avril 2017

Archive mensuelle

Les Gabardans se souviennent

Créé par le 22 avr 2017 | Dans : actualité, com com landes armagnac, histoire, infos, landes

GABARRET

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Vendredi en fin d’après-midi, à l’invitation de l’amicale du réseau Hilaire-Buckmaster, les gabardans se sont retrouvés au monument aux morts, à l’occasion de la cérémonie commémorative  de la rafle du 21 avril 1944.

Dès 18 heures, le cortège composé d’une quinzaine de porte-drapeaux, d’élus du gabardan et des représentants de la Gendarmerie, s’est rendu à la stèle située à proximité du collège Jules Ferry. En présence des maires Stéphane Barlaud (Gabarret), Serge Jourdan (Losse), Serge Expert (Créon d’Armagnac), Marcel Bontaz (Lubbon), Brigitte Appolinaire (Herré), Jean Barrère (Escalans), du capitaine Guichené représentant le colonel du groupement de la Gendarmerie départementale et de l’adjudant Lenglet chef de la communauté de brigade de Villeneuve de Marsan, Saint Justin et Gabarret, ainsi que de la population,  Jeanine Barbères, présidente de l’amicale du réseau Hilaire-Buckmaster après son mot d’accueil a retracé en détail l’histoire de la rafle.

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« La rafle du 21 avril 1944  a touché toutes les familles de Gabarret. En effet, toute la population masculine a été victime de ce que les policiers, dans leur rapport rédigé le jour-même, ont appelé une « vaste opération de police » effectuée par les autorités allemandes. Ces policiers notent je cite que « la population qui a eu particulièrement à souffrir de cette opération « est la « population masculine des communes de St-Justin, Gabarret , Estigarde, Lapeyrade, Losse, Lubbon , Vielle-Soubiran, St-Gor, Bourriot-Bergonce et Lugaut-Retjons . »

Après avoir été regroupés sur la place des villages, les hommes ont été  embarqués sur des camions qui ont fait la navette tout au long de la journée. Les personnes composant ces convois ont été dirigées vers Bazas pour la région de Saint Justin et Mont de Marsan pour la région de Gabarret .

Les jeunes des Chantiers de Jeunesse de Lubbon et de Gabarret ont aussi été embarqués et les forces allemandes ont occupé leurs camps. Les brigades de gendarmerie de Gabarret et de Saint-Justin ont été désarmées et gardées à vue durant la journée. Plusieurs exploitants forestiers arrêtés ont eu à répondre du personnel qu’ils employaient.

Six mois après, les maires ont dressé des listes des personnes arrêtées, et fait quelques commentaires. L’un d’eux précise à la fin de la liste : «  ces français furent arrêtés sans motif par les allemands dans une rafle et passèrent 10 jours en prison à Bordeaux. Tous sont rentrés sauf un (dont il cite le nom) déporté en Allemagne. Un autre précise qu’un boulanger de profession, provisoirement bucheron, pris dans la rafle le 22 avril n’avait pas donné de nouvelles fin octobre.

La vie des villages et des populations a été profondément troublée par ces évènements d’autant plus que certains gabardans ne sont pas revenus de déportation, ou s’ils sont rentrés, ils ont été marqués à jamais par les tortures tant physiques que mentales.

D’autres comme Joseph Michel Heymann, Maurice Chimène et son fils Pierre, croyaient avoir trouvé refuge dans cette ville de Gabarret d’apparence tranquille.

Juifs, originaires de Lettonie ou de Paris, ils avaient en commun avec les gabardans l’envie de vivre dans un pays libre. Lors de la première guerre mondiale Maurice Chimène avait été décoré de la Croix de guerre et de la médaille militaire. Pendant la seconde guerre mondiale il s’est réfugié avec son épouse et leur fils Pierre à Périgueux. En novembre 1943, des rafles ont été menées après l’explosion de deux bombes devant la gendarmerie de Périgueux. C’est lors d’une de ces rafles que Eva, l’épouse de Maurice Chimène, a été arrêtée et déportée à Auschwitz d’où elle n’est pas revenue.

Joseph Michel Heymann a appartenu à la Résistance à Saint Pardoux la Rivière en Dordogne de 1940 à mars 1944 date à laquelle il est venu habiter à Gabarret. Tous les trois  résidaient dans la même maison. Ils ont été parmi les 2 000 hommes raflés, mais eux ont été fusillés sur place, au matin du 22 avril.

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À leur mémoire et à celle de ceux qui ne sont pas revenus, la cérémonie s’est prolongée par un dépôt de  gerbe, puis la sonnerie aux morts et  une minute de silence. 

ARX

Sur les traces de son grand-père

Sans aucun lien avec la cérémonie de vendredi  soir,   l’amicale
Hilaire-Buckmaster a organisé  à la mairie d’Arx une rencontre de deux heures 
avec un jeune polonais de passage qui est venu « sur les traces de
son grand-père » qu’il n’a pas connu.

Ce Polonais  est le petit-fils du  pilote de l’avion qui a fait un atterrissage forcé à Arx en août 1943.

Avec beaucoup de plaisir et d’émotions, il a pu ainsi échanger avec deux membres de l’amicale qui ont, pour l’un,  vu l’avion tourner avant de s’écraser et pour l’autre, vu trois des occupants de l’avion accueillis  au domicile de ses parents  avant d’être transférés en Angleterre via les Pyrénées.

Le petit-fils  très ému par cette rencontre,  a pu ainsi se retrouver sur
le lieu de l’accident (qui miraculeusement n’a fait aucune victime) et voir  des
fragments de l’avion.

Les cigognes ont fait leur spectacle

Créé par le 14 avr 2017 | Dans : actualité, com com landes armagnac, infos, landes

CREON D’ARMAGNAC-GABARRET 

CIGOGNE

Jeudi 13 avril, de bon matin, 13 cigognes de passage ont fait une petite halte de repos et de restauration  à l’entrée du bourg. Passant au-dessus du radar et vu leur vitesse de vol qui est en moyenne de 50 km/h, pour ces deux raisons, elles étaient sûres de ne pas se faire flasher.

Quant aux automobilistes, surpris de les voir, ils ralentissaient et se sont même arrêtés pour les photographier.

Les cigognes avaient trouvé un bon coin avec alimentation sur place dans le champ et boisson à proximité,  grâce à la mare d’eau.

Peut-être avaient-elles entendu à  Oltingue (village alsacien jumelé avec Créon d’Armagnac), la bonne réputation des créonais, avec leur accueil chaleureux, et  comme par hasard, elles sont venues  à l’approche des fêtes pascales, savourer un bon petit moment festif et offrir aux passants un instant de charme naturel. Leur devoir de migration les a fait repartir aux alentours  de 10 heures.

Le maire Serge Expert a profité de l’occasion pour faire des photos, il est tout de même expert en la matière et généreusement m’a fait cadeau de la photo que vous voyez.

Henri  a loupé le coup  et la photo,  mais je me suis souvenu que l’année précédente une cigogne s’était posée à Gabarret. Précipitamment, je me suis rendu  place de la mairie.

 Je n’avais pas mis mes lunettes et apercevant en hauteur une forme blanche avec un peu de noir, travaillant studieusement à faire peut-être son nid  j’ai donc pris ma photo.   Ce n’était pas à première vue une cigogne par ce qu’elle m’a crié : «  Non pas de photo! Henri arrête, pas de photo! » Donc ce ne pouvait être qu’un perroquet de race   cacatoès.

Ce n’était pas non plus un cacatoès, et c’était la deuxième erreur de la matinée,  dû probablement à ma vue qui baisse, à mon cerveau lent surtout de bon matin.

À ses éclats de rire et à sa frimousse joviale, j’ai pu enfin reconnaître l’artisan peintre Cédric Renaud juché sur sa nacelle, très appliqué à peindre un avant- toit.

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Par la même occasion, j’ai découvert que le joyeux musicien de la banda était aussi un  bon peintre.    

Une vingtaine d’artistes a participé à la 3e édition Street’Art’Magnac

Créé par le 10 avr 2017 | Dans : art, com com armagnac, exposition, gers, infos, peinture

EAUZE

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La  3e  édition Street’Art’Magnac  s’est déroulée du mercredi 5 avril au dimanche 9 avril. Cette fois-ci l’association ECLA, organisatrice de l’évènement, avait convié une vingtaine   d’artistes qui ont pu exprimer tout leur talent sur les murs sélectionnés de la cité, ainsi  que ceux des  villages des alentours, notamment Dému, Lannepax, Maignan.

Le public amateur de ce mode d’expression et de cette culture, ainsi que les passants, ont eu ainsi tout le loisir d’assister à la réalisation   des fresques et  partager de bons moments de conversations avec les artistes. Ces derniers ont pris beaucoup de plaisir à s’exprimer par leurs œuvres, mais aussi en discutant avec les personnes de passage qui leur posaient des questions sur leur conception. Des relations simples et très chaleureuses qui ont permis à des mondes qui parfois s’ignorent, de se rencontrer.     IMG_8004

Le Gersois, Zdelp était à Eauze, et avec ses bombes de peintures, a redonné au   mur ex-Vivadour, qui est situé en face de la caserne  des pompiers, une nouvelle vie moderne qui en principe interpelle le passant.  Zdelp, éducateur sportif, a toujours aimé le dessin, et a découvert  ce mode d’expression, lors de ses études à Toulouse. Pour Zdelp c’est un loisir dans lequel il s’investit depuis une dizaine d’années.

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Zélie, Agenaise, vivant à Toulouse avait en charge la décoration des  vestiaires  situés à Panblanc. Artisan peintre muraliste, elle déploie tout son talent dans une variété d’œuvres allant des caricatures aux portraits, en passant aux graffs, trompe-l’œil, fresques murales, dessins…

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Al-Fonce Cartonne de Paris, était quant à lui au   lavoir d’Eauze, et reprenait avec une nouvelle inspiration  son œuvre qu’il avait réalisée l’an dernier. Ce professionnel de l’image, notamment photographies, vidéos, et art graphique, apprécie  ce mode d’expression sans contrainte : «  Je me sens totalement libre. »  

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  À la chapelle Saint-Jacques, le public a pu découvrir les œuvres des élèves du collège Jean Rostand. 

 Les autres artistes présents étaient:

Antistak (Toulouse) : Maison Delord à Lannepax , Arko (Rouen) : Château Millet à Maignan, BhâDitPlus (Sète) : Maison Ramajo à Dému , Black (Auch) : Maison Delord à Lannepax,CssJPG (Montpellier) : rue des Pénitents à Eauze, Gütan (Marseille/Italie) : vestiaires à Panblanc, Jordane Jone (Paris) : Domaine Pajot à Eauze , Les Frères Coulures (Bordeaux) : Château Millet à Maignan  Jean Rooble et Odeg, MG la Bomba ( Paris), Michaël Beerens (Paris), Monsieur Plume (Tours) : Maison Delord à Lannepax (à partir du mardi matin), Nourou Naro (Paris) : Maison de retraite, Smerg (Toulouse) : Maison de retraite, Sun C (Paris) : Maison Delord à Lannepax, Zoulette (Montpellier) : rue des Pénitents à Eauze.

 Dimanche 9 avril, c’était le jour du carnaval des enfants organisé par l’Association Festipitchoun.  Une animation s’est  déroulée l’après-midi sur le parking de la Belle Marie avec  initiation aux graffs, démonstration de breakdance, peinture d’un camion, et évidemment des jeux.

Les personnes qui ont loupé l’évènement peuvent toujours découvrir les œuvres réalisées par les artistes, en se rendant sur  les sites cités précédemment.  

Johana et Carla ont fêté leur retour

Créé par le 10 avr 2017 | Dans : actualité, com com armagnac, gers, solidarité

CAZAUBON BARBOTAN LES THERMES

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Vendredi en début de soirée, au Pôle culturel, les deux participantes au 20e 4L Trophy, Johana Louge  et Carla Pujalte, ont convié les parents, amis et  sponsors, à fêter le retour de cette belle épopée, forte en émotions, solidaire et généreuse, dépaysante, et qui relativise l’actualité en France.

 Comme 1449 autres équipages de ce 20° 4L Trophy, elles ont participé à la construction d’écoles, grâce aux dons des bienfaiteurs, et découvert d’autres horizons, personnes, sociétés, habitudes, besoins de la vie, bref, elles sont revenues  non seulement enchantées, mais prêtes à y repartir.

Philippe Louge, le père  de Johana qui avant leur départ  leur avait soigneusement appris à changer une roue et avait même prévu trois roues de secours (on ne sait jamais),  alors qu’elles n’ont même pas crevé une fois, a vécu au travers de l’expédition de sa fille et sa copilote Carla , le rêve qu’il n’avait pas osé faire dans sa jeunesse. Alors la jolie 4L rouge aux couleurs des donateurs, Philippe  n’a même plus envie de la vendre…. sauf qu’elle est déjà retenue pour la 21° édition.

Vendredi soir au cours de la réception,  Johana et Carla ont diffusé un film réalisé pendant le rallye, avec des couleurs et des regards magnifiques, puis remercié tous les contributeurs.

Au nom de la mairie, Marie-Christine  Beaumont a félicité les deux pilotes et ce d’autant qu’en plus d’être solidaire, cette aventure était respectueuse de la nature. Marie-Christine Beaumont a conclu :   »Shokran (merci) », d’avoir associé Cazaubon, nous sommes heureux et fiers de votre participation ».

La soirée s’est prolongée  autour d’un buffet bien garni, avec au service la maman, le papa et la sœur de Johana « pas peu fiers « , les échanges se sont multipliés pour partager durant un instant ce beau voyage.

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