenir et de transmettre.

Merci, Mme la Ministre de conforter et de donner force à cette démarche par votre présence ici. On ne peut pas façonner le présent et préparer l’avenir sans se retourner sur son histoire personnelle et sur notre histoire commune. Les évènements de cette journée appartiennent à chacun d’entre vous, vous qui en avez été les acteurs et les témoins, mais ils constituent aussi notre patrimoine mémoriel. Il s’agit d’un passage de témoin afin que les enfants d’aujourd’hui sachent qu’ici aussi la barbarie a sévi, que la paix, la liberté et la fraternité sont des biens fragiles qu’il est de notre devoir de préserver.

Les différences entre individus doivent être vécues comme une chance et une richesse dans les relations humaines. Devenons des « passeurs de mémoire ». Nous sommes les témoins de témoins, à notre tour de témoigner, non pas de ce que nous avons vécu, mais de ce que nous avons reçu en héritage. » Après le discours de Patricia Galabert, Philippe Martin puis Najat Vallaud-Belkacem se sont exprimés sur la résistance gersoises, leur courage et   les valeurs de la république, liberté, égalité et fraternité  qui animaient ces hommes et ces femmes.

Najat Vallaud-Belkacem a inauguré le groupe scolaire Jean-Jaurès

Créé par le 16 avr 2016 | Dans : actualité, com com armagnac, éducation, gers, mairie

LE HOUGA

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Vendredi 15 avril,  après avoir passé la matinée à Auch, visité le lycée polyvalent Le Garos, rencontré les lycéens et les équipes pédagogiques, Najat Vallaud-Belkacen,  ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a participé à une table ronde sur les Campus des métiers et des qualifications, puis l’après-midi, elle s’est  rendue au Houga pour inaugurer le groupe scolaire Jean-Jaurès.

C’est en présence du Préfet, de la Rectrice d’académie, du Député et Président du conseil départemental, du Sénateur maire d’Auch, de  la directrice des services départementaux de l’éducation nationale du Gers, des  conseillers départementaux, de la Présidente de la Communauté de Communes, des élus et anciens maires, ainsi que des  enseignants en activité et à la retraite, et de très nombreux Folgariens, petits et grands, qu’a eu lieu la cérémonie.

Après avoir salué chaleureusement les Folgariens et les Sapeurs-pompiers volontaires, et avant les discours,  Najat Vallaud-Belkacem  a découvert la plaque nominative de l’établissement scolaire.

Lors de son discours, Patricia Galabert, maire du Houga, a tout d’abord souligné l’importance de ce moment : « Dans le mandat d’un maire, inaugurer une école est un moment de forte émotion. Lieu de culture, lieu d’apprentissage, l’école est aussi et surtout un lieu de vie dans lequel nos enfants doivent se sentir bien. » Puis Patricia Galabert a apporté les précisions suivantes : «   Depuis la rentrée de septembre les élèves ont investi les nouveaux locaux de l’école rénovée. Ce projet a été subventionné à 50% de son montant hors taxe par le biais de la Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux (74 910 euros), de la Caisse d’Allocations Familiales (9 600 euros), du Conseil Départemental (25 000 euros), du Conseil Régional (18 500 euros). Ce dossier a été porté depuis sa conception jusqu’à son aboutissement par Jacques Fitan, adjoint délégué aux affaires scolaires. Je souhaite mettre en exergue son implication quotidienne au service de l’école et de son développement, son combat incessant pour l’égalité des chances dans nos territoires ruraux. »

Les remerciements

 Après avoir remercié  les entreprises et le cabinet d’architecte d’avoir répondu présents à cette invitation et d’avoir su s’adapter pendant plusieurs mois au rythme de la vie de l’établissement, le maire a mis en valeur le travail des services techniques et administratifs de la commune pendant la durée du chantier et au-delà, et a souligné l’implication de l’équipe enseignante, du personnel communal et intercommunal, des parents et des élèves : «   Vous avez su et du vous adapter pendant la durée des travaux, et faire preuve de compréhension et de patience. » 

Patricia Galabert a invité l’assistance à admirer le panneau réalisé par les travailleurs de l’Esat du Peyran et a donné les raisons qui ont motivé les élus à choisir le nom de Jean Jaures : «  Pour  lui la laïcité garantit la liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances au nom du respect dû à toutes les personnes.  Parce que toute sa vie il a été soucieux de la question scolaire et plus largement de celle de l’éducation. Pour lui, l’éducation était le nécessaire moyen pour les enfants d’accéder à un statut leur permettant une réelle émancipation dans la société, mais aussi parce qu’ardent pacifiste à une époque où le nationalisme devenait une force importante de la vie politique, il a lutté contre la guerre et a été obsédé par les menaces contre la paix. Plus d’un siècle est passé et nous devons encore et toujours défendre ces idées. Aussi, le nom de Jean Jaurès nous est apparu comme une évidence car il est le lien entre notre passé et notre présent.  Dans une commune, l’école doit être le lieu de toutes les attentions, c’est là que se construit l’avenir. Il est de notre devoir d’élus de nous mobiliser sans cesse pour maintenir les effectifs et développer l’accueil scolaire et périscolaire. »

Lors de son intervention, Philippe Martin,  Député et Président du conseil départemental, a rappelé que chaque année la mise en œuvre de la carte scolaire suscite des mobilisations en précisant : Elles sont pour beaucoup de ceux qui y participent le signe d’un attachement sincère à l’école et à sa place dans un monde rural qui doute parfois de son avenir. Je préfère que des citoyens se fassent entendre plutôt qu’ils cèdent à la résignation ou à un sentiment d’abandon qui profite au Front National dont les élus ne manifestent pourtant sur le terrain, aucun intérêt pour l’école de la République. Je ne parle même pas de ceux qui n’ont pas bronché pendant une décennie (2002-2012), au cours de laquelle 54 postes d’enseignants ont été supprimés  dans le Gers. En entendant certaines réflexions des détracteurs du protocole et je vous laisse imaginer ce que seraient nos rentrées scolaires sans  les 42 000 postes créés depuis 2012 par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls. Pour moi, la priorité budgétaire donnée à l’école restera une réussite majeure de ce quinquennat. »

Philippe Martin a ensuite salué l’écoute et le sens du dialogue de la Directrice Académique des Services de l’Éducation Nationale et la confiance de la Rectrice : « Cette carte scolaire aujourd’hui arrêtée, est le fruit d’une concertation comme le Gers n’en avait jamais connu auparavant. Une concertation au terme de laquelle des élus ont pu prendre leurs responsabilités en s’accordant sur une nouvelle organisation de l’école dans leurs territoires. »

L’élu gersois a conclu son discours en remerciant Najat Vallaud-Belkacem : « Merci, madame la Ministre de garder cet amour de l’action, et de vous donner à une grande cause sans savoir quelle récompense réserve à votre effort l’univers profond, ni même s’il lui réserve une récompense. En un mot, merci madame la Ministre de faire vivre la République. »

La Ministre Najat Vallaud-Belkacem  a ensuite pris la parole  en rappelant l’importance de l’école : «  Dans l’esprit de bien des enfants, deux lieux revêtent une importance particulière. Celui où ils passent leurs vacances, bien sûr. Mais aussi celui où ils apprennent, et où ils travaillent… Ces deux lieux, ont un certain nombre de points communs : ce sont des moments de découverte. Des moments où se forgent des amitiés solides et durables. Des moments aussi, qui se caractérisent par une certaine intensité de vie… »  Au sujet des travaux réalisés au groupe scolaire, la Ministre a précisé : «  Ils vont non seulement améliorer, pour les élèves et les personnels, les conditions de vie et de travail, mais ils témoignent aussi d’un souci de donner à chaque citoyen, accès à l’Ecole, par la mise en place d’une rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite. C’est essentiel, car fonder une école véritablement inclusive, c’est aussi offrir, très concrètement, à chacune et à chacun, les moyens d’y accéder. Il y a un second point que je tiens à souligner et à saluer, c’est la façon dont tout est mis en œuvre, ici, pour créer, entre l’école maternelle et l’école élémentaire, une continuité, et des liens solides. Mais l’école existe avant tout dès que plusieurs personnes se réunissent autour d’un projet commun : former, ensemble, des citoyens instruits, cultivés, éduqués, et autonomes.  »

Sur le choix de nommer le groupe scolaire Jean Jaurès, Najat Vallaud-Belkacem a rappelé : «  Certains écrits, certains discours, quand vous les relisez aujourd’hui, paraissent datés. Cela n’enlève rien à leur qualité, mais ils sont, en somme, de leurs temps. Ceux de Jaurès me frappent toujours par leur actualité, et leur lucidité. Et l’on pourrait, sur bien des points, les reprendre sans en changer un seul mot. Placer une école sous son patronage, c’est donc à la fois lui rendre hommage, et c’est en même temps offrir, à chaque élève, une source d’inspiration. »   Avant de conclure son discours,  Najat Vallaud-Belkacem a précisé : «  L’avenir de notre pays se prépare aussi à travers chacune des écoles de notre territoire. Et bien sûr, l’enseignement, l’instruction et l’éducation n’engendrent pas de changements brutaux, et soudains. Le temps de la scolarité est un temps long. Les changements qui s’y opèrent portent leurs fruits peu à peu… Je suis convaincue, comme chacune et chacun d’entre vous, que c’est bien par les savoirs, la connaissance et la culture, que nous apporterons, aux défis d’aujourd’hui, des réponses durables. »

À l’issue des discours la ministre a  rencontré les enfants, puis  dialogué avec eux et visité le groupe scolaire.

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