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Inauguration de la stèle d’Yvonne et de Gonzague

Créé par le 24 avr 2018 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes

HERRE

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À 12 h 30, a débuté la cérémonie d’inauguration de la stèle qui rappelle le parachutage des agents SOE, Yvonne Basedem, et  Gonzague de Saint-Geniès.

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Brigitte Appolinaire , maire d’Herré a retracé l’engagement des deux agents secret et leur parachutage au terrain de  la Roulette. Le maire a conclu son discours en précisant :

«  Ils sont un exemple pour nous aujourd’hui et pour les générations  à venir. Ils ont défendu  avec courage les valeurs de la République. »

Le fils  d’Yvonne Basedem, au nom de tous les membres de sa famille, a tout d’abord exprimé avec émotion toute sa reconnaissance  pour l’honneur rendu à sa mère. Il a précisé :

«  Ma mère a toujours considéré qu’elle n’avait fait que son devoir.  Yvonne et Gonzague comme tous les agents n’auraient pu rien faire sans l’aide des résistants français. Ils ont été accueillis par les habitants  d’Herré qui les ont cachés, et leur ont permis ainsi de poursuivre leur mission à Dole. »

Béatrice de Lavalette, petite nièce  de Gonzague de Saint-Geniès  a rappelé l’engagement de Gonzague et les valeurs humaines qui l’animaient, ainsi que les circonstances de sa mort à l’âge de 27 ans.

 Frédéric Perissat, préfet des Landes, a ensuite  pris la parole en précisant :

«  Il est toujours émouvant, même impressionnant d’honorer ces résistants. C’est un honneur pour moi d’être avec vous pour leur rendre hommage. Ces deux figures comme tant d’autres qui ont lutté comme eux pour la liberté, nous obligent tous à inscrire nos pas dans les leurs.   Nous leur devons la liberté. »

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Le parachute qui couvrait la stèle fut ôté par le fils d’Yvonne et par la petite nièce de Gonzague. Le préfet a  coupé le ruban tricolore tenu par  les enfants des deux familles. La cérémonie s’est prolongée par le dépôt de gerbes des personnalités, ainsi que par les descendants d’Yvonne et de Gonzague.

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Les hymnes nationaux de la Grande-Bretagne  et de la France ont précédé le salut aux drapeaux  par les personnalités.

À l’issue de la cérémonie, à la salle des fêtes, Jean-Marie Barrère  avait réservé une surprise  pour tous. L’assistance a eu le bonheur de découvrir un court  interview  d’Yvonne,  réalisé dans le passée, par Jean-Marie Barrère.  

 

Cérémonie d’hommage à Yvonne Basedem et Gonzague de Saint-Geniès

Créé par le 23 avr 2018 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes

LOSSE

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Dimanche  à 11 h 30,  au mémorial  de Lapeyrade, les autorités civiles et militaires,  25 porte-drapeaux,  de très nombreux anciens combattants, et la population,  ont rendu  hommage  à Yvonne  Basedem et Gonzague de Saint-Geniès parachutés  au terrain  de la Roulette.

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C’est en présence  des  membres de la  famille d’Yvonnes  Basedem et de Gonzague de Saint-Geniès, ainsi  que du Wing Commander, représentant l’ambassadeur  de Grande-Bretagne que  Frédéric Perissat, préfet des Landes, a présidé cette cérémonie.

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Le maire de Losse, Serge Jourdan, après son mot d’accueil a rappelé l’engagement et le courage  de ces deux personnes  éprises de liberté, qui le 18 mars 1944, ont été parachutées  à Herré.

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Josiane Raboutet, a lu un texte de  Marcel Jaurant-Singer, qui pendant la Seconde Guerre mondiale, était agent  secret français du Special Operation (SOE). Dans son écrit, ce dernier  a détaillé  la formation, la mission d’Yvonne Basedem  et de Gonzague de Saint-Geniès .

L’arrestation d’Yvonne et la mort héroïque de Gonzagues à Dole dans le Jura, ainsi que la déportation d’Yvonne  et sa libération  du camp de concentration furent évoquées :

«  Yvonne a montré du courage, de la ténacité  et de  l’intelligence qui font les héros. »

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La cérémonie  d’hommage aux deux héros s’est prolongée par le dépôt de gerbes, la sonnerie aux morts, la minute de silence , l’hymne anglais  et la Marseillaise.

Les Gabardans se souviennent

Créé par le 23 avr 2018 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes

GABARRET

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Dimanche matin, à l’invitation de l’amicale du réseau Hilaire-Buckmaster, les Gabardans se sont retrouvés à l’occasion de la cérémonie commémorative de la rafle du 21 avril 1944.

Dès 9 h 30, le cortège, composé d’une quinzaine de porte-drapeaux, s’est rendu à la stèle située à proximité du collège Jules-Ferry.

En présence des autorités civiles et militaires, et  de la population, Jeanine Barbères, présidente de l’amicale du réseau Hilaire-Buckmaster a retracé en détail l’histoire de la rafle :

« « La rafle du 21 avril 1944 a touché toutes les familles de Gabarret. Les hommes ont été embarqués sur des camions qui ont fait la navette tout au long de la journée.  La vie des villages et des populations a été profondément troublée par ces événements d’autant plus que certains Gabardans ne sont pas revenus de déportation, ou s’ils sont rentrés, ils ont été marqués à jamais par les tortures tant physiques que mentales. »

La présidente a ensuite exposé la vie de Joseph-Michel Heymann, de Maurice Chimène et de son fils Pierre, qui avaient trouvé refuge à Gabarret. Les trois hommes, d’origine juive, résidaient dans la même maison et ont été malheureusement parmi les 2 000 hommes raflés. Tous les trois ont été fusillés sur place, au matin du 22 avril.

Landais et Alsaciens continuent de tisser des liens

Créé par le 16 avr 2018 | Dans : actualité, com com landes armagnac, infos, landes, solidarité

GABARRET

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Dimanche matin, à la salle de cinéma, les membres des Amis du Haut-Rhin, sont venus de tout le département, pour assister à la  42e Assemblée départementale des Landais.

Crées par Gilbert Ibarrart et Alphonse Hussher, l’association landaise des Amis du Haut-Rhin et l’association des Amis des Landes ont pour but de pérenniser les liens d’amitiés tissés depuis la 2e guerre mondiale lors de l’évacuation des Haut-Rhinois dans les villages Landais.

Stéphane Barlaud a ouvert la réunion en présentant  sa commune  de 1 550 habitants et ses atouts. Puis il a rappelé en détail la douloureuse époque de l’exode, l’arrivée dans le Gabardan de 400 Alsaciens, répartis sur les communes de Gabarret et d’Herré, ainsi que le jumelage avec Attenschwiller. Brigitte Appolinaire, maire d’Herré est revenue sur l’exemple de solidarité  qui a été vécu à l’époque et a souhaité que cet exemple soit communiqué aux nouvelles générations.

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Jean-Yves Montus, président des Amis du Haut-Rhin,  a remercié  pour leur présence  Bernard Brunner, président des Amis des Landes et Denis Wiederkehr, maire d’Attenschwiller.

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Après le compte rendu de l’assemblée générale  de 2016, la secrétaire a précisé :

« L’association landaise compte 1570 adhérents répartis sur 51 communes. Le nombre d’adhérents  a connu une  augmentation. À Gabarret 22 personnes ont rejoint les Amis du Haut-Rhin. Gabarret compte maintenant 94 membres. Les rencontres entre landais et alsaciens sont nombreuses et variées. »

Parmi celles-ci, la secrétaire a notamment signalé l’ inauguration de la salle de Grenade sur l’Adour à Hesingue, les retrouvailles entre sapeurs- pompiers de Gabarret et  d’Attenschviller,  les  renouvellements de serments de jumelage, notamment du  5e anniversaire pour Laurède et Blotzheim, le 30e pour Bascons  et Bartenheim, le 32e  pour Pimbo et Saint-Louis Neuweg, le 35e pour Losse et Fislis,  ainsi que Samadet et Buschwiller, mais aussi la participation aux fêtes de Créon  pour Oltingue et la découverte  de la vie en palombière pour Ranspach le bas à Sarbazan.

Jean-Yves Montus et Bernard Brunner ont rappelé  toutes les différences entre ces deux  régions diamétralement opposées mais qui  les rassemblent encore plus :

«  Les manifestations communes sont vécues sur un même rythme. Trois  mots clés sont à retenir : solidarité, souvenir et amitié. Il est important de renforcer les liens qui unissent landais et haut-rhinois et de continuer à transmettre les souvenirs de cette douloureuse période de notre histoire afin qu’ils ne sombrent pas dans l’oubli. »

Il a été convenu que l’assemblée générale  de 2019 aura lieu à Soustons.

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À l’issue de l’assemblée générale, a eu lieu l’échange des cadeaux, et avant le repas réunissant 327 convives, les municipalités de Gabarret et d’Herré  ont offert l’apéritif.

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Une élève de 3ème du collège du Lac de l’Uby primée

Créé par le 26 mar 2018 | Dans : actualité, com com armagnac, éducation, gers, infos

CAZAUBON-BARBOTAN LES THERMES

Les Lauréats du concours

Les Lauréats du concours

Concours AMOPA 2018 

Mercredi 21 mars 2018, Giuliana Bréant, élève de la classe de troisième, a été récompensée à l’occasion du concours national « Défense et Illustration de la Langue française » pour le prix Académique de la jeune poésie et prix Maupassant de la Jeune Nouvelle. Le poème qu’elle a rédigé puis lu devant le jury, les autres lauréats et l’assemblée, lui a permis de recevoir la version 2018  du Petit Larousse illustré ainsi qu’un accès illimité à sa version numérique.

Pierre Martin Président de l’AMOPA du Gers a accueilli le public venu nombreux et a présenté les lauréats ainsi que les récompenses.

Trois écoles primaires, sept collèges et quatre lycées ont participé dans le Gers.

Le jury était composé de Mesdames Taffonneau, Saltre, Rabassa, Layrle. Elles  ont examiné plus de 50 copies pour dégager 16 lauréats.

Accompagnée par ses parents, ainsi que par Patrick Warnier, principal du collège,  et par Mme Gomez, professeure de français et M.Hernandez, professeur de technologie, Giuliana a honorablement défendu les couleurs du collège du Lac de l’Uby lors de la cérémonie de remise des prix organisée au lycée du Garros à Auch. Bravo à Giuliana.

« Le Gabardan avec les yeux du cœur » est sorti

Créé par le 01 mar 2018 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes, livres, patrimoine, photo

GABARRET

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Jeudi matin, à la Maison du Gabardan, l’écrivain et poète Frédéric Blémond a présenté son dernier ouvrage  «  Le  Gabardan avec les yeux du cœur ».

 Frédéric Blémond après avoir écrit deux livres à destination des enfants « L’appareil  photo magique »  et un recueil de 300 poésies « Les yeux du cœur », a pris sa plume de poète et son appareil photo pour révéler dans son dernier livre de 75 pages en papier glacé, les 15 communes du Gabardan.

 Le Gabardan avec les yeux du cœur, conduit le lecteur dans les communes qui sont classées par ordre alphabétique.

Pour illustrer son livre, Frédéric Blémond  a complété sa trentaine de poèmes par  17 cartes géographiques et plus d’une soixantaine de photographies. Ces dernières représentent le patrimoine local ainsi que des curiosités à retenir.

En complément, pour chaque village, Frédéric précise la superficie et le nom des habitants.

 C’est un véritable  recueil touristique, agrémenté par des poèmes qui révèlent le regard et la sensibilité de Frédéric Blémond.

Avec sa générosité, son sens de solidarité et son attachement au Gabardan, Frédéric Blémond a décidé de reverser  la moitié des bénéfices de la vente de son livre à la Fondation du patrimoine pour les travaux de restauration de l’église Saint-Luperc de Gabarret.

Avec son dynamisme, l’auteur a rejoint l’équipe de bénévoles de la Voix de l’Armagnac et dans un avenir proche  animera à l’antenne, une fois par mois,  une émission littéraire.

À Castelnau-d’Auzan-Labarrère,  aux côtés de Maïté Lacour, présidente de l’association des Racines et des graines, il a pris en charge le concours littéraire et de poésies ouvert à tous, ainsi que le salon du livre  «  Lire et écrire en Gascogne ».  

Pour se procurer « Le Gabardan avec les yeux du cœur » s’adresser à la Maison du Gabardan : 111 rue Armagnac 40310 Gabarret ( 05 58 44 26 09) ou auprès de l’auteur au  06 83 89 52 78.

Rebecca Becker, une étape sur un chemin prometteur

Créé par le 16 fév 2018 | Dans : actualité, com com landes armagnac, gastronomie, infos, landes

CREON D’ARMAGNAC

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Rebecca Becker, (18 ans), apprentie pâtissière chez Patrice Lartigue a obtenu  au concours de la meilleure Galette primeur au beurre AOP Charente-Poitou, le 1er prix  département des Landes, dans la catégorie apprentis.

Rebecca a précisé :

«  Je ne m’attendais pas à cette première place, car le niveau était élevé. »

Forte de cette réussite qui évidemment récompense son excellent travail, Rebecca accompagnée de Patrice, s’est rendue à Bordeaux pour le concours régional.

Ce jour-là, neuf départements sur douze étaient présents. Rebecca a obtenu la quatrième place dans la catégorie apprentis.

Patrice Lartigue fier de son apprentie persylvaine, s’est exprimé au sujet de Rebecca, en termes élogieux :

«  C’est une jeune qui aime son métier et qui travaille avec beaucoup de sérieux. Après ses deux ans d’apprentissage, puis la mention complémentaire, Rebecca envisage de  continuer sa formation  pour obtenir le brevet technique des métiers (BTM). »

Rebecca aime vraiment ce qu’elle fait et s’épanouit dans son métier de pâtissière.

Elle s’est confiée sur le choix de son métier  qui est aussi une véritable  passion :

« Quand j’étais petite, j’aimais faire des gâteaux avec ma maman.  En  grandissant, j’ai continué avec détermination à vouloir être pâtissière. »

Cérémonie du souvenir des fusillés de Bascaules

Créé par le 09 août 2016 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, histoire, politique

TOUJOUSE

Samedi à 11 heures, à Toujouse,  au bois de Bascaules, comme tous les ans le 6 août, a eu lieu la cérémonie du souvenir en hommage aux trois résistants fusillés par les nazis. Cette année, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre   Najat Vallaud-Belkacem, du député et président du Conseil départemental,  Philippe Martin, d’Élisabeth Dupuy-Mitterrand, présidente de la Communauté de communes du Bas Armagnac,  de très nombreux maires de ce territoire gersois et landais, et de la population locale du Houga, Toujouse et des villages voisins.  

Jacques Tartas,   maire de Toujouse, après son mot d’accueil, a invité les personnalités à procéder au dépôt de gerbes, qui fut suivi  par l’appel aux morts, la minute de silence, la Marseillaise et le chant des partisans, interprétés par la chorale de Viella.

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Hubert Labenelle,  qui était enfant en 1944,   a détaillé la tragédie  de la  journée du 6 août. Un témoignage  d’intenses émotions partagées par toute l’assistance.

 Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a pris la parole : « Nous préférons l’espoir à la peur.  Nous sommes ensemble, aujourd’hui, pour célébrer la mémoire de ces jeunes gens morts pour que la France soit ce qu’elle est aujourd’hui Libre… Après des mois et des mois qui ont vu notre pays attaqué, nos concitoyens meurtris, endeuillés, tristes et en colère, mais debout et ensemble ; comme pour former un mur contre le terrorisme, nous avons marché, posé des fleurs, des bougies pour dire au monde avec force et dans un lourd silence empreint de dignité que nous sommes la France laïque et libre. La laïcité n’est pas un particularisme accidentel dans notre Histoire, elle  constitue une conquête à préserver et à promouvoir, de portée universelle et c’est cela qui est attaqué aujourd’hui. Résister, cela implique de défendre les valeurs de notre démocratie… »

Après avoir rappelé que le peuple de France après chaque conflit a su pardonner, se rassembler et se relever, et que ces femmes et ces hommes guidés par les grands principes de la république ont réalisé l’impossible, de relever le pays de la guerre et du déclin par leur travail et leur courage  Élisabeth Dupuy-Mitterrand a précisé : «  Nous sommes les gardiens de cet héritage, nous nous pensions en paix, nous sommes en guerre et c’est à nous de savoir maintenant résister et répondre à ces nouvelle menaces. Ensemble et unis, car l’Europe vacille. Les intégristes, le racisme, l’obscurantisme ont gagné du terrain sans que nous n’en prenions suffisamment garde, trop occupés par les problèmes de la mondialisation et des crises économiques. »

L’élue a poursuivi  son discours en rappelant que pendant la dernière guerre, 40 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été déplacés et exilés par les conflits et les guerres puis elle a précisé : «  Aujourd’hui, ils sont 60 millions de déracinés, d’exilés qui errent de camp en camp, de terre d’accueil improbable en terre d’accueil d’espoir, s’ils ne meurent pas avant en Méditerranée…Nos forces armées sont de tous les combats pour libérer ces pays de la tyrannie. Combien d’enfants privés d’école aujourd’hui, 270 000 en Lybie, combien en Irak  et en Syrie ? Et si le vrai danger à venir était Là ? N’oublions pas non plus que les premières victimes civiles de ces guerres sont les Chrétiens d’Orient et les musulmans. Nous nous devons d’ouvrir notre pays autant que faire se peut à ces citoyens en détresse comme nous l’avons fait précédemment dans notre Histoire avec la même humanité sans détourner le regard du drame qui se joue à nos portes. »

Avant de conclure son discours sur la nécessité de défendre la démocratie, Élisabeth  Dupuy-Mitterrand  a interpellé l’assistance : «  Quel que soit la terre où l’on meurt, les larmes ont la même couleur dans la douleur.   De quelle couleur était la peau des jeunes venus des quatre coins du monde pour nous libérer ? De quelle religion ? Ils étaient juste des soldats de la liberté. De quelle religion ? De quelle appartenance politique étaient les combattants et les résistants dont sont gravés les noms sur nos Monuments aux morts ? C’étaient juste des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.   Des hommes libres qui ont su résister pour notre Liberté.

La Ministre  Najat Vallaud-Belkacem, après avoir rappelé les noms des trois jeunes  résistants a insisté sur la nécessité de  lutter contre l’oubli : «  L’oubli est une chose redoutable, parce qu’il nous conduit à prendre pour acquises, des situations qui sont le résultat d’un long combat. L’oubli nous amène à considérer comme négligeable et sans importance, ce qui est pourtant essentiel… C’est pour cette raison que je tiens, année après année, à me joindre à vous le 6 août. Ce combat se mène aussi, jour après jour, dans les lieux de mémoire comme dans les salles de nos écoles, de nos collèges et de nos lycées. La mémoire de ce temps, nous devons impérativement la transmettre à ces jeunes. L’école a un rôle essentiel à jouer et permet à ces jeunes de rencontrer, au fil de leur scolarité, des femmes et des hommes qui se sont engagés. C’est tout le sens de la réserve citoyenne que j’ai instaurée au lendemain des attentats de janvier 2015.   »

Avant de conclure son discours  Najat Vallaud-Belkacem, a rendu un dernier hommage aux trois résistants : « À travers eux, c’est la beauté d’un combat et l’ampleur d’un espoir qui s’incarnent…n’oublions pas pour quoi ils se sont battus et pourquoi ils sont morts. »

Najat Vallaud-Belkacem a inauguré le Parcours de Mémoire

Créé par le 06 août 2016 | Dans : actualité, éducation, gers, histoire, mairie, politique

LE HOUGA

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Samedi matin, à côté de la mairie en présence des nombreuses autorités civiles et militaires, d’anciens combattants et  des habitants de la commune, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,  a inauguré le Parcours de Mémoire du 6 août 1944.

Après son mot d’accueil, le maire Patricia Galabert  a retracé en détail  l’histoire tragique survenue en ce lieu:  » Nous sommes ici réunis, face à ce qu’était l’Hôtel Lafontan. Ce bâtiment dont les volets sont maintenant trop souvent clos, comme s’il ne parvenait pas à se remettre de son passé, a été le théâtre d’une journée tragique dans l’histoire de notre village. Ici des hommes et des femmes ont été arrêtés pour être conduits en prison, pour être torturés, pour être fusillés.

Le 7 août 44, le Commissaire de police de Mont de Marsan adresse un rapport au Préfet des landes dans lequel il relate :  » Le 6 août courant dans la matinée, M. Thiebaud Henri, ex chef de service du ravitaillement à la mairie de Mont de Marsan, Mme Peguy  qui avait remplacé M. Thiebaud   dans son emploi, et M. Combelle, instituteur, fils d’un employé de la voirie de la ville de Mont de Marsan, ont été arrêtés dans un café du Houga. Mme Peguy et M. Combelle ont été écroués à la maison d’arrêt de Mont de Marsan. Quant à M. Thiebaud, il devait être fusillé quelques temps après son arrestation, avec deux autres maquisards dans le cantonnement où les allemands les avaient  conduits sous la contrainte « .

Après la lecture de ce rapport, Patricia Galabert a développé la journée du 6 août 1944.

« Le dimanche 6 août en effet, Henri Thiebaud  a rendez-vous à l’Hôtel Lafontan au Houga avec Mme Peguy  qui lui apporte des cartes d’alimentation. Ce jour-là, au petit matin, Le Houga est envahi par un détachement de soldats allemands. L’hôtel est perquisitionné, Melle Lafontan, Mme Peguy, le couple Koln, M. Stopler, le garagiste Jean Laborde, M. Brocas, M. Combelle et d’autres sont arrêtés. L’hôtel est pillé, tout est emporté et le bâtiment détruit à l’explosif. Les personnes arrêtées sont transférées à Mont de Marsan puis au fort du Hâ, d’où elles sont libérées le 28 août, les nazis n’ayant pas eu le temps de les déporter.

Henri Thiebaud  a 43 ans quand les soldats nazis le conduisent dans le bois de Bascaules où il est fusillé avec Pierre Farines, âgé de 22 ans, capturé par les allemands alors qu’il est en mission de ravitaillement de deux camarades qui montent la garde et Jean Labastie  âgé de 32 ans arrêté par un barrage allemand alors qu’il allait prévenir Henri Thiebaud  à l’hôtel Lafontan.  »

Le maire a rappelé que chaque année, les municipalités du Houga et de Toujouse, avec les habitants de ces deux communes rendent hommage à ces trois hommes, à l’endroit même où ils ont été exécutés. Puis elle a poursuivi son discours en précisant les trois importantes commémorations et le projet du parcours de mémoire :

« Depuis les évènements tragiques du 6 août 44, cette date a été commémorée trois fois au Houga. La première fois ce fut pour le cinquantenaire à l’occasion duquel la plaque a été apposée sur la façade, durant le mandat de M. Massenez.  Puis en 2014 et 2015, en accord avec l’association des anciens combattants du Houga nous avons commémoré ces évènements. Ensuite est venue l’idée que la commémoration retrace le déroulement de cette journée sous la forme d’un chemin de mémoire. Ce projet a été subventionné par l’ONAC, le conseil départemental et l’association des anciens combattants du Houga et cofinancé par notre commune et celle de Toujouse.

Il répond au double objectif de reconnaître et de transmettre. Reconnaître le traumatisme vécu par nos ainés et transmettre notre histoire aux jeunes générations. Il est important de se recueillir comme nous le faisons tous les ans à l’endroit où les trois résistants ont été suppliciés, mais il est également important d’acter et de mettre en mot ce qui s’est passé au Houga  ce jour-là. Nous avons souhaité mettre en place une cérémonie digne et pérenne retraçant le parcours des trois fusillés de Bascaules et des habitants de notre commune. Un groupe de travail constitué d’élus du Houga et de Toujouse, et des anciens combattants Folgariens a donné corps à ce projet avec pour objectif la transmission du patrimoine mémoriel aux jeunes générations.

 Ce parcours de mémoire est jalonné par quatre pupitres dont les textes ont été rédigés par Jacques Fitan dont nous reconnaissons tous l’expertise et le sens pédagogique. Ce travail a été validé par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du Gers, la maquette a également été présentée au Conseil Départemental pour les anciens combattants et victimes de Guerre et la mémoire de la Nation qui s’est tenu le 22 juin dernier sous la présidence de M. le Directeur du Cabinet de M. le Préfet et en présence de Présidents d’Associations. »

Les pupitres du Parcours de mémoire

«  Le pupitre que nous allons dévoiler décrit les conditions des arrestations et l’internement de civils à l’hôtel Lafontan. Le deuxième pupitre est situé au niveau de ce qu’était le garage Laborde.  Le troisième au carrefour de « La Jalousie » point de rassemblement des personnes arrêtées et embarquées pour Mont de Marsan. Le quatrième pupitre est en forêt de Bascaules, sur le lieu de l’exécution. »

Le souvenir du 6 août 44 est à jamais gravé dans la mémoire des folgariens l’ayant vécu.

« Tous se souviennent que les soldats allemands sont apparus comme s’ils sortaient de terre, ils étaient arrivés pendant la nuit, personne n’avait rien entendu, au petit matin toutes les routes étaient bloquées. C’est par petits groupes que les soldats ont pénétré dans le village et fouillé de nombreuses habitations. Tous se souviennent de l’épais brouillard qui enveloppait le village ce jour-là. Tous se souviennent des camions le traversant avec leurs otages à bord. Tous se souviennent de ces personnes arrêtées, enfermées, et interrogées dans le cellier de l’hôtel Lafontan  et le hangar à grain de Georges Cazade. Tous se souviennent du bruit de l’explosion. Tous se souviennent des trois fusillés du bois de Bascaules. À nous maintenant de nous souvenir et de transmettre.

Merci, Mme la Ministre de conforter et de donner force à cette démarche par votre présence ici. On ne peut pas façonner le présent et préparer l’avenir sans se retourner sur son histoire personnelle et sur notre histoire commune. Les évènements de cette journée appartiennent à chacun d’entre vous, vous qui en avez été les acteurs et les témoins, mais ils constituent aussi notre patrimoine mémoriel. Il s’agit d’un passage de témoin afin que les enfants d’aujourd’hui sachent qu’ici aussi la barbarie a sévi, que la paix, la liberté et la fraternité sont des biens fragiles qu’il est de notre devoir de préserver.

Les différences entre individus doivent être vécues comme une chance et une richesse dans les relations humaines. Devenons des « passeurs de mémoire ». Nous sommes les témoins de témoins, à notre tour de témoigner, non pas de ce que nous avons vécu, mais de ce que nous avons reçu en héritage. » Après le discours de Patricia Galabert, Philippe Martin puis Najat Vallaud-Belkacem se sont exprimés sur la résistance gersoises, leur courage et   les valeurs de la république, liberté, égalité et fraternité  qui animaient ces hommes et ces femmes.

Le maire Serge Jourdan présente le réseau de chaleur au bois

Créé par le 27 avr 2016 | Dans : actualité, com com landes armagnac, landes, mairie, travaux

LOSSE

Mardi soir, avant le conseil communautaire, le maire Serge Jourdan et les techniciens Pascal Danné et David Zacchello,  ont présenté le réseau de chaleur au bois aux  élus de la Communauté de communes des Landes d’Armagnac (CCLA).

Serge Jourdan a  détaillé   la démarche  entreprise par la municipalité lossaise, puis il a précisé  : « Ce réseau de chaleur était indispensable pour passer du chauffage  électrique et gaz à un chauffage plus économique en utilisant notre richesse locale, qui est la forêt communale.  La mise en service a été réalisée en novembre 2015.  »

Le maire a  abordé les aspects financiers en précisant : le coût des études  est de 32 015 euros HT, le coût des travaux  est de  248 648 euros HT. Les aides  financières  se répartissent ainsi : La DETR  est de 74 594 euros, soit 30 %, la Région Aquitaine nous a accordé  92 749 euros soit 37%, et la CEE 6 600 euros soit 2, 65%. »

Durant la  visite du réseau, les deux techniciens ont montré  et expliqué le fonctionnement du silo d’alimentation  d’une capacité de 30 M3,  la chaufferie, une des 9 sous-stations, puis ils ont abordé les aspects techniques : « La longueur du réseau lossais est de 250 mètres. De nombreux bâtiments communaux y sont raccordés, ainsi que deux particuliers. »

 Les bâtiments raccordés sont la salle polyvalente, la grande salle de réunion, la cuisine,  les vestiaires, la bibliothèque, la salle de réunion, les sanitaires, l’école, les logements  communaux  de l’école, de l’ancienne cantine, ainsi que la mairie et l’ancienne poste. 

 Le bois provient de la première éclaircie qui a été réalisée  au mois de mai. Ce sont 250 kg de plaquettes par jour qui sont donc consommées, ce qui aux dires des techniciens est peu.  

Durant la visite, les élus ont exprimé tout l’intérêt qu’ils portaient  sur ce mode de chauffage, en posant de nombreuses questions aux deux techniciens et au maire Serge Jourdan,  notamment sur la manipulation des plaquettes, sur  la température obtenue et son mode de réglage, ainsi que  sur  les économies réalisées.  À l’issue de la visite,  Serge Jourdan a exprimé  son entière satisfaction et  précisé : «  Nous envisageons d’agrandir le réseau en chauffant le bâtiment   situé devant la salle Raphaël Jourdan ».

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